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Vendredi 26 juin 2009

 

Communiqué de presse MRC44:


Le Mouvement Républicain et Citoyen soutient la proposition du député PCF André Gerin auteur de la proposition de résolution le 17 juin afin de créer une commission d'enquête parlementaire sur le port de la burqa ou du niqab, un voile qui les recouvre entièrement, par certaines femmes musulmanes.

En effet, le port de ce type de tenue ne peut être considéré comme l'expression d'un droit de la femme mais comme une atteinte aux droits des femmes en général. Outre son caractère indécent, si cette tenue était considérée comme légale, qui protégerait ces femmes de culture musulmane qui, en France, refuseraient de la porter. Est il nécessaire de faire la liste des dictatures qui imposent le port de la burqa ou le niqab pour en déduire qu'il ne s'agit pas d'un parement innocent mais bien d'un outil d'asservissement.


Par ailleurs, l'apparition simultanée un peu partout en France de Nantes à Marseille , de Lille à Toulouse, de cette soudaine mode vestimentaire prête aussi à interrogation.

Ne s'agirait il pas , cinq ans après l'épisode du foulard, d'une nouvelle campagne des milieux intégristes musulmans contre le modèle laïc français?

En effet, un livre religieux, ici le Coran, ne peut pas être dans une République laïque une source du droit. Il ne peut être invoqué pour justifier une coutume ou une tradition. Ignorer cet état de fait dénote de la mécompréhension ou du refus de compréhension de ce qui fonde la France depuis maintenant plus de 200 ans.


Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Communiqués de presse
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Dimanche 14 juin 2009
          Au départ, deux chaînes de magasins de vêtements pour enfants et un magazine "pédagogique"  fourni gratuitement sur un présentoir à l'attention des parents (es magasins: "Du pareil au même et "la grande récré", le magazine gratuit: "Côtémômes"."

         Dès les premières pages, un édito carrément haineux à l'encontre des enseignants, bourré de poncifs et même pas drôle.A vous de juger/

"Sur 10 enseignants, quand vous avez retranché ceux qui font ce métier pour être chez eux à 17 heures, ceux qui ont fini par ne plus sentir les élèves, ceux qui ne les ont jamais aimés, ceux qui travaillent avec les mêmes fiches de préparation depuis quinze ans, ceux qui se sont arrêtés là parce qu'ils n'ont pas pu, ou pas su, épancher sur le terrain de la recherche leur passion des maths, de la physique ou de l'histoire, ceux qui passent le tiers de leur temps à faire de leur classe un labo de citoyenneté pour futurs syndicalistes, combien en reste-t-il pour faire de leur classe un creuset d'enthousiasme et d'appétit de connaître ?", s'interroge  Laurent Rochut, l'éditorialiste, par ailleurs directeur de la publication de ce "premier mensuel parental gratuit", qui se veut "un magazine vivant, exigeant, en prise avec son temps".

        Il précise qu'il a été lui-même professeur des écoles pendant dix ans (ce qui dans son esprit doit signifier que ses propos sont avisés) et on comprend pourquoi il a laissé tomber. Il les déteste tous: il les trouve paresseux, incompétents, pour ne pas dire nuls, syndiqués, politisés (à gauche s'entend), etc.

 

"L'éducation nationale, dans ses grandes largeurs, n'a pas de troupes à la hauteur de la bataille à mener. Elle compte des godillots à foison", écrit-il encore.

 

       La haîne d'une profession comme argument de vente, dans notre pays , c'est apparemment normal et pas répréhensible.

 

Loic Bureau

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Services publics
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Lundi 8 juin 2009
Cliquez pour suivre le reportage de la télévision suisse.
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&channel=#bcid=673809;vid=10784729


         “La France détient depuis deux ans le record européen en nombre d’interventions policières ou judiciaires liées au secret des sources, avec six perquisitions, trois mises en examen et plus de dix convocations de journalistes. Nous avons tous à l’esprit les affaires De Filippis, Dasquié ou encore celle de la tentative de perquisition dans les locaux du Canard Enchaîné, a déclaré Reporters sans frontières.
"

Signez l'appel pour la presse libre
http://www.rsf.org/fr-petition29503-presse_Libre_Signez_l_Appel_de_la_Colline_de_Mediapart_et_Reporters_sans_frontieres.html
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Jeudi 4 juin 2009

Par loïc Bureau

On dira que je fais une fixation sur la ministre de l'économie mais je trouve que sa derniere dépêche AFP vaut encore son pesant de cacahouète.

