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Jeudi 8 novembre 2007
adsavavenir-copie-1.jpgLes candidats soutenus par Bretagne réunie en Pays de Loire
 
1ère Nantes Patrick Pellen UDB
1ère Nantes Alexandre Brundo MPF
2ème Nantes centre Pascale Chiron VERTS
2ème Nantes centre Jacqueline Picca Dubreuil MPF
2ème Nantes centre Damaris Merlet UDB
3ème Nantes St Herblain St Etienne de montluc Catherine Choquet VERTS
3ème Nantes St Herblain St Etienne de montluc Eric Ménard UDFmodem
3ème Nantes St Herblain St Etienne de montluc Patricia Rio MPF
4ème Nantes/Bouaye/Rezé Yves Aumon UDFmodem
4ème Nantes/Bouaye/Rezé Catherine Beaulieu MPF
5ème Nantes Ancenis Sandra Bureau MPF
6ème Chateaubriant Pierre Even UDB
6ème Chateaubriant Bérénice Vanhaecke MPF
6ème Chateaubriant Paul Attard La France en action
6ème Chateaubriant Donatienne Ménager UDFmodem
7ème La Baule Guérande Damien PERROTIN UDB
7ème La Baule Guérande Gwenaël RIO CNPNT
7ème La Baule Guérande Mathieu Poudat MPF
7ème La Baule Guérande Patricia Gallerneau UDFmodem
7ème La Baule Guérande Gaële Berthaud LCR
8ème Saint Nazaire Yvonne Barvec UDB
8ème Saint Nazaire Jean-François Arthur UMP
8ème Saint Nazaire Anne-Claire Poudat MPF
8ème Saint Nazaire Kevin Izorce UDFmodem
9ème Pays de Retz Philippe Boënnec UMP
9ème Pays de Retz Hervé Beaulieu MPF
10 ème (Vignoble) Maïté Callet UDB
10 ème (Vignoble) Marie-Sylvie HARDY UDFmodem
10 ème (Vignoble) Maxence De Rugy MPF
10 ème (Vignoble) Philippe Cheneau CPNT
par Site des Chevènementistes publié dans : Mareschalisme
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Jeudi 8 novembre 2007
Des informations pas inintéressantes trouvées sur le site de Bretagne Réunie (l'ex ethno régionaliste CUAB):

Élection présidentielle et réunification de la Bretagne : Les réponses des canditats

L'association Bretagne réunie (ex - CUAB), qui milite pour la reconnaissance d'une région formée des cinq départements bretons, a demandé aux candidats à la présidence de la République de s'engager à cet égard. Quatre des candidats ont apporté une réponse favorable à la mise en euvre du processus législatif susceptible de déboucher sur cette réunification de la Loire-Atlantique et des quatre autres départements bretons : Il s'agit de : M. François BAYROU, Mme Dominique VOYNET, M. Olivier BESANCENOT, M. José BOVÉ.

Une réponse annoncée au nom de Mme Ségolène ROYAL n'a pas, à ce jour, été reçue par Bretagne réunie.

L'association invite les électeurs à prendre en compte ces informations dans leurs motivations de vote.

Le Président, Jean-Yves BOURRIAU

par Site des Chevènementistes publié dans : Mareschalisme
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Jeudi 25 octobre 2007

Traité modifié: 63% des Français interrogés pour un référendum !

Marianne 2.fr publie les résultats du sondage Louis Harris-Financial Times. A quand une étude identique dans la presse française ?



L'industrie du sondage se porte bien en France : tous les jours les télévisions, les radios et les magazines nous abreuvent d'études sur les sujets les plus divers. Récemment, un journal a publié une enquête établissant que 93% des Français étaient prêts à respecter l'écologie dans leur vie quotidienne. Une très grande majorité de Français a aussi pris position sur le divorce du couple Sarkozy. Non, non, non, il n'aurait aucune conséquence sur la vie politique.

Pourtant, aucun parti ni aucun organe de presse français n'a jugé utile de commander une étude d'opinion au sujet du Traité européen que l'Union européenne propose de faire adopter par les Parlements nationaux. C'est ce qu'a fait le Financial Times en commandant à l'Institut Louis Harris une étude dans les cinq nations pionnières de l'Europe (voir ci-dessous). Le résultat y est édifiant : 63% des Français sont favorables à l'organisation d'un référendum sur le sujet, et l'exigence est encore plus marquée en Allemagne et dans les autres pays européens. Certes, nous ne sommes pas, à Marianne, des fanatiques des sondages. Mais, quelles que soient les insuffisances de celui-ci - il ne prend en compte que les réponses des personnes connaissant l'existence du traité, ce qui paraît logique - il a au moins le mérite de montrer le décalage entre les peuples et leurs représentants.

