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Mercredi 7 octobre 2009

Le PS mieux classé que l'UMP, le Nouveau Centre champion du cumul.


       Le 1er octobre, les militants PS ont voté pour le mandat unique pour les parlementaires. Une tâche qui sera difficile : 86 % des députés PS ont plus d'un mandat. Surtout, beaucoup d'entre eux sont en haut du tableau : 32 sur les 50 premiers. Outre les maires de grandes villes déjà cités, douze députés PS sont présidents de conseils généraux, dont François Hollande (39e), Claude Bartolone (20e) ou Arnaud Montebourg (28e), ex-chantre du non-cumul des mandats.

Si les députés UMP sont tout aussi adeptes du cumul (87 %), leurs fonctions - outre les grandes mairies - sont souvent moins cruciales à l'échelon local, à l'exception de quelques présidents de conseils généraux. Hervé Gaymard"Je pense qu'il est bon d'exercer un mandat local et national en même temps." (UMP, 30e), président du Conseil général de Savoie, défend ainsi un certain cumul:

Ce qui s'explique aisément par les récentes victoires socialistes aux régionales, cantonales et municipales. Mais cela s'est accompagné d'un cumul de plus en plus important. Notre classement se contente, pour l'instant, des députés. Or les sénateurs socialistes, réticents à limiter le cumul, sont eux aussi très concernés.

Les députés Nouveau Centre emportent sans conteste la palme du cumul dans ce classement. Sur les 24 élus du groupe, un seul (Jean-Luc Préel, Vendée) ne cumule pas. Et le groupe compte aussi deux présidents de conseils généraux : François Sauvadet, qui réagit sur Le Post (Côte d'Or, 4e) et Maurice Leroy (Loir-et-Cher, 40e).

Enfin... Il y a 77 députés qui ne cumulent pas.


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Mardi 6 octobre 2009
Régis Soubrouillard - Marianne | Mardi 06 Octobre 2009 à 07:01 | Lu 4518 fois

Ecole : Hirsch invente le Revenu Minimum d’Assiduité
On connaissait les bons points ou encore les inoffensives images à la maternelle, voilà désormais que l’on sort « la thune » pour inciter les ados à prendre le chemin de l’école.
Au début, pourtant, le projet n’avait rien d’une bombe, une idée parmi les 165 rendues publiques en juillet dernier par le Haut-Commissariat à la jeunesse, dans le cadre du Fonds d'expérimentations pour la jeunesse. Sobrement intitulé « Académie de Créteil, lutte contre l'absentéisme scolaire », le projet apparaît en tous points méritoire.

Sitôt révélée dans Le Parisien du 2 octobre, l’information a déclenché une vague de protestations aussi bien dans les bancs de l’opposition que de la majorité. Sans parler des syndicats d’enseignants –toutes tendances confondues- et des associations de parents d’élèves, très réservées. Sans désavouer le principe, Luc Chatel estime dans Le Monde« cette affaire a été un peu montée en épingle » et qu’il ne s’agit là que d’une expérimentation.
Le ministère de l’éducation nationale aurait sans doute préféré que le projet reste secret. Que dire désormais à ces valeureux élèves sans le sou qui se lèveront aux aurores pour pas un rond ?

« Il s’agit de responsabiliser les jeunes et de favoriser l’esprit de groupe » se défend le ministère. Directrice de cabinet de Martin Hirsch, Emmanuelle Wargon répondait à Libération : «On extériorise le fait que l’établissement n’a pas l’argent au départ, c’est juste un élément intermédiaire. L’argent est un outil, il permet à la classe de rêver un peu, de réaliser son projet. Mais il faut être très clair: concrètement personne ne touche d’argent, ni les élèves ni les adultes référents. C’est l’établissement qui le reçoit à la fin pour financer le projet ».

Du temps de cerveau disponible rémunéré pour l'école

Inutile de se cacher derrière la novlangue technocratique de la directrice de cabinet du haut-commissaire, la transmission des savoirs est en passe de devenir un acte commercial. L’institution rétribue les élèves qui daignent assister à ses cours. La classe la plus assidue remportera le jackpot. L’introduction de l’argent dans l’enceinte scolaire sonne également la fin de l’illusion d’une école sanctuarisée. Récompensés financièrement, les élèves scolarisés se trouvent en concurrence directe avec le marché du travail. Rappelons que la baisse spectaculaire  du travail des enfants à la fin du 19è siècle, en France, est largement due à l’instauration de l’école gratuite et obligatoire.  Par cette expérimentation, le gouvernement met à bas cette double tradition.