[ 04/06/09  - 11H31 - AFP  ]

       La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a estimé jeudi que le respect par la France des règles du Pacte de stabilité européen en matière de réduction des déficits dès 2012 "dépendrait des chiffres" et du "rythme" de la sortie de crise.
"Tout va dépendre bien évidemment des chiffres réalisés par rapport aux prévisions, de la vitesse à laquelle on arrive à sortir de cette crise", a déclaré la ministre lors d'une conférence de presse au siège de l'OCDE à Paris.
        "On sait ce que qu'on peut faire en matière de dépenses. En revanche en matière de recettes, on est dans une incertitude", a-t-elle ajouté.
En février, la Commission européenne a enclenché une procédure pour déficit excessif contre la France, lui donnant jusqu'à 2012 pour ramener son déficit public (Etat, collectivités, Sécurité sociale) sous la barre des 3% du produit intérieur brut (PIB), conformément aux règles du Pacte de stabilité.
Le déficit français a déjà atteint 3,4% du PIB en 2008 et devrait encore se creuser cette année sous l'effet de la récession économique et des mesures de relance gouvernementales.

        Le gouvernement, en se fondant sur une baisse du PIB de 1,5% cette année, a jusqu'à présent assuré pouvoir réduire fortement le "trou" dans ses caisses dès 2011 (4% du PIB) pour revenir à 2,9% en 2012.
Mais Mme Lagarde table désormais sur un recul du PIB "autour de 3%" en 2009, qui devrait mécaniquement se traduire par un déficit public de l'ordre de 6%.

         Ce chiffre de 6% "ne me paraît pas faux mais pas juste non plus", a commenté Mme Lagarde, en rappelant qu'une nouvelle estimation serait rendue publique lundi.


NDR : "Pas faux mais pas juste non plus???
De surcroît pour un chiffre qui est une estimation qui découle elle même d'une estimation, c'est ce qui s'appelle se moquer du monde. Cela me rappelle une phrase de l'humoriste Coluche: "Ça fait beaucoup marrer les gens de voir qu'on peut se moquer de la politique, alors que dans l'ensemble, c'est surtout la politique qui se moque de nous."
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Economie Travail
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Jeudi 4 juin 2009

Alors que le rapport Descoings ne se risque pas à aborder le douloureux sujet du sacro-saint baccalauréat, Jean-Michel Brighelli se risque à un examen lucide sur ce diplôme : il devrait sanctionner la fin des études secondaires et non plus être le viatique de l'entrée en fac.

Le bac ne vaut plus rien ? Donnons-le !
Bientôt le bac. On sent déjà dans les lycées le léger fumet d’angoisse qui caractérise la période.
Les magazines interviewent les profs, pour savoir comment y faire face. C’est par excellence le marronnier de fin de printemps.

Et dans les salles des profs, une certaine forme de découragement se fait jour. On a reçu les convocations pour les corrections, on s’interroge sur les lieux exotiques où l’on va sévir  encore que « sévir », en ce qui concerne le bac, ne soit pas tout à fait le mot… Et on soupire en haussant les épaules.
Pourquoi ? Parce que les délais de correction se resserrent considérablement. Le ministre, et il n’a pas tort, veut « reconquérir le troisième trimestre ». On repousse donc la date de début des épreuves. Un internaute remarquait récemment, ici même : «  Les correcteurs auront autant de copies à digérer que d’habitude, mais en beaucoup moins de temps. Veut-on par là amener tous ces braves gens à avouer que les épreuves écrites sont trop lourdes et donc les réduire ? Sous prétexte de reconquête du troisième trimestre, on contribuerait ainsi, en les poussant à bout, à une future réforme du bac… »