À bien y réfléchir en ce qui concerne la France, ce résultat est parfaitement cohérent avec le vote enregistré lors de la dernière élection présidentielle : à l'exception notable de Nicolas Sarkozy, tous les candidats s'étaient prononcés pour un nouveau référendum en cas de nouveau traité européen. Mais une fois de plus, les élites préfèrent contourner le suffrage universel et tenter de faire adopter le Traité en catimini, et les dirigeants de médias préfèrent regarder ailleurs. Comme pour le référendum de 2005, un défi redoutable est ainsi lancé aux vrais démocrates : au-delà de leurs options pour ou contre le Traité, seront-ils capables d'imposer le débat interdit par les élites ?

Le sondage du Financial Times

Pensez vous qu'il devrait y avoir un référendum national pour adopter le nouveau traité européen?

France
Oui 63%
Non 27%
SO* 10%


Grande Bretagne
Oui 75%
Non 14%
SO* 13%

Italie
Oui 72%
Non 17%
SO* 11%

Espagne
Oui 65%
Non 25%
SO* 14%

Allemagne
Oui 76%
Non 19%
SO* 5%


* Sans opinion
Enquête internationale réalisée entre le 3 et le 15 octobre pour le Financial Times
Pour la France : Enquête Louis Harris réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1122 personnes.
Voir l'enquête en anglais sur le site de l'institut de sondage.
par Site des Chevènementistes publié dans : Europe International
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Jeudi 11 octobre 2007
PARIS (AFP) - Le PS a tenu cette semaine plusieurs réunions pour les municipales avec ses partenaires de gauche, MRC, PRG et PCF, avec l'objectif d'aboutir à des accords d'ici début novembre, a indiqué vendredi le secrétaire national chargé des élections, Bruno le Roux.

Devant la presse, il a souligné que le rassemblement de toute la gauche municipale serait "la pierre angulaire" de la stratégie du PS entre les deux tours, avec éventuellement ouverture à d'autres listes mais "sur la base de la compatibilité avec notre programme municipal" et pour "battre la droite".

Avec le MRC (Mouvement républicain et citoyen), qu'il a rencontré pour la première fois cette semaine, trois questions sont en discussion : Paris XIème, dont Georges Sarre est maire sortant, Les Ulis (Paul Loridant sortant) et Belfort, dont Jean-Pierre Chevenèment a longtemps été maire avant de céder la place en juin.

Avec le PCF, une réunion a eu lieu jeudi entre les huit responsables des fédérations PS et PCF d'Ile-de-France, pour "faire le point" en vue d'un accord "début novembre".

Il a réitéré que le PS était favorable "dans la grande majorité des cas" à une reconduction des accords, avec un "rééquilibrage" nécessaire "dans quelques endroits" comme La Courneuve, du fait de "modifications du rapport de forces" local.

"Si les socialistes ne sont pas en tête, ils iront immédiatement sur la liste de gauche en tête pour la faire gagner", a-t-il assuré.

Il a indiqué aussi qu'il y avait débat localement autour de quelques villes où le PCF pourrait éventuellement conduire la stratégie pour essayer de les récupérer à la droite. Il a cité Le Havre, Dieppe, Bourges ou Vierzon.

En ce qui concerne le PRG, Jean-Michel Baylet, président du parti, a rencontré mercredi le premier secrétaire du PS François Hollande. Selon M. Le Roux, les discussions ont porté surtout sur la région Midi-Pyrénées, notamment Toulouse, Montauban et Cahors, où le PS veut "partir en accord avec le PRG".

Enfin, avec les Verts, "les contacts se font département par département", a dit M. Le Roux.

Le secrétaire national a évoqué par ailleurs les problèmes qui se posent à Pau, où deux candidats socialistes sont en lice, et à Argenteuil, où les militants ont organisé un vote contre l'avis du parti.

Dans la deuxième ville d'Ile-de-France, l'accord doit passer par une répartition des responsabilités", a-t-il dit, indiquant qu'il allait mettre "tout le monde autour de la table" afin d'aboutir à une seule liste.

par Site des Chevènementistes publié dans : Fédération de Loire Atlantique
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Mardi 9 octobre 2007
Deux grands moments forts dans le magazine: les infos générales en début et fin.

