Présentation

Actions MRC

Vendredi 5 Septembre au Dimanche 7 Octobre 2008:
Université d'été du MRC à Belfort

Recherche

Recommander

Lundi 19 janvier 2009

2) Pour une régulation mondiale

La crise actuelle n’est pas seulement la conséquence de l’énorme bulle financière provoquée aux Etats Unis par le capitalisme spéculatif dans les subprimes. Elle touche aujourd’hui toute l’économie et, de récession en récession, débouche sur une dépression mondiale aux conséquences catastrophiques. Cette crise résulte du fait que depuis des décennies, les Etats-Unis vivent au-dessus de leurs moyens en captant l’épargne mondiale pour financer leur économie à hauteur de 80%. C’est cette dépendance qui a poussé les Etats-Unis à une fuite en avant pour contrôler les ressources pétrolières et gazières mondiales. C’est cela aussi qui explique l’importance de leur budget militaire, entièrement financé par les emprunts étrangers et qui recouvre à lui seul plus de la moitié des budgets de la défense dans le monde. D’où aussi leurs dérives expéditionnaires en Irak et en Afghanistan, où ils sont aujourd’hui enlisés.

Cette période semble toucher à sa fin. Mais le destin du monde reste lié à l’Amérique.
Les Etats-Unis ne peuvent rétablir seuls leurs équilibres. L’aide du reste du monde est indispensable, si l’on veut éviter une récession planétaire et une déflation salariale mondiale. Cette aide doit se traduire par une relance coordonnée des principales économies mondiales, surtout celles des pays excédentaires dans leur épargne comme dans leur commerce (Chine, Allemagne, Japon, Pétromonarchies du Golfe). D’où la nécessité d’organiser un véritable « New Deal » mondial. Pour être durable, cette relance implique aussi des Institutions mondiales qui fonctionnent au service d’un développement économique, financier et social humain soucieux de l’environnement.

Sur les Institutions internationales, nous devons lutter pour :

  • Démocratiser le FMI, qui doit redevenir un organe de soutien aux pays en difficulté et de contrôle du système monétaire international, notamment en oeuvrant à une parité ordonnée des grandes monnaies ; il doit également revoir sa politique de gestion de la dette et proclamer un moratoire pour celles des pays les plus pauvres. L’utilisation à large échelle, dans le contexte actuel de crise mondiale, des Droits de tirage spéciaux (DTS) doit être encouragée. Nous devons rechercher la modification des quotes-parts au sein du FMI, pour faire place aux pays émergents et mettre fin à une situation où, profitant de leur minorité de blocage, les Etats-Unis orientent selon leurs seuls intérêts la politique de cette institution.

  • Refonder les activités de la Banque mondiale, la décentraliser, en faire, non un organisme caritatif inefficace comme elle l’est devenue, mais une véritable organisation d’aide au développement économique dont le but est de favoriser la participation citoyenne des peuples et la formation d’Etats démocratiques de droit.

  • Réformer l’OMC afin qu’elle ne soit plus le cénacle du seul libre-échangisme mondialisé et pour qu’elle devienne effectivement ce qu’elle aurait dû être dés sa création : un lieu de règlementation de l’activité commerciale pour une concurrence loyale, notamment en introduisant une clause sociale et environnementale dans les échanges. En Europe, il est désormais clair, étant donné le mouvement accéléré des délocalisations vers les pays à bas coûts, qu’il faut revenir à la préférence communautaire, donc proposer un retour, pour certains secteurs, et dans le cadre d’une conception équilibrée des échanges, au tarif extérieur commun. Il faut une Europe de la protection du modèle social européen.

Agir sur ces institutions internationales, c’est nous donner les moyens de créer un nouveau modèle de développement.