C’est une question insidieuse, bien typique de la paranoïa professorale, mais qu’il n’est pas inutile de poser. Quand on voit des concours prestigieux (l’ENS, …) mis à mal parce qu’on a mal rédigé un sujet ici, ou égaré une copie là, et que l’on connaît la terrible tentation qui agite ces temps-ci ces écoles pour se transformer en instituts à l’américaine, qui recruteraient désormais sur dossiers, comme c’est déjà le cas pour les « auditeurs libres », et délivreraient leurs propres diplômes… Un concours intenable est un argument de plus pour les tenants d’une réforme de fond…

Qu’en est-il du Bac ? Cela coûte cher (60 millions d'euros), et désorganise le mois de juin. Ça déborde même sur juillet, ce qui doit mettre en fureur le lobby des loueurs de vacances, beaucoup plus efficace, de tout temps, que celui des profs. Pour un profit modéré : à 83% de réussite, ce n’est plus un examen, c’est une formalité. Encore que 17% d’échecs, dans un système aussi laxiste que le nôtre, c’est beaucoup. Autant de redoublants qui vont user leurs fonds de culottes et de strings sur les bancs du lycée un an de plus. C’est dispendieux, et est-ce bien nécessaire ?
On voit bien ce qui se profile sournoisement : une augmentation de la part « contrôle continu » du bac. À terme, la régionalisation d’un examen auquel les Français, sondage après sondage, souhaitent pourtant conserver un caractère national. Admettons même que ce soit jouable. Cela ne changerait pas grand chose, sinon dans le sens du pire, aux 50% d’échecs en première année d’université.

Il faudrait être cohérent, et reconnaître que le bac est un examen de fin d’études. La garantie qu’un certain cursus a été accompli. Et cesser d’en faire le premier titre universitaire, donnant automatiquement accès aux études supérieures. Enfin, quand je dis automatiquement… Déjà plus de 40% des formations supérieures recrutent sur dossiers, et avant le bac — en fonction des résultats de première et de terminale. BTS, IUT et classes préparatoires, parmi d’autres. Ça ne marche pas si mal que ça. Pourquoi ne pas généraliser ? Pourquoi ne pas laisser chaque université recruter ses étudiants comme elle l’entend ? Cela aurait entre autres l’intérêt de décharger les universitaires de la présidence des jurys de bac (avec tous ces examens en souffrance, cette année, ils auront bien autre chose à faire — et au passage, cela supprimerait la tentation, mise en avant par les jusqu’auboutistes du mouvement, de prendre le bac en otage des mouvements d’humeur du Supérieur). Et d’en finir avec cette hypocrisie sans nom qui confère à tous les bacs le même pouvoir d’accès au Supérieur, alors même qu’il y a dix bacs, qui ne se ressemblent que par leur nom de famille.

Ce qui me ramène au stress. « Bac » est un patronyme. Mais le bac 2009 ressemble peu au bac 1909 — pour ne rien dire du bac 1809. Il y avait bien un Brighelli à cette époque, quelque part en Toscane. Mais qu’ai-je à voir avec cet ancêtre ?

Ce sont les parents qui sont les plus grands générateurs d’angoisse, en ce mois de juin. Parce qu’au mot « bacbac

D’ailleurs, quelle est la valeur marchande du bac ? Il y a quarante ans, il permettait de passer le concours d’entrée des Ecoles Normales — on n’avait pas encore inventé ces monuments de la civilisation avancée que sont les IUFM. Ou d’être recruté comme facteur, ou employé de banque. Aujourd’hui, on n’achète rien avec le bac. L’inflation des diplômes l’a rejeté dans l’arrière-cour de l’ANPE. C’est la seule mesure réelle de ce qu’on appelle parfois trop vite la baisse de niveau.

Je ne sais pas si les lycéens d’aujourd’hui savent ou non plus ou moins de choses que leurs parents à leur âge. Des choses différentes, certainement. Des choses qui leur seront peut-être utiles — mais pas pour suivre en fac : le Supérieur a toujours les mêmes codes, et sélectionne sur les mêmes critères qu’autrefois — même s’il les a détendus quelque peu.

