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Vendredi 5 Septembre au Dimanche 7 Octobre 2008:
Université d'été du MRC à Belfort

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Lundi 8 juin 2009
Cliquez pour suivre le reportage de la télévision suisse.
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&channel=#bcid=673809;vid=10784729


         “La France détient depuis deux ans le record européen en nombre d’interventions policières ou judiciaires liées au secret des sources, avec six perquisitions, trois mises en examen et plus de dix convocations de journalistes. Nous avons tous à l’esprit les affaires De Filippis, Dasquié ou encore celle de la tentative de perquisition dans les locaux du Canard Enchaîné, a déclaré Reporters sans frontières.
"

Signez l'appel pour la presse libre
http://www.rsf.org/fr-petition29503-presse_Libre_Signez_l_Appel_de_la_Colline_de_Mediapart_et_Reporters_sans_frontieres.html
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Republique Nation
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Jeudi 4 juin 2009

Par loïc Bureau

On dira que je fais une fixation sur la ministre de l'économie mais je trouve que sa derniere dépêche AFP vaut encore son pesant de cacahouète.

[ 04/06/09  - 11H31 - AFP  ]

       La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a estimé jeudi que le respect par la France des règles du Pacte de stabilité européen en matière de réduction des déficits dès 2012 "dépendrait des chiffres" et du "rythme" de la sortie de crise.
"Tout va dépendre bien évidemment des chiffres réalisés par rapport aux prévisions, de la vitesse à laquelle on arrive à sortir de cette crise", a déclaré la ministre lors d'une conférence de presse au siège de l'OCDE à Paris.
        "On sait ce que qu'on peut faire en matière de dépenses. En revanche en matière de recettes, on est dans une incertitude", a-t-elle ajouté.
En février, la Commission européenne a enclenché une procédure pour déficit excessif contre la France, lui donnant jusqu'à 2012 pour ramener son déficit public (Etat, collectivités, Sécurité sociale) sous la barre des 3% du produit intérieur brut (PIB), conformément aux règles du Pacte de stabilité.
Le déficit français a déjà atteint 3,4% du PIB en 2008 et devrait encore se creuser cette année sous l'effet de la récession économique et des mesures de relance gouvernementales.

        Le gouvernement, en se fondant sur une baisse du PIB de 1,5% cette année, a jusqu'à présent assuré pouvoir réduire fortement le "trou" dans ses caisses dès 2011 (4% du PIB) pour revenir à 2,9% en 2012.
Mais Mme Lagarde table désormais sur un recul du PIB "autour de 3%" en 2009, qui devrait mécaniquement se traduire par un déficit public de l'ordre de 6%.

         Ce chiffre de 6% "ne me paraît pas faux mais pas juste non plus", a commenté Mme Lagarde, en rappelant qu'une nouvelle estimation serait rendue publique lundi.


NDR : "Pas faux mais pas juste non plus???
De surcroît pour un chiffre qui est une estimation qui découle elle même d'une estimation, c'est ce qui s'appelle se moquer du monde. Cela me rappelle une phrase de l'humoriste Coluche: "Ça fait beaucoup marrer les gens de voir qu'on peut se moquer de la politique, alors que dans l'ensemble, c'est surtout la politique qui se moque de nous."
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Economie Travail
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Jeudi 4 juin 2009

Alors que le rapport Descoings ne se risque pas à aborder le douloureux sujet du sacro-saint baccalauréat, Jean-Michel Brighelli se risque à un examen lucide sur ce diplôme : il devrait sanctionner la fin des études secondaires et non plus être le viatique de l'entrée en fac.

Le bac ne vaut plus rien ? Donnons-le !
Bientôt le bac. On sent déjà dans les lycées le léger fumet d’angoisse qui caractérise la période.
Les magazines interviewent les profs, pour savoir comment y faire face. C’est par excellence le marronnier de fin de printemps.