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Elections
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 19 janvier 2009

3) Pour une Europe sociale qui protège

Il nous faut d’abord une Europe qui protège. Cela signifie que nous devons lutter pour la réglementation du marché afin d’éviter que des formes de concurrence inégales détruisent les acquis sociaux. Pour mener à bien cette tâche, on pourrait proposer la création d’un « Organisme de réglementation de la concurrence » indépendant de la Commission. Il concernerait aussi bien la concurrence extra-zone européenne qu’intra-zone afin d’éviter le dumping social et fiscal.

On pourrait, pour harmoniser les politiques sociales, adopter le principe qu’aucune directive du marché intérieur ne remette en cause, par le bas, les droits existants dans un Etat membre.

Face à la crise financière et économique mondiale, nous voulons que l’Europe agisse en recherchant une stratégie de relance ambitieuse et coordonnée. Celle-ci implique la préservation de pouvoir d’achat, et la lutte contre l’augmentation du chômage. Pour y parvenir l’Europe doit mettre en oeuvre de Grands Projets dans le domaine des infrastructures européennes, de la recherche, de la synergie des Universités, des industries de défense et dans l’aérospatiale. Pour financer ces activités, on pourrait lancer un Emprunt Garanti par l’ensemble des Etats-membres. Cela donnerait au projet européen une identité autrement plus exaltante que celle que lui dessine le visage hostile du marché livré à lui-même.

Nous devons défendre l’Europe en favorisant la constitution, en dehors de tout monopole, de « groupes industriels européens » compétitifs à l’échelle mondiale, protéger les sous-traitants et encadrer les OPA. Cela signifie aussi que nous devons encadrer les marchés financiers en renforçant les pouvoirs de l’Autorité des marchés, notamment contre les raids boursiers.

Cette politique de relance doit se faire avec l’aide indispensable de l’Allemagne. Le monde du travail en Allemagne y gagnerait tout autant que le reste des Européens. C’est pourquoi nous devons faire comprendre clairement à nos camarades allemands que la stratégie qui privilégie les excédents extérieurs et les réserves de change au détriment d’une relance européenne, est en contradiction avec l’intérêt général européen.

Il faut en premier lieu définir une stratégie vis-à-vis de la Banque Centrale Européenne, aujourd’hui gardienne de l’orthodoxie ultralibérale, et qui pratique une politique de l’autruche très cher payée par les peuples. Alors que nous aurions besoin de taux très bas, la BCE refuse de donner aux peuples européens les moyens d’une véritable politique de relance. Il est urgent de s’interroger sur les missions de cette Banque. Il faut prioritairement :

  • Introduire dans les statuts de cette institution l’objectif de l’emploi et de la croissance, afin de mettre l’euro au service des européens et non, comme c’est le cas actuellement, au service du capitalisme financier.

  • Avancer vers la création d’un Gouvernement économique de la zone euro. L’Eurogroupe pourrait jouer ici un rôle clé. Le débat ne devrait éviter aucun problème et s’attaquer prioritairement à la question de la politique de change au niveau européen. Il deviendrait alors possible de poser la question de l’augmentation des moyens budgétaires européens pour mettre en place une véritable politique de projets européens.

Ce serait la seule manière d’affronter enfin sérieusement la question de l’harmonisation fiscale européenne, afin de lutter contre le dumping social intra-européen. Ce serait aussi la meilleure manière de chasser définitivement les menaces du style de la circulaire Bolkenstein.

Le gouvernement de la zone euro pourrait aider à la mise en place de coopérations renforcées pour favoriser les synergies de ceux qui veulent aller plus loin et plus vite dans la mise en œuvre de politiques communes.

Une Europe à géométrie variable, fonctionnant en cercles concentriques complémentaires, serait un moyen à la fois indispensable et d’une très grande efficacité dans les domaines de la politique industrielle, de la recherche, de l’innovation, de la défense, du droit social et de l’harmonisation fiscale, pour la mise en œuvre de politiques coopératives fortes et répondant aux besoins des peuples. Cette avant-garde doit être ouverte à tous ceux qui voudront se donner les moyens d’en faire partie sans que la création des coopérations renforcées soit étroitement corsetée (comme le prévoit aujourd’hui le Traité de Lisbonne).