Alors, un examen de fin d’études, oui. Donné à peu près à tous ceux qui auront suivi en terminale. Que l’on épaulera au besoin, par stages intensifs, pour qu’ils suivent — à peu près. Un examen noté, chiffré, qui ne vaudra que ce que vaut le bac — pas grand chose. Mais la certitude en tout cas d’en avoir fini avec le Secondaire. Economisons le stress, économisons sur les épreuves. On reconquerra vraiment le mois de juin, parce que les élèves de terminale, comme les autres, iront en classe jusqu’au bout. Après tout, parmi les 17% de recalés, qui sait combien s’en seraient sortis, avec un mois de cours de plus ? Les profs sont faits pour être devant les élèves, leur transmettre le plus grand nombre possibles de savoirs, et non pour pédaler à Pétaouchnok pour y faire passer un examen dévalué. Cessons de nous voiler la face : on ne redonnera pas au bac son lustre d’antan. D’abandon en abandon, nous avons si bien perverti le système qu’il est plus que temps d’en changer. Et les universités recruteraient selon leurs propres critères — ça ne signifierait pas forcément que des populations entières resteraient à la porte des facs : on trouve toujours chaussure à son pied. En tout cas, ce serait cohérent avec l'autonomie des universités…

Mais voilà : quel ministère prendra le risque de se mettre à dos cette population qui persiste à vouloir faire du bac un sésame, afin d’avoir le droit de se planter en fac ?


P.S.: Bien sûr, j’aurais pu faire une note sur le rapport Descoings, qui vient de tomber. Mais il n’y a rien à en dire. C’est un vide intersidéral. Revaloriser le Technique. Ne plus traumatiser Monchéri en lui refusant l’entrée dans une voie générale déjà surchargée. Faire, tant que se peut, un lycée unique comme il y a un collège unique. Confier l’orientation à tout le monde, et surtout pas aux conseillers d’orientation (la seule suggestion qui me paraît globalement sensée). Penser la réforme dudit lycée en ne regardant qu’en aval — les études supérieures — sans se demander ce qui cloche en amont. Et suggérer de revoir l’orientation — si peu de gens intègrent les classes préparatoires et les grandes écoles… Faire un peu de social, ne pas oublier le coup de brosse aux syndicats majoritaires, en suggérant de réduire uniformément (ah, l’égalité, la sainte égalité !) d’une ou deux unités le nombre d’élèves par classe : sûr que tout le monde se sentira mieux avec deux loupiots de moins. Tant de temps et de consultations pour en arriver là : il aurait aussi bien pu pondre les 85 pages dudit rapport tout seul au bistro du coin. Ou chez Lipp, qui est à deux pas de Sciences-Po. Ça n’y changerait rien, ce serait toujours 85 pages de brèves de comptoir. », ils revoient celui qu’ils ont passé, il y a une bonne quarantaine d’années, en moyenne. Et l’idée (fausse) que Moncœur va connaître les mêmes affres les affole — rien ne se transmet plus aisément que le stress. Mais « » 1969 — ou 1970, le mien — n’ont aucun rapport avec le bac d’aujourd’hui — sinon le nom de famille.



Mercredi 03 Juin 2009
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Sociétal Education Culture
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Jeudi 4 juin 2009
Zone euro : la BCE prévoit une récession de 4,6 % en 2009
LEMONDE.FR avec AFP | 04.06.09 | 14h59  •  Mis à jour le 04.06.09 | 15h18

a Banque centrale européenne (BCE) a révisé en forte baisse sa prévision de récession en zone euro en 2009, à 4,6 %, a annoncé jeudi 4 juin son président, Jean-Claude Trichet. La BCE misait jusque-là sur un recul du produit intérieur brut de 2,7 % cette année.

Pour 2010, l'institution de Francfort a également revu à la baisse ses prévisions : elle attend désormais une recul du PIB de 0,3 %, contre une croissance nulle jusque-là. Concernant l'inflation en zone euro, la BCE a légèrement abaissé sa prévision d'inflation à 0,3 % cette année, contre 0,4 % jusqu'ici. Pour 2010, la BCE a maintenu jeudi sa prévision de 1 %.