Et dans les salles des profs, une certaine forme de découragement se fait jour. On a reçu les convocations pour les corrections, on s’interroge sur les lieux exotiques où l’on va sévir  encore que « sévir », en ce qui concerne le bac, ne soit pas tout à fait le mot… Et on soupire en haussant les épaules.
Pourquoi ? Parce que les délais de correction se resserrent considérablement. Le ministre, et il n’a pas tort, veut « reconquérir le troisième trimestre ». On repousse donc la date de début des épreuves. Un internaute remarquait récemment, ici même : «  Les correcteurs auront autant de copies à digérer que d’habitude, mais en beaucoup moins de temps. Veut-on par là amener tous ces braves gens à avouer que les épreuves écrites sont trop lourdes et donc les réduire ? Sous prétexte de reconquête du troisième trimestre, on contribuerait ainsi, en les poussant à bout, à une future réforme du bac… »

C’est une question insidieuse, bien typique de la paranoïa professorale, mais qu’il n’est pas inutile de poser. Quand on voit des concours prestigieux (l’ENS, …) mis à mal parce qu’on a mal rédigé un sujet ici, ou égaré une copie là, et que l’on connaît la terrible tentation qui agite ces temps-ci ces écoles pour se transformer en instituts à l’américaine, qui recruteraient désormais sur dossiers, comme c’est déjà le cas pour les « auditeurs libres », et délivreraient leurs propres diplômes… Un concours intenable est un argument de plus pour les tenants d’une réforme de fond…

Qu’en est-il du Bac ? Cela coûte cher (60 millions d'euros), et désorganise le mois de juin. Ça déborde même sur juillet, ce qui doit mettre en fureur le lobby des loueurs de vacances, beaucoup plus efficace, de tout temps, que celui des profs. Pour un profit modéré : à 83% de réussite, ce n’est plus un examen, c’est une formalité. Encore que 17% d’échecs, dans un système aussi laxiste que le nôtre, c’est beaucoup. Autant de redoublants qui vont user leurs fonds de culottes et de strings sur les bancs du lycée un an de plus. C’est dispendieux, et est-ce bien nécessaire ?
On voit bien ce qui se profile sournoisement : une augmentation de la part « contrôle continu » du bac. À terme, la régionalisation d’un examen auquel les Français, sondage après sondage, souhaitent pourtant conserver un caractère national. Admettons même que ce soit jouable. Cela ne changerait pas grand chose, sinon dans le sens du pire, aux 50% d’échecs en première année d’université.

Il faudrait être cohérent, et reconnaître que le bac est un examen de fin d’études. La garantie qu’un certain cursus a été accompli. Et cesser d’en faire le premier titre universitaire, donnant automatiquement accès aux études supérieures. Enfin, quand je dis automatiquement… Déjà plus de 40% des formations supérieures recrutent sur dossiers, et avant le bac — en fonction des résultats de première et de terminale. BTS, IUT et classes préparatoires, parmi d’autres. Ça ne marche pas si mal que ça. Pourquoi ne pas généraliser ? Pourquoi ne pas laisser chaque université recruter ses étudiants comme elle l’entend ? Cela aurait entre autres l’intérêt de décharger les universitaires de la présidence des jurys de bac (avec tous ces examens en souffrance, cette année, ils auront bien autre chose à faire — et au passage, cela supprimerait la tentation, mise en avant par les jusqu’auboutistes du mouvement, de prendre le bac en otage des mouvements d’humeur du Supérieur). Et d’en finir avec cette hypocrisie sans nom qui confère à tous les bacs le même pouvoir d’accès au Supérieur, alors même qu’il y a dix bacs, qui ne se ressemblent que par leur nom de famille.

Ce qui me ramène au stress. « Bac » est un patronyme. Mais le bac 2009 ressemble peu au bac 1909 — pour ne rien dire du bac 1809. Il y avait bien un Brighelli à cette époque, quelque part en Toscane. Mais qu’ai-je à voir avec cet ancêtre ?