Il est urgent, pour ce qui concerne la Commission de Bruxelles, de commencer par modifier les règles du Pacte de stabilité, tant en vue d’une plus grande flexibilité des déficits que pour les dépenses centrées sur la recherche et l’innovation.

Ce pacte doit devenir avant tout un pacte pour l’emploi et la croissance. Au demeurant une action solidaire en faveur de la hausse du pouvoir d’achat, d’un SMIC européen, n’a de chance de réussir et d’être pérenne que si elle s’inscrit dans la perspective d’un pacte européen de croissance. La concurrence doit cesser d’être le maître mot de la politique européenne. La Commission doit être placée sous le strict contrôle politique du Conseil.

Nous devons proposer la création d’un Traité social fixant des critères de convergence progressifs, notamment en matière fiscale et sociale.

Nous devons défendre l’idée, contre le néolibéralisme, de la reconstruction d’une préférence européenne par une réglementation « antidumping social » aux frontières de l’Union. C’est le seul moyen de sauver les industries nationales et d’aider à leur modernisation compétitive. Nous devons appliquer une politique tarifaire modulée pour les produits dont l’importation massive casse les appareils industriels européens. Cela implique d’assumer, quand il le faut, un protectionnisme au service de l’emploi et des droits sociaux.

L’Europe est un continent très dépendant sur le plan énergétique. Il nous faut une véritable stratégie, de long terme, dans ce domaine. Le développement nécessaire des énergies nouvelles et renouvelables doit s’articuler intelligemment avec l’exploitation de toutes les formes d’énergie existantes (charbon propre– gaz– nucléaire). Face à la volatilité des prix du pétrole, il nous faut entreprendre une grande concertation pour promouvoir l’avenir du nucléaire de quatrième génération et préparer l’indépendance énergétique du continent.

Dans le même temps, il nous faut une véritable politique européenne de l’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique. Après que le Parlement européen a voté pour les objectifs de réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, il faut avancer vers des politiques communes de développement des énergies renouvelables, d’économie d’énergie et d’instauration d’une fiscalité environnementale non pénalisante pour l’emploi ni porteuse de désindustrialisation.

L’Europe ne sera un projet fort, accepté par les peuples, que si elle correspond à l’intérêt général européen. Or la question des services publics est ici décisive. Il n’est pas de l’intention de notre pays d’imposer aux autres sa conception des services publics. Mais il ne peut être question de nous soumettre à la politique de privatisation des services publics, désormais frontale, que la Commission veut imposer partout en Europe avec la complicité des gouvernements conservateurs et parfois sociaux- libéraux.

La défense des services publics, et plus largement, d’un espace non marchand regroupant tous les biens communs que sont l’éducation, la santé, les retraites, etc. est une question d’identité sur laquelle la gauche française devrait construire un puissant front de résistance à l’occasion de ces élections européennes. Car un service public de qualité, fondé sur l’égalité d’accès des citoyens aux services de base, devrait être un axe central de la construction européenne. Et la bataille pour une directive européenne « service public » de qualité doit devenir un axe rassembleur entre toutes les forces progressistes européennes, qui refusent de livrer la société au marché. Un Front progressiste européen pourrait porter haut et fort cette revendication, dés lors que le cadre commun poserait d’abord la protection des niveaux les plus développés de service public comme un principe intangible tout en fixant un minimum au-dessous duquel les Etats ne devraient pas descendre.

Dans le domaine agricole, il faut défendre le principe de la préférence communautaire, ainsi que celui de prix rémunérateurs fondés sur la qualité. La PAC est la seule politique qui a échappé au libéralisme triomphant depuis l’Acte Unique et le Traité de Maastricht : il faut la défendre parce qu’elle représente aujourd’hui la souveraineté alimentaire et une agriculture paysanne de qualité.