Commençons par le début:

P4: Une exposition mise à l'honneur. Evidemment, celle de 54 artistes contemporains de Bretagne en faveur d'Amnesty international.
Les  artistes en questions savent ils qu'ils ont été encartés dans la catégorie "bretons"?

P4 toujours. Coupe de monde de Rugby. Les gallois jouent à Nantes. Il y avait quelques drapeaux bretons dans le stade (comme au concert des Rita Mitsouko ou pendant le match Afrique du Sud-Fidji) et beaucoup de drapeaux gallois. Devinez quelle photographie a été choisie pour illustrer l'article? Et bien un gros plan sur deux supportrices galloises tenant le drapeau au dragon rouge avec (et c'est le plus important), le drapeau breton du supporter voisin.

P4 Dans le même article, on apprend que Patrick avait réuni dans le stand de Loire Atlantique les représentants des 47 communes bretonnes et galloises. Comprenez bien: c'est une rencontre entre celtes et évidemment la Loire Atlantique sont les celtes bretons dans cette histoire...

La fin maintenant:

P22: Traditions orales: deux communes de Loire Atlantiques accueillent des tziganes. Mais pourquoi cette manifestation a t'elle droit  à l'intéret du magazine parmi toutes les autres manifestations? Et bien parce qu'on y joue du biniou (ou du biniou like).
Pour ceux qui n'ont pas compris , la culture locale en LA, c'est la culture bretonne CQFD. Et les influences angevines, véndéennes, poitevines, etc?  Et le gallo.  Non, ça , ce sont des cultures étrangères...

P22: Celtomania. Ca ne s'invente pas: festival de culture celtique à Nantes, St Herblain, Clisson...
Bien comprendre: bretons=celtes , différent de français.
Culture celtique à Nantes car Nantes est bretonne. Et à Clisson ! Clisson la bretonne,  son cidre ses crèpes, son toit en tuile, ses bagads, etc.

Le ridicule ne tue pas. Heureusement.
Au fait, on a beaucoup parlé de la Région Bretonne. Mais les Pays de la Loire? Et bien, le mot honni n'a pas même été écrit une seule fois. Fort non?

PS: Un petit supplément bien réac: p3, un article de promotion de la très conservatrice et américaine " Leche League".
En prime, un rassemblement de mamans et de bébés allaités: "la grande tétée". Une manifestation qui n'aurait pas déplu à un autre maréchal pour qui le rôle de la femme était d'être une mère. Et une bonne mère, évidemment, ça allaite.
Le pédiatre "Jack Newman" viendra apporter la bonne parole américaine ce même jour.
par Site des Chevènementistes publié dans : Mareschalisme
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Mardi 9 octobre 2007

    Innovation de ce mois d'octobre 2007, j'ai décidé de dédier une rubrique au président du conseil général de la Loire Atlantique Patrick Mareschal pour l'oeuvre de propagande pro-bretonne incessante qu'il mène dans le département.

Le terme de propagande est il trop fort : à vous de juger à la lecture des numéros du magazine du conseil général que je me propose de décortiquer mois après mois à partir d'aujourd'hui...

Une biographie d'abord s'impose (merci Wikipédia)


Patrick Mareschal est un homme politique français, membre du Parti Socialiste et président du Conseil général de la Loire-Atlantique depuis mars 2004, le premier de gauche.


A l'origine statisticien à l'INSEE, il est membre du Conseil national de l'information statistique.

Conseiller général du onzième canton de Nantes depuis 1985, il a été réélu en 1992, 1998 et 2004.

A la mairie de Nantes, il fut adjoint d'Alain Chénard de 1977 à 1983 et premier adjoint de Jean-Marc Ayrault de 1989 à 2001.