Ce sont les parents qui sont les plus grands générateurs d’angoisse, en ce mois de juin. Parce qu’au mot « bacbac

D’ailleurs, quelle est la valeur marchande du bac ? Il y a quarante ans, il permettait de passer le concours d’entrée des Ecoles Normales — on n’avait pas encore inventé ces monuments de la civilisation avancée que sont les IUFM. Ou d’être recruté comme facteur, ou employé de banque. Aujourd’hui, on n’achète rien avec le bac. L’inflation des diplômes l’a rejeté dans l’arrière-cour de l’ANPE. C’est la seule mesure réelle de ce qu’on appelle parfois trop vite la baisse de niveau.

Je ne sais pas si les lycéens d’aujourd’hui savent ou non plus ou moins de choses que leurs parents à leur âge. Des choses différentes, certainement. Des choses qui leur seront peut-être utiles — mais pas pour suivre en fac : le Supérieur a toujours les mêmes codes, et sélectionne sur les mêmes critères qu’autrefois — même s’il les a détendus quelque peu.

Alors, un examen de fin d’études, oui. Donné à peu près à tous ceux qui auront suivi en terminale. Que l’on épaulera au besoin, par stages intensifs, pour qu’ils suivent — à peu près. Un examen noté, chiffré, qui ne vaudra que ce que vaut le bac — pas grand chose. Mais la certitude en tout cas d’en avoir fini avec le Secondaire. Economisons le stress, économisons sur les épreuves. On reconquerra vraiment le mois de juin, parce que les élèves de terminale, comme les autres, iront en classe jusqu’au bout. Après tout, parmi les 17% de recalés, qui sait combien s’en seraient sortis, avec un mois de cours de plus ? Les profs sont faits pour être devant les élèves, leur transmettre le plus grand nombre possibles de savoirs, et non pour pédaler à Pétaouchnok pour y faire passer un examen dévalué. Cessons de nous voiler la face : on ne redonnera pas au bac son lustre d’antan. D’abandon en abandon, nous avons si bien perverti le système qu’il est plus que temps d’en changer. Et les universités recruteraient selon leurs propres critères — ça ne signifierait pas forcément que des populations entières resteraient à la porte des facs : on trouve toujours chaussure à son pied. En tout cas, ce serait cohérent avec l'autonomie des universités…

Mais voilà : quel ministère prendra le risque de se mettre à dos cette population qui persiste à vouloir faire du bac un sésame, afin d’avoir le droit de se planter en fac ?


P.S.: Bien sûr, j’aurais pu faire une note sur le rapport Descoings, qui vient de tomber. Mais il n’y a rien à en dire. C’est un vide intersidéral. Revaloriser le Technique. Ne plus traumatiser Monchéri en lui refusant l’entrée dans une voie générale déjà surchargée. Faire, tant que se peut, un lycée unique comme il y a un collège unique. Confier l’orientation à tout le monde, et surtout pas aux conseillers d’orientation (la seule suggestion qui me paraît globalement sensée). Penser la réforme dudit lycée en ne regardant qu’en aval — les études supérieures — sans se demander ce qui cloche en amont. Et suggérer de revoir l’orientation — si peu de gens intègrent les classes préparatoires et les grandes écoles… Faire un peu de social, ne pas oublier le coup de brosse aux syndicats majoritaires, en suggérant de réduire uniformément (ah, l’égalité, la sainte égalité !) d’une ou deux unités le nombre d’élèves par classe : sûr que tout le monde se sentira mieux avec deux loupiots de moins. Tant de temps et de consultations pour en arriver là : il aurait aussi bien pu pondre les 85 pages dudit rapport tout seul au bistro du coin. Ou chez Lipp, qui est à deux pas de Sciences-Po. Ça n’y changerait rien, ce serait toujours 85 pages de brèves de comptoir. », ils revoient celui qu’ils ont passé, il y a une bonne quarantaine d’années, en moyenne. Et l’idée (fausse) que Moncœur va connaître les mêmes affres les affole — rien ne se transmet plus aisément que le stress. Mais « » 1969 — ou 1970, le mien — n’ont aucun rapport avec le bac d’aujourd’hui — sinon le nom de famille.