Voilà l’école payée et entérinée, de fait, comme facultative. Deux renoncements pour le prix d’un. L'école gratuite avait un coût pour les élèves: l'appropriation de la culture. Rémunérée, l'accession au savoir perd toute valeur véritable. Ainsi s'accomplit au travers de cette expérimentation, insidieusement, la révision à la baisse d'exigences essentielles à la démocratie: le glissement paradoxal et progressif du droit à être instruit à celui de ne l'être pas. 

L’objet n’est plus ici d’instruire des citoyens mais d’adapter l’école à une société vouée à la consommation.
Patrick Le Lay, alors PDG de TF1, disait vendre du « temps de cerveau disponible à Coca-Cola ». Luc Chatel, manager du ministère de l’éducation nationale, et ancien cadre de chez l’Oréal, se place lui aussi sur le terrain du temps de cerveau disponible que daignera lui accorder le « jeune » sollicité de toutes parts en société de consommation.
Sans nier la problématique de l’absentéisme scolaire – même si le pire des fléaux qui touche l’école est bien plus l’ignorance, contrairement à ce qu’on peut lire ici où là-, ce qui se profile, c’est une école du capitalisme total, située en univers concurrentiel, qui se pose dès lors la question de son attrait et de sa rentabilité.

Un enseignement de l'ignorance, attrayant et rentable

Pour ce qu’il en est de son attrait, toutes les réformes mises en place depuis le début des années 1980 justifiées par la nécessité impérieuse de transformer l’école en « lieu de vie », de « mettre l’enfant au centre du système », de lutter contre les inégalités scolaires ont produit leurs doses de dégâts. Dans l’enseignement de l’ignorance et ses conditions Modernes, Jean-Claude Michéa imaginait le futur de cet « espace libéralement ouvert à tous les représentants de la cité (militants associatifs, militaires en retraite, chefs d'entreprise, jongleurs ou cracheurs de feu, etc.) comme à toutes les marchandises technologiques ou culturelles que les grandes firmes, devenues désormais partenaires explicites de « l'acte éducatif», jugeront excellent de vendre aux différents participants ». Nous y voilà.

Côté rentabilité. Il n’est plus question de financer une éducation de masse, compte tenu de son coût et de toutes ses imperfections. Quelques élites bien entretenues feront l’affaire. Pour les autres, Michéa estime que : « la transmission coûteuse de savoirs réels - et, a fortiori, critiques -, tout comme l'apprentissage des comportements civiques élémentaires ou même, tout simplement, l'encouragement à la droiture et à l'honnêteté, n'offrent ici aucun intérêt pour le système, et peuvent même représenter, dans certaines circonstances politiques, une menace pour sa sécurité. C'est évidemment pour cette école du grand nombre que l'ignorance devra être enseignée de toutes les façons concevables ».

Des élèves négociant leurs jetons de présence dans des lycées-garderies

Quitte à les payer pour faire simplement acte de présence. Il n’est jamais trop tôt pour se préparer au pire : l’institution scolaire, transformée en immense garderie pour adolescents. D’aucuns verront d’ailleurs quelques paradoxes à ce que la droite ait mis en place dès le lycée un système d’assistanat à destination des populations adolescentes. Le RMI nécessitait la signature d’un contrat d’insertion, c’est désormais avec son lycée que la classe signe un contrat d’assiduité.  

Un Revenu Minimum d’Assiduité (RMA), véritable lien de subordination de l’institution à l’usager consentant, et par conséquent de soumission du maître (l’autorité) à l’élève …D’ici à ce que les élèves, mieux payés que leurs profs, viennent négocier des augmentations avec leur proviseur, en les menaçant d’aller chercher  des bonus ailleurs, de négocier leurs jetons de présence ou des parachutes dorés en cas d’expulsion…Voilà qui n’arrangera pas les « affaires » de l’éducation nationale.
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Samedi 3 octobre 2009

Le comité organisateur de la consultation populaire, composé de 62 partis de gauche, associations et syndicats opposés au changement de statut de La Poste, avait recensé 9.987 points de vote dans toute la France, alors qu'il tablait initialement sur 6.000.