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Elections
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 19 janvier 2009

4) Pour une Europe acteur stratégique et solidaire dans un monde multipolaire

La question de l’indépendance de l’Europe est cruciale. Aujourd’hui, l’OTAN est une courroie de transmission de la stratégie d’hégémonie de l’administration américaine. La grande majorité des pays de l’Union consent à cette situation. Mais nous avons le droit de la refuser, car la solidarité européenne ne signifie pas pour nous la vassalisation. Nous ne pouvons accepter que l’OTAN intervienne en Asie ou au Moyen-Orient au service de stratégies de domination. Nous respectons les obligations qui résultent du traité de l’Atlantique Nord, mais nous soutenons que l’Europe doit se doter, à terme, d’une défense indépendante.

L’Europe doit être européenne. C’est la condition pour qu’elle puisse être un acteur stratégique dans la formation d’un monde multipolaire. La question du rapport à l’Amérique ne peut être résolue par une formule à l’emporte-pièce. L’Europe doit d’autant plus se poser sérieusement cette question que nous vivons la fin d’une époque tant dans le domaine économique que politico-stratégique.

Tout tient à deux conditions essentielles : premièrement, nous l’avons déjà souligné, que les Etats-Unis favorisent une relance économique coordonnée tant avec l’Europe, le Japon, les pétromonarchies qu’avec les puissances émergentes que sont la Chine, l’Inde et le Brésil ; qu’ils acceptent la modification des règles au sein du FMI et à l’OMC; qu’ils admettent enfin la nécessité de mécanismes pour contrôler les marchés financiers.

Deuxièmement, que les Etats-Unis, loin des tentations occidentalo-centristes dont rêvent les idéologues néoconservateurs, participent effectivement à un ordre multipolaire fondé sur le respect du droit international, l’indépendance des peuples et le respect des souverainetés nationales. Cela signifie un changement radical de leur stratégie. C’est dans leur intérêt bien compris autant que dans celui du monde. L’Europe ne gagnerait rien à suivre une Amérique dominatrice. Une Europe européenne, politiquement autonome, agissant par et pour elle-même, y compris par rapport aux Etats-Unis, est la meilleure façon d’enraciner un ordre mondial multipolaire.

Cela implique une politique étrangère qui refuse tout alignement sur la politique de Washington, notamment en Afghanistan, en Irak et au Pakistan. Dans cette région du monde, l’Europe doit proposer non la guerre à outrance mais l’aide au développement et la construction d’Etats nationaux légitimes. La gauche française doit clairement demander le retrait des troupes engagées pour des missions autres que la paix.

Au Proche et Moyen-Orient, l’intérêt européen, c’est une paix qui reconnaisse à chaque peuple ses droits. Il ne saurait y avoir un droit à plusieurs vitesses. Et il n’y aura pas de paix sans justice. Il faut affirmer le droit à la sécurité de tous : sécurité d’Israël, celle du peuple palestinien, qui a le droit à un Etat viable doté de continuité territoriale, le droit au développement technologique de l’Iran, dés lors que cela se produit dans le respect des clauses du traité de non prolifération nucléaire et des contrôles de l’Agence internationale de l’énergie atomique. L’Europe, en devenant acteur stratégique, peut et doit avoir un rôle beaucoup plus important au Moyen Orient. Contre la politique des deux poids deux mesures, elle doit, quand c’est nécessaire, utiliser la clause du « partenariat privilégié » pour faire respecter le droit international et faire avancer le processus de paix.

Facteur de paix dans le monde, l’Europe doit s’engager dans la recherche d’un grand partenariat stratégique avec la Russie. Ce n’est pas seulement la question des approvisionnements énergétiques qui est en jeu, bien qu’elle soit cruciale pour l’Europe. C’est la question de la paix et de la démocratie qui est aussi en cause : une Russie étroitement liée économiquement et culturellement à l’Europe, est une chance pour le développement de la démocratie dans ce pays. La gauche européenne doit parier sur l’avenir d’un espace de coprospérité entre l’Europe et la Russie.