Mercredi 03 Juin 2009
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Sociétal Education Culture
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Jeudi 4 juin 2009
Zone euro : la BCE prévoit une récession de 4,6 % en 2009
LEMONDE.FR avec AFP | 04.06.09 | 14h59  •  Mis à jour le 04.06.09 | 15h18

a Banque centrale européenne (BCE) a révisé en forte baisse sa prévision de récession en zone euro en 2009, à 4,6 %, a annoncé jeudi 4 juin son président, Jean-Claude Trichet. La BCE misait jusque-là sur un recul du produit intérieur brut de 2,7 % cette année.

Pour 2010, l'institution de Francfort a également revu à la baisse ses prévisions : elle attend désormais une recul du PIB de 0,3 %, contre une croissance nulle jusque-là. Concernant l'inflation en zone euro, la BCE a légèrement abaissé sa prévision d'inflation à 0,3 % cette année, contre 0,4 % jusqu'ici. Pour 2010, la BCE a maintenu jeudi sa prévision de 1 %.

TAUX DIRECTEUR INCHANGÉ À 1 %

La BCE a par ailleurs annoncé qu'elle laissait son principal taux d'intérêt directeur inchangé à 1 %, a annoncé un porte-parole de l'institution, une décision largement anticipée par les marchés. Depuis octobre, le principal taux, qui détermine les conditions du crédit en zone euro, est tombé de 4,25 % au niveau historique de 1 %. La dernière baisse remontait à mai et la BCE avait fait comprendre qu'elle comptait faire une pause en juin.

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Mondialisation Finances
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Mardi 26 mai 2009
  Par loic Bureau, délégué  régional du Mouvement Républicain et Citoyen 
       

     Les manifestations des producteurs de lait se  multiplient en
Normandie, Bretagne et Pays de La Loire. Et c'est à juste titre: nous sommes réellement à un moment historique de la construction européenne.      

        En effet, la PAC a été la seule réelle politique commune dans la CEE
puis l'UE. Les choix de garantir la quantité et la qualité de l'approvisionnement de l'Europe communautaire, d'aider financièrement la modernisation de l'agriculture relevaient d'une grande logique. Y était associée une volonté sociale souvent oubliée: garantir des revenus décents aux agriculteurs. Le souvenir des pénuries de la guerre et de l'après guerre, la volonté de construction d'un état interventionniste (état "providence") étaient pour beaucoup dans ces décisions.

       Or, le temps est passé et les élites d'aujourd'hui n'ont plus mêmes vues dans leur rétroviseur. Nourries de giscardisme dès le berceau, elles ont subtitué à la nécessité de garantir nos approvisionnements, celle d'assurer la stabilité de la monnaie, de garantir le système financier mondial et , volonté sociale digne de l'UE, d'assurer des revenus réguliers à nos banques.

       Dès lors, il n'y avait rien à attendre des commissaires européens si ce n'est l'abandon progressive de TOUTE la politique agricole commune. Manière pratique par ailleurs pour dégager des fonds destinés à encourager les "réformes de structures" ici et là , c'est à dire le désengagement de l'état. Dès lors, n'étant plus compensée pour parti par les subventions agricoles européennes, le montant net de la contribution française au budget de l'UE va exploser et ceci d'autant plus que le président Chirac s'était engagé à verser 12 milliards d'euros en plus dans le budget européen d'ici 2015.

       Le plus contradictoire dans cette affaire, c'est que l'UE continue régulièrement à intervenir dans la production agricole européenne, multipliant les nouvelles normes notamment dans le domaine de la sécurité des installations et dans celui de la pollution des milieux. Aussi, c'est une agriculture française (et ouest-européenne) constamment assaillie de couteuses demandes supplémentaires de mises aux normes qui va être mise en concurrence avec les agricultures extraeuropéennes particulièrement américaine mais aussi Est-européennes ( ces dernières bénéficiant actuellement de statuts dérogatifs à la plupart des règles de mise en conformité pour des raisons financières évidentes).