 

    Le dépouillement de la "votation citoyenne" sur La Poste a commencé samedi, le comité national contre la privatisation, installé à la mairie du IIe arrondissement de Paris, s'avouant débordé par l'ampleur de la participation dans de nombreux départements.

En fin de journée, le comité organisateur de cette consultation, composé de 62 partis de gauche, associations et syndicats opposés au changement de statut de La Poste, avait recensé 9.987 points de vote dans toute la France, alors qu'il tablait initialement sur 6.000.


"Beaucoup de personnes chargées de centraliser les résultats ne peuvent le faire aussi vite qu'espéré, car elles tiennent un bureau de vote", explique Nicolas Galepides, par ailleurs délégué Sud-PTT.


Dans le Finistère, environ 16.000 personnes avaient voté à la mi-journée, dont "3.347 à Quimper, 3.019 pour le pays Bigouden" et "plus de 10.000 sur Brest", selon Patrice Campion, coordinateur départemental.


Le dépouillement a commencé dès 15H00 dans certaines petites communes, les résultats définitifs au plan national ne devant être annoncés que lundi midi.


La France n'a "jamais connu une telle votation citoyenne et nous n'avons pas les moyens du ministère de l'Intérieur", s'est excusé Michel Pesnel (FO).


Côté gouvernement, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a jugé "rassurant" l'attachement ainsi manifesté à La Poste, mais jugé "discutables" les conditions du scrutin, sans valeur juridique: "il n'y a aucun contrôle sur ces urnes, ça rappellera les grandes heures de l'Union soviétique".

Une large majorité de Français (59%) souhaite que le gouvernement organise un référendum sur le changement de statut de La Poste, selon un sondage Ifop à paraître dimanche dans Sud Ouest Dimanche.

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Mercredi 30 septembre 2009

Courte majorité UMP-PS contre la figure révolutionnaire de Robespierre

    Georges SARRE et Michel CHARZAT, avec le soutien des groupes MRC et apparentés, Communiste et élus du Parti de Gauche, et de quelques élus socialistes et verts , a proposé au Conseil de Paris de donner le nom de Robespierre à une rue de la capitale.

    Une courte majorité UMP-PS a rejeté cette initiative, après une intervention d'une rare mauvaise foi et d'une rare violence de M. BOURNAZEL pour l'U.M.P.. Le Maire de Paris avait demandé un avis défavorable de l'exécutif. Le Président du groupe socialiste avait toutefois laissé une liberté de vote à son groupe.


Intervention de Georges SARRE

"Chers collègues,

Clemenceau avait l’habitude de dire « la Révolution forme un bloc ». Oui, toutes ces femmes et ces hommes méritent d’être respectés et honorés.

J’ai observé qu’aucune rue de Paris ne porte le nom de Robespierre. Ce n’est pas un oubli. C’est un choix. Mais pourquoi ?

Qui est Robespierre ? La caricature du bourreau sanguinaire à laquelle seuls les piètres connaisseurs de la Révolution peuvent encore croire ?

Non ! Robespierre, c’est d’abord un révolutionnaire pétri des idéaux de la philosophie des Lumières.

Robespierre, c’est un député du Tiers Etat, qui se bat pour le suffrage universel, le droit de vote des juifs et des gens de couleur, l’abolition de l’esclavage !

Robespierre, c’est l’un des principaux rédacteurs de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen !

Alors que lui reproche-t-on ? D’avoir agi face à la contre-révolution, d’avoir encouragé l’insurrection populaire ?

D’avoir soutenu des mesures d’exception quand la République était menacée, en particulier par le soulèvement de Vendée ou de Lyon ?

Je n’ai pas le temps d’aller plus loin, chers collègues. Mais de grâce, ne m’opposez pas les poncifs qui circulent : il est établi désormais que Robespierre n’était pas le dictateur qu’on caricature pour mieux jeter l’opprobre sur les idéaux révolutionnaires et républicains qu’il portait.

J’en veux pour preuve qu’il refusa, à la veille de sa mort, de mobiliser les sections, lorsqu’il était détenu à l’Hôtel de Ville, car il refusait de « sortir de la légalité ».