Nous devons lutter pour une grande politique européenne avec le Sud et l’Afrique. Les plus grands défis économiques et humains sont là.

L’Europe ne peut tourner le dos à ses voisins méditerranéens sous prétexte qu’elle est engagée dans la consolidation de son action à l’Est. Nous avons besoin d’une Politique Méditerranéenne, élaborée conjointement avec tous les partenaires de la rive sud. La ligne stratégique ne doit pas être centrée seulement sur les crainte de l’Europe (environnement, contrôle de la circulation des personnes, sécurité, etc.), elle doit être tout autant axée sur le codéveloppement avec ces pays, gage d’une communauté originale avec l’ensemble européen, qui dépasserait les impasses de l’élargissement et la stratégie à courte vue de la simple association commerciale.

Avec l’Afrique, nous devons réadapter les Accords de Cotonou et abandonner l’idée que c’est le libéralisme qui résoudra les problèmes du développement. Cela a plutôt conduit à la désagrégation des sociétés, aux immigrations massives, aux guerres tribales. Contre la logique libérale qui prévaut à Bruxelles, nous devons défendre l’idée de l’ouverture du marché européen en franchise de douane aux produits fabriqués en Afrique, relancer l’aide publique au développement des infrastructures (pour la santé, pour l’eau, pour les transports, pour l’éducation, etc.). Nous devons aussi nous engager pour des remises de dettes à ces pays, réinvesties dans leur développement.

Sur la question cruciale des migrations, nous devons à la fois affirmer la nécessité de contrôler les flux en Europe et de favoriser l’intégration des immigrés sur la base du respect des droits et des devoirs dans les pays d’accueil. Nous voulons également, dans une perspective de solidarité active, aider à la formation des cadres et, à l’opposé de l’« immigration choisie », politique égoïste et cynique de pillage des élites techniques et scientifiques des pays en développement, mettre en place une véritable stratégie de codéveloppement lié aux flux migratoires, impliquant des migrations de travail organisées qui profitent tant aux pays d’origine qu’à l’Europe.

Tel est le monde que nous voulons. Telle est l’Europe dont nous avons besoin.

Le MRC avance ces propositions dans un esprit de clarté. Nous souhaitons un débat avec tous nos partenaires de gauche. Nous sommes convaincus que la question de la construction d’une Europe Nouvelle est décisive pour la reconstruction d’une gauche républicaine, démocratique et capable d’offrir une alternative au néolibéralisme. Et nous sommes ouverts, car notre objectif, c’est de faire des élections européennes une grande victoire de la gauche française tout entière.

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Elections
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 12 janvier 2009

Source : Michel Sorin secrétaire national, 1er secrétaire du MRC53


En présence de Jean-Pierre Chevènement, le secrétariat national du MRC a adopté, le 7 janvier, le texte qui servira de base de discussion avec les partis de gauche (PCF, PG, PS), lors des rencontres qui vont avoir lieu prochainement.


En fait, c’est à l’occasion des premiers contacts avec Gauche Avenir et le PCF que les bases de ce document ont été établies par Sami Naïr, secrétaire national aux relations internationales. Une rencontre est prévue le 12 janvier avec le Parti de Gauche (PG). Une autre suivra, avec le PS.


L’objectif est clair : à partir de ce document, rapprocher les positions des partis de gauche sur le projet, notamment sur la question européenne. Ne nous y trompons pas, il s’agit de la première tentative de préparer les conditions d’un rapprochement stratégique et programmatique de la gauche, en vue des élections nationales en 2012.


En fonction de la position de chaque parti face à ce texte, il sera possible, ou non, d’aller vers une alliance aux élections européennes. Au mieux, cette alliance se fera avec tous. Au pire, elle ne pourra se faire avec aucun. Ce sera le Conseil national de notre Mouvement qui décidera.