       Autrement dit, l'UE condamne l'agriculture européenne et l'agriculture française. Le sort qui les attend est celui de la pêche française, à la différence près que le poids de l'agriculture dans le PNB français, et des actifs agricoles dans la population active sont d'une toute autre ampleur.  

    En conséquence, pour les producteurs de lait, la lutte qu'ils mènent
, et contre le désengagement européen (abandon des quotas et des prix garantis), et contre la mainmise des intermédiaires sur le marché du lait (les transformateurs comme Bel ou  les grandes surfaces), est une lutte pour la survie de leur activité.

     Le Mouvement Républicain et
Citoyen de Loire Atlantique_ demande l'arrêt de l'abandon de la politique des prix garantis par l'Union Européenne avec la complicité du gouvernement français.
     Il souhaite que soit reconnue une exception
agricole aux règles du marché mondial, motivée par le droit des peuples européens de pouvoir contrôler la qualité et la traçabilité des produits agricoles qu'ils consomment.  
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Ecologie, Energie, Agriculture
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Samedi 23 mai 2009

Dès 2008, Nigel Farage, lprésident du Groupe Indépendance-Démocratie du Parlement Européen avait parlé de la crise financière et les essais des technocrates d’UE de se servir de cette opportunité pour „ transférer plus du pouvoir vers le centre et d’acquérir ainsi un plus grand contrôle sur tous les systèmes monétaires des États membres”.

Il avait rappelé aussi le fait qu’UE et sa Constitution, le Traité de Lisbonne, se réjouissent d’un soutien de plus en plus diminué de la part de l’opinion publique. „La seule modalité par laquelle l’État unique européen pourrait survivre est d’arriver à tout contrôler”, avait conclu Nigel Farage.

“L’union économique et monétaire ne va pas durer longtemps. Et je ne suis pas surpris, parce que l’Europe n’a jamais été une zone monétaire adéquate pour une chose pareille. Une seule monnaie ne sera jamais adéquate à des États si différents et n’a jamais bénéficié du soutien public. Il faut choisir entre les deux : ou un État européen unique qui contrôle tout, ou la désintégration de l’Union et le retour au contrôle national”.
 
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Union europeenne
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Samedi 23 mai 2009
Par Loïc Bureau, représentant de la Loire Atlantique au conseil national du MRC

       Qui a dit qu’au PS, on n’avait pas d’idées ?  Sur son site de campagne, Changerleurope.fr, des esprits éclairés ont installé une «Tract Machine», un générateur automatique de tracts ! Quelques cases à remplir et le tour est joué : on dispose, une poignée de secondes plus tard, d’un joli document avec les logos officiels du PS et du PSE. Reste plus qu’à l’imprimer et à le distribuer par millier ou, mieux, à le partager avec ses proches par mail ou via Facebook.
Pas bête. Le problème, c'est
qu’au PS, on n'a pas songé à limiter son accès aux seuls militants socialistes…

Personnellement, Le MAO (le Militantisme Assisté par Ordinateur), j'ai adoré.  Je me suis même un peu amusé avec (voir tract ci joint :o) !




Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Union europeenne
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Vendredi 22 mai 2009
Le soutien au Traité Maastricht est, pour le PS, la mère de tous ses déboires. Le Front de Gauche est une réaction salvatrice, mais insuffisante, à la capitulation socialiste devant le neolibéralisme.

Chevènement, le PS, le Front de Gauche et l'Europe
Le Parti Socialiste a commis son « péché originel » en soutenant le traité de Maastricht, qui comportait la création

- d’une monnaie unique (là où une monnaie commune aurait suffi)

- et d’une Banque Centrale Européenne indépendante de tout pouvoir politique, sur le modèle de la Bundersbank allemande, et n’ayant pour seule mission que la lutte contre l’inflation et les déficits budgétaires, mais pas – contrairement à la Réserve fédérale américaine (FED) – de favoriser la croissance et l’emploi.