Jean Jaurès, dans son Histoire Socialiste de la Révolution française, écrit , devant le tribunal de l'Histoire : "je suis avec Robespierre et je vais m'asseoir avec les Jacobins".

Je conclurai en vous exprimant par avance ma surprise, si d’aventure notre Conseil récusait Robespierre, alors que nous avons donné le nom de Jean-Paul II à une place de Paris !

Enfin, et puisque nous parlons des idéaux de la République, je vous rappelle la collecte en faveur des salariés de Continental, qui sera aussi un bon baromètre de la gauche parisienne.

Je vous remercie./"
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Mercredi 30 septembre 2009
     Du 13 juin au 28 juillet 1794, on installa la guillotine Place de la Nation (que l’on nommait alors « Place du trône renversé »). Pendant un mois, on exécuta  1306 personnes, dont essentiellement des nobles et des ecclésiastiques seront exécutés, c'est-à-dire une moyenne de 55 personnes par jour.

     La République se défendait rudement contre toutes les conspirations intérieures. Les historiens ont par ailleurs démontré que les forces contre-révolutionnaires étaient majoritaires dans le pays pendant toute la période.
 
      C’était alors la "Terreur", les guillemets sont nécessaires car c'est après la Révolution française que le mot Terreur sera utilisé par les vainqueurs pour désigner  cette période d'exception.

      La Convention avait élu un « Comité de salut public », et, provisoirement, avait aussi mis en place un « tribunal révolutionnaire ». Le pays restait dans un état de tension extrême, au bord de la guerre civile.

Ceux qui montrent Robespierre comme un « tyran » responsable de la brutalité de la période se trompe et ignore la réalité des détails de l’histoire de la Révolution.

Si Maximilien Robespierre était membre du « Comité de salut public » élu à la Convention, il ne faisait pas partie du « Tribunal Révolutionnaire ».

D’ailleurs, de plus en plus en désaccord avec beaucoup de décisions que prendront ces différentes instances, il ne participera plus aux réunions du « Comité de salut public » à partir du 11 juin 1794. Et c’est d’ailleurs ce Tribunal, qui condamnera Robespierre, et près de 93 de ses partisans, à la mort le 28 juillet 1794.

 

     Faut il rappeler qu’il refusa, à la veille de sa mort, de mobiliser les sections, lorsqu’il était détenu à l’Hôtel de Ville, car il refusait de « sortir de la légalité ». Faut il rappeler encore qu'il eut la machoire brisée dans son cachot pour l'empêcher de se défendre.

Et il faudra attendre le 31 mai 1795 pour que le « Tribunal révolutionnaire » soit supprimé.


       C’est dire combien il est inepte de faire porter la responsabilité au seul Robespierre la période de « la Terreur ». L’Histoire officielle de France, écrite par des forces qui veulent faire disparaitre les promesses d’égalité et de justice de la grande Révolution ont voulu caricaturer le rôle de cet homme et Paris ne s’honore pas de ne pas lui rendre hommage.


    Aucune rue, ni place, ni le moindre lieu, ne porte le nom de Robespierre. à Paris Sera-t-il possible, un jour, de corriger cet oubli, sans susciter des passions et de nouvelles calomnies contre lui ?

 

L'UMP et la majorité du parti socialiste ont répondu NON. De la part de la droite UMP, droite d'Ancien Régime, ce n'est guère étonnant. Mais que penser de la gauche socialiste, qui refuse celui que Jaurès aurait voulu cotoyer sur un banc de l'Assemblée, après avoir accepté une place Jean PaulII!

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Lundi 28 septembre 2009
Source: Marianne du 26 septembre 2009. Fabien Magnenou

       D'après Marianne, le MRC Ile de France aurait d'ores et déjà annoncé sa position vis à vis du PS pour les régionales à l'heure où les Verts font cavaliers seuls et où les communistes s'interrogent sur un nouveau front de gauche: ce sera l'alliance dès le premier tour avec Jean Paul Huchon.

      "Les socialistes doivent être la colonne vertébrale de la majorité de gauche" assure Guillaume Vuilletet, président du groupe MRC au conseil régional de l'Ile de France. A propos des Verts, il ajoute que "le succès des écologistes aux européennes tient plus d'une carence de la gauche que d'un succès des Verts.