Favorable au retour de la Loire-Atlantique dans la région Bretagne, comme Jean-Yves Le Drian mais contrairement à Jean-Marc Ayrault et Jacques Auxiette, il a été le cofondateur et président du Comité pour l'unité administrative de la Bretagne, rebaptisé depuis Bretagne réunie. 

par Site des Chevènementistes publié dans : Mareschalisme
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Lundi 8 octobre 2007

Chevènement a «confiance» dans la capacité de la gauche à se reprendre

Dépêche AFP, lundi 8 octobre 2007, 19h24

Chevènement a «confiance» dans la capacité de la gauche à se reprendre

PARIS, 8 oct 2007 (AFP) -

PS et MRC "sont convenus de travailler ensemble

 Jean-Pierre Chevènement a déclaré lundi sur France Info avoir "confiance" dans la capacité de la gauche à "se reprendre" après sa défaite électorale du printemps.
M. Chevènement a rencontré lundi le premier secrétaire du PS François Hollande, avec chacun une délégation, pour parler "d'abord d'un nouveau départ" de la gauche, selon le président d'honneur du MRC.
Selon un communiqué du PS, les deux parties ont discuté de la refondation de la gauche et des élections municipales et cantonales.
PS et MRC "sont convenus de travailler ensemble, dans un esprit de large rassemblement, à la création d'une structure de liaison", qui "réunirait les partis de gauche qui coopèrent dans les collectivités et au Parlement".
Par ailleurs, toujours selon le PS, "les deux partis sont convenus de rechercher un accord politique et électoral pour les échéances à venir".

les gens qui ont des convictions solides, qui sont des républicains, ne se laissent pas impressionner"

"Il faut que la gauche se reprenne, mais j'ai confiance, nous sommes dans un moment de passage à vide, je pense que les gens qui ont des convictions solides, qui sont des républicains, ne se laissent pas impressionner"
par le début du quinquennat présidentiel et la politique d'ouverture, a affirmé M. Chevènement sur France-Info.

L'ouverture: un abaissement intellectuel et moral

Selon lui, l'ouverture concerne "des gens qui penchaient déjà dans ce sens, ils tombent là ou ils devaient tomber". "L'ouverture témoigne d'une certaine démoralisation et d'un abaissement intellectuel et moral caractéristique de notre époque, c'est le triomphe de l'argent-roi", a affirmé l'ex-maire de Belfort.
"On ne voit plus à l'horizon comment la gauche pourrait changer les choses" mais l'ouverture, "ce n'est qu'un moment, cela n'a pas de signification politique profonde", a ajouté M. Chevènement.
Dans le cadre de "l'élaboration d'une refondation", M. Chevènement s'est dit favorable à la tenue rapide d'assises de la gauche.
Les axes de cette refondation devraient être, selon lui, "comment changer la mondialisation, quel contenu pour l'Europe" et les principes de "la République".
par JP Chevènement AFP publié dans : La citation
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Lundi 8 octobre 2007

Extrait des mémoires d’Y. Bertrand , ex patron des RG

 
« Il y avait - et il y aura toujours – chez cet homme (Jean-Pierre Chevènement) une qualité que l’on retrouve, somme toute, assez peu en politique : le courage d’être soi même. C'est-à-dire, en dernière analyse, le courage tout court. Cet homme là a porté très haut « une certaine idée de la République » aux antipodes du laisser faire et de la facilité. Exigeant avec lui-même comme avec les autres, il fut pour moi un ministre exemplaire. »

 

par Y. Bertrand , ex patron des RG publié dans : Republique Nation
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Vendredi 28 septembre 2007
    Depuis quelques semaines, les Bretons se sont découverts nantis d’un avantage en nature et, pour certains, en espèces, dénommé Breizh Touch.

    La Breizh Touch, présentée par la presse sur le mode exalté, a d’abord laissé ceux qui l’évoquaient légèrement perplexes : fallait-il dire braisetouche, breill’z’touch’, braÿztoutch, brézteutch, breÿc’htaoutch, brèysstatch, brèzteuch ? Breizh, autrement dit Bretagne en breton surunifié, désormais devenu officiel.
    En effet, en 1941, sur ordre du dignitaire nazi en charge des affaires bretonnes, l’orthographe du breton, déjà unifiée à l’exception de celle du dialecte vannetais, a été surunifiée, le mot Breizh étant le symbole même de cette surunification, le «zh» signifiant que l’on prononce Breih en vannetais et Breiz ailleurs.
    Pour les bretonnants de naissance, le mot Breizh, accolé au mot touch, du verbe touchañ, conduire les bestiaux, était énigmatique, mais au diable les hésitations : une fois compris que le mot Bretagne, sous la forme Breizh, uni à un vocable anglo-américain, se change en label commercialisable, tout devient clair.
    Et, pour ceux qui peineraient encore à comprendre, en tout petits caractères, au bas d’une affiche montrant une tour Eiffel saucissonnée de manière à ressembler à un phare breton (le célèbre phare du label «produit en Bretagne»), se trouve la traduction : Breizh Touch = esprit Bretagne.
   