Voici la trame du texte.


Pour retrouver la confiance des Français, la Gauche, rassemblée, unitaire, doit proposer dès les élections européennes de Juin 2009, un projet alternatif à la politique néolibérale actuelle,


1) L’Europe dans la crise


2) Pour une régulation mondiale


3) Pour une Europe sociale qui protège


4) Pour une Europe acteur stratégique et solidaire dans un monde multipolaire


Le MRC avance ses propositions dans un esprit de clarté.

- Nous souhaitons un débat avec tous nos partenaires de gauche.

- Nous sommes convaincus que la question de la construction d’une Europe Nouvelle est décisive pour la reconstruction d’une gauche républicaine, démocratique et capable d’offrir une alternative au néolibéralisme.

- Et nous sommes ouverts, car notre objectif, c’est de faire des élections européennes une grande victoire de la gauche française.

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Elections
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 10 décembre 2008

Le ministère de l'Ecologie est en colère : l'organisme qui gère cette taxe reversée aux collectivités locales a placé 60 milions d'euros dans des paradis fiscaux.

Eco-Emballages, un organisme qui gère les contributions des entreprises pour les redistribuer aux collectivités locales effectuant la collecte et le recyclage, a en effet effectué des placements risqués. Son conseil d'administration a informé le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, d'un risque de perte lié à des «placements non sécurisés d'une partie de la trésorerie dans des paradis fiscaux».


                        Les sommes en jeu sont importantes. «Si ces pertes ne remettent pas en cause le fonctionnement de la filière, elles pourraient être importantes. Soixante millions d'euros restent à ce jour placés sur ce type de fonds à risques dont l'emploi est inacceptable au regard de la morale républicaine, s'agissant de fonds publics», a indiqué le ministère, qui a demandé une enquête approfondie.


                      Jean-Louis Borloo, qui a convoqué hier le directeur général d'Eco-Emballages, Bernard Hérodin, demande que l'ensemble de la trésorerie soit replacé sur des fonds sécurisés dans les meilleurs délais et que le conseil d'administration tire rapidement, «en termes de gouvernance de l'entreprise, toutes les conséquences pour que ce risque ne se reproduise pas». Et de menacer. «Faute d'une action exemplaire, l'agrément dont bénéficie Eco-Emballages sera suspendu.»

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Ecologie, Energie, Agriculture
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 24 novembre 2008

oël Batteux, maire de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), a décidé, dimanche 23 novembre, de se mettre en congé du Parti socialiste. "Cela ne signifie pas une démission mais un refus de participer à la mascarade organisée par quelques responsables", a-t-il indiqué dans un communiqué, lundi 24 novembre. Vice-président du conseil régional des Pays de la Loire, il dit "déplorer le spectacle donné par quelques leaders nationaux du Parti socialiste à la suite du congrès de Reims".
"C'est lamentable. J'ai honte. Au moment où le Parti socialiste se déchire en deux sur une position libérale, ma présence au PS ne sert plus à grand-chose à gauche. (...) Entre Ségolène Royal et Martine Aubry, il n'y a pas un poil de différence", a déclaré dimanche à l'AFP l'élu qui a adhéré au PS en 1974. "Sarkozy lui-même a compris qu'il fallait remettre l'Etat, les pouvoirs publics au centre du jeu. Les socialistes le disent moins fort que [lui], c'est quand même un comble", a-t-il affirmé.

Interrogé sur les solutions qu'il envisage pour sortir de la crise, M. Batteux, proche des idées de Jean-Pierre Chevènement, préconise de "demander à Benoît Hamon de mettre un peu d'eau dans son vin et de prendre la direction du parti". "Hamon représente la nouvelle génération ancrée à gauche, ça me paraîtrait une bonne solution", a-t-il dit.