TAUX DIRECTEUR INCHANGÉ À 1 %

La BCE a par ailleurs annoncé qu'elle laissait son principal taux d'intérêt directeur inchangé à 1 %, a annoncé un porte-parole de l'institution, une décision largement anticipée par les marchés. Depuis octobre, le principal taux, qui détermine les conditions du crédit en zone euro, est tombé de 4,25 % au niveau historique de 1 %. La dernière baisse remontait à mai et la BCE avait fait comprendre qu'elle comptait faire une pause en juin.

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Mondialisation Finances
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Mardi 26 mai 2009
  Par loic Bureau, délégué  régional du Mouvement Républicain et Citoyen 
       

     Les manifestations des producteurs de lait se  multiplient en
Normandie, Bretagne et Pays de La Loire. Et c'est à juste titre: nous sommes réellement à un moment historique de la construction européenne.      

        En effet, la PAC a été la seule réelle politique commune dans la CEE
puis l'UE. Les choix de garantir la quantité et la qualité de l'approvisionnement de l'Europe communautaire, d'aider financièrement la modernisation de l'agriculture relevaient d'une grande logique. Y était associée une volonté sociale souvent oubliée: garantir des revenus décents aux agriculteurs. Le souvenir des pénuries de la guerre et de l'après guerre, la volonté de construction d'un état interventionniste (état "providence") étaient pour beaucoup dans ces décisions.

       Or, le temps est passé et les élites d'aujourd'hui n'ont plus mêmes vues dans leur rétroviseur. Nourries de giscardisme dès le berceau, elles ont subtitué à la nécessité de garantir nos approvisionnements, celle d'assurer la stabilité de la monnaie, de garantir le système financier mondial et , volonté sociale digne de l'UE, d'assurer des revenus réguliers à nos banques.

       Dès lors, il n'y avait rien à attendre des commissaires européens si ce n'est l'abandon progressive de TOUTE la politique agricole commune. Manière pratique par ailleurs pour dégager des fonds destinés à encourager les "réformes de structures" ici et là , c'est à dire le désengagement de l'état. Dès lors, n'étant plus compensée pour parti par les subventions agricoles européennes, le montant net de la contribution française au budget de l'UE va exploser et ceci d'autant plus que le président Chirac s'était engagé à verser 12 milliards d'euros en plus dans le budget européen d'ici 2015.

       Le plus contradictoire dans cette affaire, c'est que l'UE continue régulièrement à intervenir dans la production agricole européenne, multipliant les nouvelles normes notamment dans le domaine de la sécurité des installations et dans celui de la pollution des milieux. Aussi, c'est une agriculture française (et ouest-européenne) constamment assaillie de couteuses demandes supplémentaires de mises aux normes qui va être mise en concurrence avec les agricultures extraeuropéennes particulièrement américaine mais aussi Est-européennes ( ces dernières bénéficiant actuellement de statuts dérogatifs à la plupart des règles de mise en conformité pour des raisons financières évidentes).

       Autrement dit, l'UE condamne l'agriculture européenne et l'agriculture française. Le sort qui les attend est celui de la pêche française, à la différence près que le poids de l'agriculture dans le PNB français, et des actifs agricoles dans la population active sont d'une toute autre ampleur.  

    En conséquence, pour les producteurs de lait, la lutte qu'ils mènent
, et contre le désengagement européen (abandon des quotas et des prix garantis), et contre la mainmise des intermédiaires sur le marché du lait (les transformateurs comme Bel ou  les grandes surfaces), est une lutte pour la survie de leur activité.

     Le Mouvement Républicain et
Citoyen de Loire Atlantique_ demande l'arrêt de l'abandon de la politique des prix garantis par l'Union Européenne avec la complicité du gouvernement français.
     Il souhaite que soit reconnue une exception
agricole aux règles du marché mondial, motivée par le droit des peuples européens de pouvoir contrôler la qualité et la traçabilité des produits agricoles qu'ils consomment.  
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Ecologie, Energie, Agriculture
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Samedi 23 mai 2009

Dès 2008, Nigel Farage, lprésident du Groupe Indépendance-Démocratie du Parlement Européen avait parlé de la crise financière et les essais des technocrates d’UE de se servir de cette opportunité pour „ transférer plus du pouvoir vers le centre et d’acquérir ainsi un plus grand contrôle sur tous les systèmes monétaires des États membres”.