      Néanmoins, Marianne s'interroge sur les places à faire à tout le monde sur la liste PS au deuxième tour...
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Lundi 28 septembre 2009

Pour Jean-Pierre Chevènement, la gauche ne devrait pas s'interdire de discuter avec Bayrou, ou saluer trop vite les victoires des Verts. Au lieu de courir après des alliances improbables, la gauche devrait travailler sur ses fondamentaux.



Jean-Pierre Chevènement (photo: dmonniaux - Flickr - cc)

Marianne : Vous avez rencontré en tête à tête François Bayrou, que la direction du PS persiste à tenir à distance...
Jean-Pierre Chevènement : François Bayrou a déclaré vouloir tendre la main à la gauche et il a demandé à me voir. Il n’y a pas de raison de refuser de débattre sur le fond avec le président d’une formation qui est alliée au PS dans nombre de régions et de municipalités ! Un refus de dialogue dans ces conditions démontrerait un sectarisme qui est la plaie de notre vie politique.

Vous ne lui demandez donc pas, comme Martine Aubry, de donner des preuves d’évolution à gauche ?
J.-P.C. : Son évolution, qui l’éloigne de la droite, obéit à une logique politique. François Bayrou mène un combat courageux. Il est ostracisé par la droite. Il demande à débattre du fond. Ayons confiance en la force de nos idées : allons-y !

Vous participeriez donc au « Parlement de l’alternance » proposé par Bayrou ?
J.-P.C. : Il y a deux ans, le MRC avait proposé des assises de la gauche pour la refondation républicaine d’un parti de toute la gauche. Il faut débattre du fond, et cela sans sectarisme : pourquoi donc ne pas réunir, à cet effet, un « Parlement de l’alternance », y compris avec François Bayrou ? L’important, c’est de sortir la gauche du bourbier dans lequel elle s’est enfoncée, faute d’avoir su tirer les leçons de ses échecs depuis 1993. Et, pour ce faire, il est plus efficace de travailler sur le fond que d’attendre une quelconque repentance de ceux qui ont cédé aux sirènes du néolibéralisme.

C’est-à-dire ?
J.-P.C. :
Il faut commencer par analyser la crise actuelle de la mondialisation financière. Comprendre à la fois la déflation salariale exercée par les pays à très bas coût salarial et saisir cette dimension politique si rarement évoquée. Le système de la globalisation financière fonctionne sur la base de la domination politique des Etats-Unis et d’une monnaie mondiale qui est le dollar. Le rapport de forces mondial a changé et va encore changer avec la montée de la Chine. Nous sommes pris en étau. La « moralisation du système » ne suffit pas. Le problème est politique : il faut remettre en cause un libre-échangisme destructeur et la suprématie du dollar dans le système monétaire international.

Le volontarisme de Nicolas Sarkozy, y compris sur le terrain industriel, ne vous satisfait pas ?
J.-P.C. :
Je ne fais pas de l’antisarkozysme systématique, mais je constate que malgré quelques initiatives utiles, concernant Alstom, par exemple, il n’y a pas de véritable politique industrielle pour lutter contre la délocalisation de nos industries. Il n’y a d’ailleurs plus de ministère de l’Industrie ! Idem avec la régulation financière. Le système bancaire n’a pas été assaini. Après les avoir renfloués, on reprend les mêmes et on recommence.

Vous auriez souhaité qu’on nationalise les banques ?
J.-P.C. : Et pourquoi pas, au cas par cas ? On aurait ainsi favorisé l’accès au crédit, notamment des PME, toujours en souffrance. Il ne faut pas en rester au verbe comme le fait Nicolas Sarkozy quand il reçoit les banquiers. Les nationalisations et la planification ne sont pas des « gros mots ». J’observe d’ailleurs que Paul Krugman recommande le retour à la planification, dans le domaine énergétique par exemple.

Sur les questions énergétiques, vous êtes toujours en désaccord avec les verts ?
J.-P.C. : J’ai un désaccord philosophique fondamental avec les verts. Ils pensent, comme Malthus, que le monde est trop petit pour l’homme. Or, les prophéties de Malthus au début du XIXe siècle se sont révélées fausses. Je crois en la raison de l’homme, en ses capacités d’invention et de créativité. Je n’ai pas d’hostilité de principe vis-à-vis des écologistes. Ils ont quelquefois de bonnes idées. Comme ministre de la Recherche et de l’Industrie, j’ai créé l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) en 1982, l’ancêtre de l’Ademe actuelle, car il y a à faire pour promouvoir les économies d’énergie. Je me situe dans l’héritage rationaliste des Lumières, je combats l’obscurantisme et la technophobie.