Dès lors, il a été inévitablement contraint de parcourir toutes les étapes d’un chemin de croix vers la mise en place d’une économie européenne placée sous le signe d’un libéralisme économique de plus en plus dogmatique –par rapport auquel les Etats-Unis, même ceux de Bush, apparaissent comme une nation à l’économie étatique:

- négociation et ratification des traités de Nice et d’Amsterdam, présentés ensuite, dans un remarquable exercice d’amnésie (peut-on parler d’ »Alzheimer politique » ?) lors de sa campagne pour le OUI au TCE, comme l’horreur libérale absolue face à laquelle ce TCE était un « moindre mal »,

- profil bas face à la ratification parlementaire du traité de Lisbonne, sans aller jusqu’à tenter de la faire capoter en s’y opposant au Congrès,

- et Lionel Jospin dirigeant le gouvernement qui a été celui qui a le plus privatisé, en France, depuis la Libération, mais se demandant toujours pourquoi, à la Présidentielle de 2002, deux millions d’électeurs l’ont abandonné depuis celle de 1995, d’où son élimination dès le premier tour.

C’est pourquoi, depuis lors, le Parti Socialiste est dans l’incapacité de présenter un programme crédible à toutes les élections nationales ou européennes, et doit se limiter

- à évoquer sur un mode incantatoire l’ « Europe sociale » qu’il a été le premier à démanteler, les « services publics à la française » bien différents des Services d’Intérêt Général tels qu’ils sont définis dans le traité de Lisbonne, etc.

- et à se replier sur la gestion et les élections locales, régionales ou municipales, les seules qu’il est désormais capable de remporter, se contentant de cette nouvelle France féodale ( on abandonne Paris au Roi, et chacun se satisfait de ses petits pouvoirs dans son petit fief : le duc de Bourgogne, la duchesse de Bretagne…).

Pire encore, après avoir fait l’éloge du social-libéralisme, il s’est trouvé pris à contre-pied par la crise économique, et a dû laisser à une droite pragmatique et peu soucieuse d’idéologie le retour de l’intervention de l’ Etat en économie : son ralliement à l’ « Etat modeste » est trop récent pour qu’il puisse se défroquer au lendemain de sa conversion ; et voilà pourquoi il est dans l ‘incapacité, aujourd’hui, de tirer électoralement profit d’un retournement de situation qui aurait donné raison à ses convictions s’il ne les avait pas publiquement reniées depuis 20 ans.

Le Front de Gauche, à défaut de mieux
En réaction, bien tardive, à cette dérive d’un Parti qui ne s’appelle plus « Parti Socialiste »que par dérision et par antiphrase (tout comme le parti de toutes les compromissions s’appelle encore Parti Radical) , Jean-Luc Mélenchon s’est enfin décidé à le quitter et à créer un « Front de Gauche » avec les résidus du Parti Communiste (autre dénomination héritée d’un passé oublié de tous) et quelques ex-chevènementistes en déshérence.

Si cette nouvelle formation n’a aucun avenir, c’est, comme l’analyse fort justement Jean-Pierre Chevènement, parce qu’elle « méconnaît le ressort que peut constituer l’exercice de la souveraineté nationale, c’est-à-dire de la démocratie, dans une Europe qui est faite d’une trentaine de nations ».

Pour ma part, je voterai pour lui aux européennes, mais à titre de témoignage personnel, sans aucun espoir ni aucune illusion politiques ; son rôle sera le même que celui de Die Linke en Allemagne: tous deux sont voués à rester éternellement au-dessous de la barre des 10 %, et à assurer les futures victoires électorales de l' UMP en France et de la CDU en Allemagne, tout comme le Front National a permis celles du PS depuis 1988.

Vers la mondialsiation malheureuse
Enfin, l’échec de la candidature de Chevènement en 2002 a prouvé que les esprits n’étaient pas encore assez mûrs ni la situation perçue comme assez grave pour une solution de type Pôle Républicain, réunissant souverainistes et démocrates de gauche et gaullistes dans une démarche voisine de celle de la Résistance, faisant passer l’essentiel au-delà des contingences politiciennes du moment et des pesanteurs idéologiques du passé.