La Breizh Touch, brassant bagadou, cyber-fest-noz (au pluriel: cyberioù-festoù-noz), Breizh-en-Seine avec en prime océan-high-tech, expo-Breizh-numérique et Breizh-parade retransmise dimanche prochain par TF1 en direct des Champs-Elysées, va donc déferler : trois mille sonneurs sonnants défilant en bagadou comme les formations paramilitaires dont ils sont issus - «une panzerdivision, la musique en plus», pour reprendre les termes de Jean-Pierre Pichard, le président du Festival interceltique de Lorient (1).
    C’est lui qui a eu l’idée de cette manifestation paroxystique de la celte attitude unissant Bretons, Irlandais, Gallois et autres frères de race, tels que Galiciens et Acadiens du Nouveau-Brunswick (dont il est convenu de ne pas demander ce qu’ils ont de celte).

    La Breizh Touch est le complément de la celte attitude : le Breton qui ne l’a pas est un faux Breton, celui qui n’en veut pas est un mauvais Breton, et celui qui n’apprécie pas la Breizh Touch est un jacobin. Le jacobin est l’ennemi du Breton : il est français. Le Français n’a pas la Breizh Touch ; il a une identité faible, quoi qu’en dise Sarkozy, et n’a donc pas lieu d’en être fier. Le Breton, lui, a une identité forte ; il le prouve par la Breizh Touch qui la promeut ; voilà pourquoi il est fier d’être ­breton.
    Le Breton qui n’est pas fier d’être breton n’est pas un bon Breton, et le Breton qui dit que cette bretonnerie labellisée le dégoûte est antibreton.

    L’antibreton, fort susceptible d’être aussi jacobin, vous expliquera que cette opération de business identitaire appuyée par les médias soutenus par des industriels est une opération politique.
    L’antibreton évoquera en termes malséants le label «produit en Bretagne» dont le phare sur fond bleu et jaune orne désormais pâtés, andouilles, livres et CD. Il dénoncera l’indispensable «yoghourtisation de la culture». L’expression est de Reynald Secher, auteur d’une Histoire de la Bretagne en bande dessinée dénoncée en son temps dans les colonnes de Libération. «Il faut yoghourtiser la culture bretonne», aurait-il affirmé, d’après le Huchoer, journal indépendantiste breton.

    Bien que cela n’intéresse personne, l’antibreton ne manquera pas de rappeler que «produit en Bretagne» est une association émanant de l’Institut de Locarn.
L’association «produit en Bretagne» a été déclarée en préfecture le 9 février 1995 avec pour siège l’Institut de Locarn (cultures et stratégies internationales).
Le 14 mai 1993 avait été déclarée une première association Coudenhove-Kalergi-Aristide-Briand établissant les liens de l’Institut de Locarn avec l’Union paneuropéenne fondée par le comte de Coudenhove-Kalergi.
Les principes de la pan-Europe sont simples : christianisme, anticommunisme, reconnaissance du droit des groupes ethniques à l’autodétermination.
Rien d’étonnant donc si l’archiduc Otto de Habsbourg, son président d’honneur, connu pour ses liens avec l’Opus Dei, est venu en personne inaugurer l’Institut de Locarn.
Produit en Bretagne est une association complémentaire, au service d’un projet politique : faire de la Bretagne un dragon celtique dans une Europe des ethnies enfin délivrée de l’esprit des Lumières.

    L’antibreton s’acharnera à démontrer que l’Institut de Locarn, rassemblant un club de patrons bretons pleins d’ardeur à servir leur région, nourrit un projet réactionnaire visant à en finir avec l’héritage de la Révolution française : privatisation, libéralisation, démantèlement des lois sociales, recours à l’identitaire pour inscrire la Bretagne dans une Europe des régions unissant les nations celtes en voie d’obtenir leur indépendance. Oui, pourquoi le nier, le pays de Galles, l’Irlande et l’Ecosse doivent servir de référence au modèle breton.
Il faudra bien que le Français à l’identité faible accorde son autonomie au Breton, dont l’identité forte sera révélée sur les Champs-Elysées avec la force d’une panzerdivision par le biniou et, comme le dit Pichard, la musique en plus.