Vous leur reprochez de négliger la question sociale ?
J.-P.C. : La préoccupation de l’emploi et du développement économique leur échappe. Par ailleurs, on n’a pas le droit d’interdire le développement aux pays du Sud. C’est pourquoi il faut changer notre modèle de développement. La taxe carbone, sur le principe, je suis pour. Mais cet impôt écologique ne doit pas devenir une taxe antisociale. Il faut donc intégrer cette taxe dans une réforme fiscale plus vaste et plus juste.

Aujourd’hui, vous avez l’impression de subir la domination de l’idéologie écologiste ?
J.-P.C. : Elle est dans l’air du temps, c’est vrai. Mais, depuis vingt-cinq ans, j’ai plutôt eu l’impression de subir – et avec quelle force – la pression de l’idéologie libérale. La mode écolo actuelle, favorisée par M. Sarkozy, ne permettra pas de s’en défaire, bien au contraire. Les commentateurs ont surestimé le résultat des verts aux élections européennes où ils n’ont, somme toute, recueilli que 6,3 % des votes des électeurs inscrits... Le gouvernement par perversité et le PS par bêtise ont créé une vaste bulle médiatique autour de Daniel Cohn-Bendit, une bulle telle qu’aucun autre responsable politique n’en a jamais bénéficié ! C’est une vache sacrée. Je m’agenouille... Mais, malgré les efforts de M. Sarkozy pour souffler dans les bronches des écologistes, il est probable, selon moi, que cette bulle se dégonflera aux élections régionales.

A gauche, certains pensent que vos idées ont fait leur temps. Quel rôle pensez-vous encore pouvoir jouer dans la reconstruction de l’opposition ?
J.-P.C. : S’agissant de Mme Duflot, je dois être un peu moins jeune qu’elle, ça, c’est vrai. Mais de là à dire qu’elle incarnerait le neuf et moi le vieux... Je laisse ça aux « communicants ». Comme d’autres avant moi : Clemenceau, Mendès France, je considère la République comme « une idée toujours neuve ». Je définis mes positions à l’aune de l’intérêt public. Ils ne sont pas nombreux à le faire dans ce qu’on appelle – expression que j’abhorre – la « classe politique » ! Si porter haut l’exigence républicaine dans tous les domaines est ringard, je revendique la palme de la ringardise !

Propos recueillis par Renaud Dély et Nicolas Domenach

Jean-Pierre Chevènement est président du mouvement républicain et citoyen.
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Samedi 26 septembre 2009

     En 2008, la France a battu un triste record : plus de mille milliards d'euros de dépenses publiques. Voilà notre nation désormais en tête des pays les plus dépensiers du monde développé, selon l'OCDE. L'année 2009 a fait exploser les compteurs : il fallait amortir le choc de la crise. Eric Woerth, ministre des Comptes publics, a prévenu : le déficit budgétaire de l'Etat devrait s'élever à 130 milliards d'euros cette année, contre 56,2 milliards en 2008.


    Et comme tous les comptes sont dans le rouge, le déficit cumulé de l'Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale devrait approcher les 150 milliards d'euros, soit 7,5 % de la richesse nationale.


    Jean-François Copé, le «patron» des députés UMP, estime que «les Français sont bien conscients aujourd'hui de la situation catastrophique de nos finances publiques» et sont prêts à accepter des remises en cause des politiques publiques.

On notera le caractère antisocial et libéral de la plupart des réformes et l'absence de proporition de taxation des revenus financiers ou en général des plus aisés.


Les 50 pistes du FIGARO-UMP


1 - REVOIR LES HAUSSES DE SALAIRES DES FONCTIONNAIRES

2 - ALIGNER LE CALCUL DES RETRAITES DE LA FONCTION PUBLIQUE SUR LE PRIVÉ

3 - HALTE AUX FAUX ARRÊTS MALADIE

4 - ACHEVER LA FUSION DES CORPS CAR LES CORPS SONT NICHES A STATUT PRIVILEGIE

5 - VENDRE DES BIENS DE L ETAT: ADIEU CHÂTEAUX, LAMBRIS, DORURES...