Aujourd’hui, le seul optimisme possible passe par le pessimisme, et consiste à considérer, comme le dit Henri Guaino, que « l’ère de la mondialisation heureuse est terminée », et que ce qui lui succèdera sera l’ère de la « mondialisation malheureuse » ; une fois que nous aurons été dans le mur, après le grand désastre mondial, quelque chose de nouveau émergera : après tout, les « trente glorieuses » dont nous gardons la nostalgie (sans doute excessive, en les idéalisant un peu trop après coup : mais, à l’époque, nous avions confiance en l’avenir, et c’est cela qui a disparu) n’auraient jamais existé sans la catastrophe humaine du nazisme et de la deuxième guerre mondiale.

Bien sûr, l’ Histoire ne se répète jamais, et nous ignorons quelles formes prendra le nouveau règne de l’irrationnel qui accompagnera la nouvelle crise mondiale, et qu’annonce déjà la montée des fanatismes religieux et communautaristes de toutes sortes ; il ne reste qu’à espérer que le temps des Ténèbres à venir soit le plus bref possible, et fasse le moins de ravages possibles, en attendant que puisse revenir à nouveau l’esprit des Lumières et le temps de la Raison.

Dimanche 17 Mai 2009
Elie Arié - Médecin -
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Union europeenne
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Lundi 18 mai 2009

(photo : James Byrum - Flickr - cc)

«L'Hebdo des socialistes» accusé de censure

Jacques Sapir a accordé une interview au journal interne du PS. Mais l’entretien est passé à la trappe : l’économiste aurait eu le malheur de s’écarter de la ligne d'un parti dont il n'est pas adhérent…



Il parait que les think tanks et, plus généralement, la consultation des intellectuels est à la mode au PS. Mais il reste quelques progrès à faire pour un véritable débat ! Qu'on en juge plutôt : l’économiste Jacques Sapir accuse de censure le journal du PS dans un long communiqué. Au cours d’un entretien accordé à L’Hebdo des socialistes,  il a eu le malheur de ne pas être en accord avec la ligne du parti à la rose.


De quoi remonter notre homme : « A la question qui me fut posée sur la possibilité de faire passer une directive européenne harmonisant les conditions sociales et rendant ainsi impossible le « dumping » social et salarial, j’ai eu le tort de répondre avec ma franchise habituelle (…) que je tenais une telle proposition pour une illusion, au mieux, et au pire une hypocrisie. (…) C’est alors que mon interlocutrice me coupe la parole pour me dire qu’il était impossible de passer dans son journal une telle réponse. Elle était certes prête à conserver la première partie de mon interview, mais en aucun cas elle ne publierait la seconde, car elle était contradictoire avec la position du PS. Quand je lui fis remarquer que, n’étant pas militant ni sympathisant de ce parti, je pouvais avoir les positions qu’il me plaisait d’avoir ce qu’elle n’était pas sans ignorer au début de l’interview, elle me répondit qu’elle n’était point là pour faire de l’information mais de la communication. (…) Je passe les détails de la – grosse – colère qui me saisit et qui ne m’a point quitté et je mis fin à l’entretien en disant que soit, elle passait la totalité de mes propos soit elle n’en passerait aucun. Ce qu’elle fit, en me disant que jamais ses “supérieurs” ne sauraient les accepter. »


Contactée, la rédaction de L’Hebdo des socialistes confirme bien que l’interview de Jacques Sapir ne passera pas. Mais pas pour les raisons invoquées par l’économiste : « C’est juste un changement de programme. Ça arrive souvent que des “trucs” sautent. On est en pleine campagne européenne et finalement on a décidé de mettre en valeur un autre sujet que le dumping social. » Et lequel ? « On ne sait pas. Ça n’a pas encore été validé… »


Cet article est tiré de Marianne2, édition du 8 Mai 2009

Auteur: Gérald Andrieu
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Nos amis de la Gauche
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Lundi 27 avril 2009
Nantes, le 27 avril 2009