    Le vrai Breton est fier que Patrick Le Lay, un des fondateurs de l’Institut de Locarn, et Patrick Poivre d’Arvor s’associent aux patrons bretons pour célébrer son identité et la lui révéler : Le Lay, qui proclame haut et fort qu’il n’est pas français mais breton, nationaliste breton, a déjà fondé TV Breizh avec François Pinault, Rupert Murdoch et Silvio Berlusconi ; quoi de plus naturel qu’il soit associé à son ami Pinault pour célébrer la Breizh Touch ?
    L’antibreton, qui se proclame le plus souvent de gauche, ira jusqu’à s’étonner que ce soient des élus socialistes, le président du conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, et le maire de Paris, qui aient pris l’initiative de cette dérive identitaire brassant tous les vieux thèmes de Breiz Atao à l’ombre du drapeau breton. Rappelons que Breiz Atao est le nom d’un groupe autonomiste breton rendu célèbre par sa collaboration avec les nazis. L’un de ses fondateurs, Maurice, dit Morvan, Marchal, a dessiné en 1923 le drapeau breton à bandes noires et blanches, appelé gwenn-ha-du («blanc et noir»).

    L’antibreton dénoncera le communautarisme de la droite du PS, son allégeance au patronat ultralibéral. Il rappellera que Jean-Yves Le Drian, président socialiste du conseil régional, est allé en juin 2006 présenter son programme à l’Institut de Locarn, jurant de faire de la Bretagne une nouvelle Irlande avec l’appui des autonomistes qu’il a fait entrer au conseil régional. Et il relèvera, bien sûr, le coût de la Breizh Touch : 2,5 millions d’euros dont 1,5 million sorti tout droit de la poche des Bretons, qui se prononcent majoritairement, quand on les consulte, contre la décentralisation, sans même parler de l’autonomie, à laquelle ils vont avoir droit, bien qu’ils soient moins de 3 % à la demander.

    L’antibreton acharné ira jusqu’à parcourir le site Internet de la Breizh Touch et railler les propos tenus par les grands auteurs invités pour la célébrer.
Il vous citera en ricanant les déclarations d’Irène Frain sur la Breton pride, celles d’Alan Stivell expliquant qu’il a découvert son identité à l’âge de 9 ans, quand son père a inventé la harpe celtique (laquelle allait devenir, comme le drapeau et le bagad, mis au point peu avant, le symbole millénaire de l’identité bretonne) et celles d’Erik Orsenna assurant que, partout dans le monde, il trouve une bouteille de Coca-Cola et un Breton, et qu’il aime mieux le Breton.

    L’antibreton, qui ne comprend pas que l’important pour le Breton c’est de faire la fête, dénonce la cocacolisation du Breton après la yogourthisation de la culture, et voit dans la Breizh Touch une bécassinade à relents ethnistes. Une bécassinade ! Quand tant de personnes qui font la preuve de leur compétence dans le domaine qui est le leur participent à cette vaste opération… C’est le comble.
(1)  Ouest-France, 7 août 2007.
Auteure du Monde comme si, nationalisme et dérive identitaire en Bretagne, paru chez Babel/Actes Sud en 2005.
par Francoise Morvan publié dans : Republique Nation
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Mardi 25 septembre 2007

Deux hommes apparemment très différents  

Pour le physique, ce n'est pas cela. On ne compare jamais Sarkozy à Giscard. Pas le même milieu social ni les mêmes parcours scolaire ou politique. Giscard est un polytechnicien-énarque, un haut fonctionnaire à la française, impérieux et conceptuel ; Sarkozy est un avocat d'affaires qui « fait des deals ».

Deux présidents "people" à l'américaine

Et pourtant. Avec Louis Napoléon Bonaparte, ils sont les deux plus jeunes présidents de la République de l'Histoire. Cela crée des liens. Un style. Sarkozy court ou pédale quand Giscard skiait ou jouait au tennis. Giscard abandonne le smoking pour descendre à pied les Champs-Élysées. Sarkozy choisit un photographe people pour la photo officielle de président. Ç'aurait pu être l'inverse. Giscard reçoit les éboueurs à l'Élysée ; Sarkozy, un enfant noir traité de « bamboula » par son prof. Ç'aurait pu être l'inverse. Giscard a décentralisé en province des Conseils des ministres. Sarkozy aussi. Giscard a nommé les premières femmes d'un gouvernement de la Ve. Sarkozy a appliqué une parité presque parfaite. On appelait le premier VGE, le second, Sarko. L'ère des sigles et des abréviations. De la décontraction. À l'américaine.