6 - LES LIMOUSINES AU GARAGE ! Confions la gestion de la flotte de voitures d'état au privé

7 - ALLÉGER LES «FROMAGES» DE LA RÉPUBLIQUE(exemples: avantages colossaux des conservateurs des hypothèques et des trésoriers- payeurs généraux)

8 - SUPPRIMER LES DOUBLONS ministériels (secrétariat d'Etat à la Condition féminine,supprimé mais son administration subsiste. Le Service des droits des femmes et de l'égalité)

9 - FAIRE MAIGRIR LES MASTODONTES PARAPUBLICS: (Pôle emploi, les universités, les musées, les agences de l'eau, le CNRS, les agences régionales d'hospitalisation,,etc)

10 - PROFS : DÉCHARGE HORAIRE, CHARGE BUDGÉTAIRE (Depuis 1950, les profs de lycée sont payés une à trois heures en plus par semaine pour, en théorie, ranger du matériel de labo, des cartes, etc. En fait, ils utilisent souvent ce temps libre pour donner des « petits cours » chez Acadomia et autres)

11 - LYCÉES : TROP D'OPTIONS TUENT LES OPTIONS

12 - « GRANDS TRAVAUX» : SOLDER L'HÉRITAGE (exemple: fermer les 2/3 des sites de la BNF)

13 - SUPPRIMER DES AMBASSADES

14 - EN FINIR AVEC LES «COMITÉS THÉODULE»(ex: conseil de la création artistique chargé de démocratiser l'accès à la culture jusque dans les cités)

15 - REGROUPER LES HARAS NATIONAUX

16 - BANQUE DE FRANCE : FINIE LA DOLCE VITA: fermeture d'une partie des 96 succursales et privatisation des emplois.

17 - AUDIOVISUEL PUBLIC EXTÉRIEUR : L'HEURE DES CHOIX . Un holding pour fermer des antennes

18 - UNE ARMÉE DE MUSÉES À DÉMOBILISER. Exemple: fermer des 18 des 21 musées de l'armée

19 - MULTIPLIER LES FRANCHISES ET DÉREMBOURSER

20 - CHIRURGIE PLASTIQUE : STOP À LA FRAUDE !

21 - MOINS DE CURES AUX FRAIS DE LA SÉCU

22 - PLUS DE MÉDECINS ENGAGÉS et des contrats d'objectifs

23 - REFONDRE LE SYSTÈME DES AFFECTIONS LONGUE DURÉE (ALD)pour limiter la prise en charge de la plupart d'entre elles (diabête, cancer, maladie du coeur...)

24 - RÉFORMER L'AIDE MÉDICALE D'ÉTAT (AME) pour limiter son champs et son coût

25 - REVOIR LA CARTE DES HÔPITAUX: fermer une partie des hopitaux et les remplacer par des maisons de soins

26 - CRÉER DES CENTRALES D'ACHAT HOSPITALIÈRES

27 - METTRE SOUS CONDITIONS LES TRANSPORTS SANITAIRES

28 - Supprimer L'INSTITUT NATIONAL DU CANCER (INCA)

29 - PLAFONNER L'ENSEMBLE DES AIDES SOCIALES PERÇUES PAR UN FOYER

30 - ALIGNER LES SPORTIFS SUR LE RÉGIME COMMUN

31 - Supprimer des APL: MOINS DE CHAMBRES DE BONNE A ETUDIANT AUX FRAIS DU CONTRIBUABLE

32 - RSA + PrimePourEmploi : SUPPRIMER L'UN DES DEUX

33 - TOILETTER LES NICHES FISCALES (exemple: avantage fiscal en investissant dans la pêche artisanale)

34 - ÉTENDRE L'ASSIETTE DE LA CSG

35 - TAXER LES INDEMNITÉS POUR ACCIDENT DU TRAVAIL

36 - RECENTRER LES AIDES À L'EMPLOI(supprimer les zones franches , zones rurales, et zones DOM TOM)

37 - RÉDUIRE LE COÛT DES HEURES SUP

38 - MAÎTRES D'HÔTEL AU RÉGIMEcar avantages fiscaux

39 - TRAVAILLER PLUS LONGTEMPS (Au moins -67 ans)