Il avait rappelé aussi le fait qu’UE et sa Constitution, le Traité de Lisbonne, se réjouissent d’un soutien de plus en plus diminué de la part de l’opinion publique. „La seule modalité par laquelle l’État unique européen pourrait survivre est d’arriver à tout contrôler”, avait conclu Nigel Farage.

“L’union économique et monétaire ne va pas durer longtemps. Et je ne suis pas surpris, parce que l’Europe n’a jamais été une zone monétaire adéquate pour une chose pareille. Une seule monnaie ne sera jamais adéquate à des États si différents et n’a jamais bénéficié du soutien public. Il faut choisir entre les deux : ou un État européen unique qui contrôle tout, ou la désintégration de l’Union et le retour au contrôle national”.
 
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Union europeenne
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Samedi 23 mai 2009
Par Loïc Bureau, représentant de la Loire Atlantique au conseil national du MRC

       Qui a dit qu’au PS, on n’avait pas d’idées ?  Sur son site de campagne, Changerleurope.fr, des esprits éclairés ont installé une «Tract Machine», un générateur automatique de tracts ! Quelques cases à remplir et le tour est joué : on dispose, une poignée de secondes plus tard, d’un joli document avec les logos officiels du PS et du PSE. Reste plus qu’à l’imprimer et à le distribuer par millier ou, mieux, à le partager avec ses proches par mail ou via Facebook.
Pas bête. Le problème, c'est
qu’au PS, on n'a pas songé à limiter son accès aux seuls militants socialistes…

Personnellement, Le MAO (le Militantisme Assisté par Ordinateur), j'ai adoré.  Je me suis même un peu amusé avec (voir tract ci joint :o) !




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Vendredi 22 mai 2009
Le soutien au Traité Maastricht est, pour le PS, la mère de tous ses déboires. Le Front de Gauche est une réaction salvatrice, mais insuffisante, à la capitulation socialiste devant le neolibéralisme.

Chevènement, le PS, le Front de Gauche et l'Europe
Le Parti Socialiste a commis son « péché originel » en soutenant le traité de Maastricht, qui comportait la création

- d’une monnaie unique (là où une monnaie commune aurait suffi)

- et d’une Banque Centrale Européenne indépendante de tout pouvoir politique, sur le modèle de la Bundersbank allemande, et n’ayant pour seule mission que la lutte contre l’inflation et les déficits budgétaires, mais pas – contrairement à la Réserve fédérale américaine (FED) – de favoriser la croissance et l’emploi.

Dès lors, il a été inévitablement contraint de parcourir toutes les étapes d’un chemin de croix vers la mise en place d’une économie européenne placée sous le signe d’un libéralisme économique de plus en plus dogmatique –par rapport auquel les Etats-Unis, même ceux de Bush, apparaissent comme une nation à l’économie étatique:

- négociation et ratification des traités de Nice et d’Amsterdam, présentés ensuite, dans un remarquable exercice d’amnésie (peut-on parler d’ »Alzheimer politique » ?) lors de sa campagne pour le OUI au TCE, comme l’horreur libérale absolue face à laquelle ce TCE était un « moindre mal »,

- profil bas face à la ratification parlementaire du traité de Lisbonne, sans aller jusqu’à tenter de la faire capoter en s’y opposant au Congrès,

- et Lionel Jospin dirigeant le gouvernement qui a été celui qui a le plus privatisé, en France, depuis la Libération, mais se demandant toujours pourquoi, à la Présidentielle de 2002, deux millions d’électeurs l’ont abandonné depuis celle de 1995, d’où son élimination dès le premier tour.

C’est pourquoi, depuis lors, le Parti Socialiste est dans l’incapacité de présenter un programme crédible à toutes les élections nationales ou européennes, et doit se limiter

- à évoquer sur un mode incantatoire l’ « Europe sociale » qu’il a été le premier à démanteler, les « services publics à la française » bien différents des Services d’Intérêt Général tels qu’ils sont définis dans le traité de Lisbonne, etc.