Giscard se fit photographier avec ses quatre enfants. On se souvient du petit Louis sous le bureau du ministre de l'Intérieur, ou des images glamour de la famille recomposée de Sarkozy lors de la passation des pouvoirs. Le mythe Kennedy hante les deux hommes. Giscard se baigne dans une piscine avec Gerald Ford, et Sarkozy mange des hot dogs avec George Bush. Modernité, télévision, Amérique, triptyque magique.

Deux hyper-présidents qui ont séduit la gauche libérale européiste et atlantiste

Giscard voulut transformer la Ve République en un vrai régime présidentiel. À l'américaine. Il rendit inutile son premier ministre : Jacques Chirac. Le poussant finalement à claquer la porte. Giscard inventa « l'ouverture » : « la décrispation ».

    Déjà, il rêvait d'une « démocratie moderne », divisée entre républicains et démocrates, d'accord sur l'essentiel, qui pourraient travailler ensemble. À l'époque, il séduisit les centristes antigaullistes (Lecanuet, mais aussi JJSS, Françoise Giroud, jusqu'au radical de gauche, Robert Fabre). S'il avait gagné en 1981, il comptait tendre la main aux amis de Michel Rocard. Sarkozy achèvera son oeuvre, piochant dans les effectifs souvent brillants de la deuxième gauche : Jouyet, Kouchner, Besson, Bockel. La gauche américaine, disait Chevènement dans les années 1970.

    Une gauche libérale, girondine. Qui préfère le contrat à la loi. Raymond Soubie, déjà conseiller de Barre, est revenu à la manoeuvre sociale sous Sarkozy. Une gauche européiste et atlantiste aussi. Sarkozy a tout de suite ressuscité la Constitution Giscard recalée par le référendum. Pour les symboles de l'État européen, disparus du minitraité, Sarkozy s'en charge, comme le drapeau étoilé sur la photo officielle, ou le défilé des armées européennes sur les Champs-Élysées. L'atlantisme est surtout exprimé par ses ministres : Hervé Morin annonce le retour de la France dans l'OTAN ; Bernard Kouchner menace l'Iran d'une guerre.

Deux hommes  sans cohérence politiquequi tournent le dos aux Suds

Enfin, Sarkozy, comme Giscard, a compris qu'à l'ère de la mondialisation chaque peuple se sent menacé dans son « identité nationale ». Un mot qu'utilisait déjà Giscard quand les gaullistes préféraient souveraineté ou indépendance. Un Giscard qui a prophétisé à la fin des années 1980 l'« invasion » venue des pays pauvres.

À étudier les difficultés et les contradictions du septennat giscardien, on devine et pressent ce qui risque de pourrir le quinquennat de Sarkozy. Sur le plan intérieur, à la politique de relance de Chirac, succéda la « rigueur » de Barre. La présidentialisation du régime encouragea les critiques contre le monarque Giscard ; l'interventionnisme giscardien ne permit jamais au premier ministre de jouer vraiment son rôle de fusible ; l'impopularité de Barre ne protégea pas le président. 

Sur le plan extérieur, les gaullistes dénoncèrent « le parti de l'étranger ». On est encore loin de cette violence. Mais, lorsque, rédigeant un rapport sur la France dans la mondialisation, Hubert Védrine brocarde la « sainte alliance » occidentale, il exaspère l'aile droits-de-l'hommiste et occidentaliste du sarkozisme.

En Europe, Sarkozy doit affronter les contradictions - décuplées par l'élargissement à 27 - que commençait à rencontrer Giscard : quand on accélère la construction européenne, qu'on étend les domaines jetés dans la fournaise des compétences communautaires, on s'aperçoit que la France est souvent isolée en Europe.

 Politique économique, Banque centrale européenne, euro fort, protectionnisme, politique industrielle, les positions de la France exprimées haut et fort par Sarkozy horripilent la plupart de nos partenaires.

Deux hommes qui ne furent pas réélus

Pendant sa campagne électorale, ce «souverainisme éclairé» bonapartiste et gaulliste lui a attiré de nombreux suffrages populaires, arrachés de haute lutte au FN, un simple groupuscule dans les années 1970. Grâce à ce choix audacieux, Sarkozy a quasiment retrouvé le score de Giscard au premier tour de 1974 (32 %).

Mais Valéry Giscard d'Estaing ne fut pas réélu.

par Eric Zemmour publié dans : Republique Nation
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