40 - ÉQUILIBRER LE RÉGIME DE RETRAITE (s'attaquer aux régimes spéciaux)

41 - SUPPRIMER L'USAGE DE LA «RÉSERVE»(budget complémentaire du Parlement)

42 - BAISSER LES FRAIS DE PERSONNEL de l'assemblée nationale

43 - FUSIONNER LES CHAÎNES PARLEMENTAIRES LCP et public sénat

43 - FUSIONNER LES CHAÎNES PARLEMENTAIRES aux collectivités locales

44 - GELER LES DOTATIONS DE L'ÉTAT aux collectivités locales

45 - PLAFONNER LES AIDES SOCIALES À MAYOTTE

46 - SUPPRIMER UN ÉCHELON TERRITORIAL: LE DEPARTEMENT

47 - STOPPER LES PROJETS HASARDEUX (exemple de la Maison du Languedoc-Roussillon à New York)

48 - POMPIERS INACTIFS: TAILLER DANS LES EFFECTIFS

49 - BOUCHER LES TROUS DE L'ARCHÉOLOGIE PRÉVENTIVE: des fouilles limitées à 6 mois pour ne pas géner les projets immobiliers.

50 - APPLIQUER AU MINIMUM LE «UN fontionnaire SUR DEUX partant à la retraite.

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Economie Travail
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Samedi 26 septembre 2009
Le 23 septembre 2009 © Pascal Guittet pour "L'Usine Nouvelle"

STMO

      De nombreuses sources d’amélioration restent mal exploitées dans les ateliers de mécanique. Automatisation, meilleure gestion des outils ou des fluides, détection précoce des pannes permettent de gagner de précieux points de marge.

       Dans quelques jours, le 5 octobre, s’ouvrira à Milan, l’EMO, le rendez-vous phare de la machine-outil. L’ambiance dans les allées sera un bon indicateur de la réalité du rebond économique annoncé. Mais celui-ci reste modeste et ces derniers mois ont été terribles pour l’industrie européenne et la mécanique en particulier. Cette tourmente économique oblige souvent les entreprises à prendre des mesures destructrices d’emplois.

          « Il faut pourtant éviter à tout prix de se séparer d’une main-d’oeuvre pour laquelle l’effort de qualification, humain et financier, a été considérable », avertit Vincent Schramm, le directeur général du Syndicat des entreprises de technologies de production (Symop), qui représente 185 adhérents. « Sinon, comment retrouveront-elles ces forces vives quand l’économie repartira, ce que nous prévoyons pour début 2010? »

           Pour sauver les marges, des parades existent pourtant en matière d’amélioration de performance. Mieux automatiser, éviter les gaspillages dans la gestion des consommables, diminuer le nombre de rebuts, maîtriser les pannes… sont autant de sources de profits souvent sous-estimées. « Nos PMI sont moins robotisées que leurs voisines allemandes ou italiennes », regrette Vincent Schramm. En cause : leur capacité d’investissement réduite, la méconnaissance du vrai prix du robot et des a priori défavorables. Un handicap qui perdure. Ce que veut mettre en lumière le Symop, qui vient de lancer avec le ministère de l’Industrie une étude sur la robotisation des PMI pour établir un état des lieux et recenser les bonnes approches. « A la fin 2009, indique Vincent Schramm, nous définirons un plan d’actions pour aider ces entreprises à s’automatiser. »

Mirel Scherer
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Economie Travail
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Jeudi 24 septembre 2009











Alors que le débat enflamme les conseils municipaux, le MRC 44 se devait de proposer les argumentaires de chacun.

Dans l'ordre:
-  l'argumentaire  de la communauté urbaine (POUR)
-  le contreargumentaire des associations (CONTRE)
-  le dossier de presse de l'ACIPA principale association contre (CONTRE)
-  le rapport d'étude du conseil de développement (POUR).

Argumentaire-transfert-a-roport---NDDL_.pdf Argumentaire-transfert-a-roport---NDDL_.pdf

2009_09_ReponseArgumNantesMetropole.pdf 2009_09_ReponseArgumNantesMetropole.pdf

DossierPresse_ACIPA.pdf DossierPresse_ACIPA.pdf

aeroports-territoireetdev-etudesdecas-auran2005.pdf aeroports-territoireetdev-etudesdecas-auran2005.pdf






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