- et à se replier sur la gestion et les élections locales, régionales ou municipales, les seules qu’il est désormais capable de remporter, se contentant de cette nouvelle France féodale ( on abandonne Paris au Roi, et chacun se satisfait de ses petits pouvoirs dans son petit fief : le duc de Bourgogne, la duchesse de Bretagne…).

Pire encore, après avoir fait l’éloge du social-libéralisme, il s’est trouvé pris à contre-pied par la crise économique, et a dû laisser à une droite pragmatique et peu soucieuse d’idéologie le retour de l’intervention de l’ Etat en économie : son ralliement à l’ « Etat modeste » est trop récent pour qu’il puisse se défroquer au lendemain de sa conversion ; et voilà pourquoi il est dans l ‘incapacité, aujourd’hui, de tirer électoralement profit d’un retournement de situation qui aurait donné raison à ses convictions s’il ne les avait pas publiquement reniées depuis 20 ans.

Le Front de Gauche, à défaut de mieux
En réaction, bien tardive, à cette dérive d’un Parti qui ne s’appelle plus « Parti Socialiste »que par dérision et par antiphrase (tout comme le parti de toutes les compromissions s’appelle encore Parti Radical) , Jean-Luc Mélenchon s’est enfin décidé à le quitter et à créer un « Front de Gauche » avec les résidus du Parti Communiste (autre dénomination héritée d’un passé oublié de tous) et quelques ex-chevènementistes en déshérence.

Si cette nouvelle formation n’a aucun avenir, c’est, comme l’analyse fort justement Jean-Pierre Chevènement, parce qu’elle « méconnaît le ressort que peut constituer l’exercice de la souveraineté nationale, c’est-à-dire de la démocratie, dans une Europe qui est faite d’une trentaine de nations ».

Pour ma part, je voterai pour lui aux européennes, mais à titre de témoignage personnel, sans aucun espoir ni aucune illusion politiques ; son rôle sera le même que celui de Die Linke en Allemagne: tous deux sont voués à rester éternellement au-dessous de la barre des 10 %, et à assurer les futures victoires électorales de l' UMP en France et de la CDU en Allemagne, tout comme le Front National a permis celles du PS depuis 1988.

Vers la mondialsiation malheureuse
Enfin, l’échec de la candidature de Chevènement en 2002 a prouvé que les esprits n’étaient pas encore assez mûrs ni la situation perçue comme assez grave pour une solution de type Pôle Républicain, réunissant souverainistes et démocrates de gauche et gaullistes dans une démarche voisine de celle de la Résistance, faisant passer l’essentiel au-delà des contingences politiciennes du moment et des pesanteurs idéologiques du passé.

Aujourd’hui, le seul optimisme possible passe par le pessimisme, et consiste à considérer, comme le dit Henri Guaino, que « l’ère de la mondialisation heureuse est terminée », et que ce qui lui succèdera sera l’ère de la « mondialisation malheureuse » ; une fois que nous aurons été dans le mur, après le grand désastre mondial, quelque chose de nouveau émergera : après tout, les « trente glorieuses » dont nous gardons la nostalgie (sans doute excessive, en les idéalisant un peu trop après coup : mais, à l’époque, nous avions confiance en l’avenir, et c’est cela qui a disparu) n’auraient jamais existé sans la catastrophe humaine du nazisme et de la deuxième guerre mondiale.

Bien sûr, l’ Histoire ne se répète jamais, et nous ignorons quelles formes prendra le nouveau règne de l’irrationnel qui accompagnera la nouvelle crise mondiale, et qu’annonce déjà la montée des fanatismes religieux et communautaristes de toutes sortes ; il ne reste qu’à espérer que le temps des Ténèbres à venir soit le plus bref possible, et fasse le moins de ravages possibles, en attendant que puisse revenir à nouveau l’esprit des Lumières et le temps de la Raison.

Dimanche 17 Mai 2009
Elie Arié - Médecin -
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Union europeenne
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