Les signataires : Le Parti Socialiste de Loire-Atlantique (PS) - Le Parti
Communiste de Loire-Atlantique (PCF) - Les Verts de Loire-Atlantique –
L’Union Démocratique Bretonne (UDB) - Le Parti Radical de Gauche
de Loire-Atlantique (PRG) – Le Mouvement Républicain et Citoyen de
Loire-Atlantique (MRC) - Les Alternatifs de Loire-Atlantique – Le Parti
de Gauche (PG) de Loire-Atlantique - Gauche Unitaire de Loire-
Atlantique.

Ensemble, les partis de gauche de Loire-Atlantique soutiennent et
appellent à la participation de toutes et tous aux manifestations
organisées le 1er mai à l’occasion de la fête des travailleurs pour
que cette journée soit porteuse de résistance à la politique du
gouvernement, d’espoir pour les salariés et de changement de cap
politique pour les Français.

Nous l’affirmons : la France connaît une crise sociale grave dont les
principales victimes sont les salariés, les précaires et les chômeurs. Elle
créée une désespérance pour les Français qui subissent une dégradation
de leur qualité de vie avec un pouvoir d’achat qui baisse, une
augmentation du chômage et de la précarité accentués par les vagues
actuelles de licenciements et de suppressions d’emplois, dans le privé
comme dans le public.

L’importance des mobilisations sociales des 29 janvier et 19 mars dernier
a témoigné d’un rejet massif des choix politiques du gouvernement
Sarkozy-Fillon et confirmé l’exigence d’un « bouclier social » à l’opposé du
« bouclier fiscal » pour les plus riches, et de mesures en faveur de l’emploi
et des salaires à l’opposé des choix du gouvernement qui distribue sans
contrepartie sociale des milliards aux banques et aux grands groupes. De
plus, pour lutter contre le chômage et le désespoir des jeunes, le
Président ressort les mêmes recettes qui ont toujours échoué. Depuis 30
ans, on ne cesse d’accorder contrats aidés, primes et baisses des charges
aux entreprises qui embaucheraient des jeunes. Nicolas Sarkozy ne fait
aucune rupture avec cette politique qui échoue systématiquement et
laisse les jeunes dans la précarité et la dépendance.

En rejetant les revendications formulées à l’occasion de ces manifestations
par les organisations syndicales et sociales, Nicolas Sarkozy et son
gouvernement démontrent leur incapacité à comprendre l’angoisse des
Français et l’ampleur de la crise économique et sociale qui concerne tout
le pays.

C’est pourquoi, nous appelons à un front commun contre la politique de la
Droite et du MEDEF qui réponde aux difficultés, aux inquiétudes et aux
attentes des salariés.

Nous proposons qu’une politique nouvelle soit mise en place autour des
choix de justice et de solidarité qui répondent aux inquiétudes et
redonnent espoir aux salariés et aux Français : défense des emplois et
lutte contre la précarité du travail dans les secteurs privé et public ;
augmentation des salaires, des minimas sociaux et des pensions de
retraite ; défense et développement des services et de l’emploi
publics (éducation, santé, etc.) ; réorientation des richesses vers le
développement de productions et de services susceptibles d'engager notre
pays dans un mode de développement fondé sur la satisfaction des
besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques et territoriaux.
Nous réaffirmons notre attachement à un droit du travail protecteur des
salariés et à un syndicalisme fort et respecté, nécessaire à la
transformation sociale. Nous dénonçons les atteintes aux libertés qui
visent à museler la contestation sociale et à entraver le travail des
organisations syndicales.

Comme nous l’avons fait lors des précédentes mobilisations sociales, nous
appelons à la réussite d'un 1er mai 2009 historique. C’est pourquoi, nous
serons aux côtés des organisations syndicales et des salariés pour
amplifier cette mobilisation populaire afin d’obtenir les changements de
cap politiques nécessaires.
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Nos amis de la Gauche
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