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Nos amis de la Gauche
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 24 novembre 2008

"Les résultats n'ont pas été retenus"


                   Toutes sortes de pratiques, plus ou moins connues et parfois à la portée exagérée, sont désormais étalées au grand jour. Les techniques sont connues depuis longtemps pour «bourrer» les urnes. Tout d'abord, faire voter les absents. Le vote par procuration n'est pas autorisé au PS. Mais si le contrôle de la carte d'identité n'est pas exercé, tout est possible. «On signe à la place des gens, mais ça se fait à la fin de la journée», explique un «observateur». Autre possibilité, plus simple : modifier le procès-verbal une fois qu'il a été transmis à la fédération ! Ce qui permet, notamment, d'«ajuster» le résultat en fonction de la tendance nationale. Pour expliquer que les résultats d'une fédération sont au-dessus de tout soupçon, il existe une expression à Solferino : «Les résultats n'ont pas été retenus». Comprendre : ils ont été transmis tels quels et immédiatement au siège du PS. Ils n'ont pas pu être «ajustés». D'ailleurs, la direction du parti avait stipulé dans l'une de ses circulaires que les résultats devaient être transmis «avant une heure du matin»…

 


Système clientéliste

                     Dernière possibilité, qui a longtemps eu cours : modifier le taux de participation. En gonflant artificiellement le nombre de votants, on donne un avantage en voix à la candidature ou à la motion arrivée en tête. Ce qui permet de compenser de moins bons résultats ailleurs. Ou inversement. Dès le 6 novembre, lors du vote sur les motions, le député européen Benoît Hamon pestait dans son coin : «Sans le résultat dans les grandes fédérations, je serais à plus de 20 %.» C'est vrai que dans le Nord, le Pas-de-Calais ou les Bouches-du-Rhône, bref les départements qui comptent beaucoup, sa motion a obtenu de moins bons résultats qu'ailleurs.


                   «Il n'y a plus beaucoup d'endroits où l'on triche», assurait, avant le congrès, le maire de Dijon François Rebsamen, ex-numéro deux du parti. En 2000, il avait mené une vaste opération de clarification dans les Bouches-du-Rhône qui avait conduit à diviser par deux le nombre d'adhérents officiels dans cette fédération longtemps contrôlée par des partisans de Laurent Fabius. Mais il reste quelques cas particuliers. La fédération du Pas-de-Calais fait ainsi coexister deux cartes d'adhérents : l'une nationale, l'autre fédérale.


                 Sans parler de triche, certaines fédérations prennent soin, avant toute chose, de contrôler la composition de leur section. Dans les Bouches-du-Rhône, une section qui avait voté Delanoë lors du scrutin sur les motions a été dissoute avant le premier tour du vote du premier secrétaire. Ailleurs, des militants sont découragés d'adhérer. Ou alors, ils sont absorbés dans un système clientéliste, embauchés par une municipalité ou un conseil général.


                Un proche de Benoît Hamon, amer, essaie d'en plaisanter en racontant les difficultés que son courant rencontre en voulant s'implanter dans certaines fédérations : «On crée de l'emploi !» De tout cela, il vaut mieux en rire, sans doute.

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Nos amis de la Gauche
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 15 novembre 2008

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Nos amis de la Gauche
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 12 novembre 2008
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Communiqués de presse
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 12 novembre 2008
LE MONDE | 12.11.08 | 14h30  •  Mis à jour le 12.11.08 | 17h47
SHENZHEN, CANTON, HONGKONG (CHINE) ENVOYÉ SPÉCIAL

e vaisseau amiral de l'économie chinoise navigue par gros temps, secoué par la tempête de la crise financière : la province du Guangdong qui, voici trente ans, fut la figure de proue de l'extraordinaire décollage de la Chine et en symbolisa plus tard la réussite, est aujourd'hui l'une des régions les plus touchées de la République populaire. "On pourrait dire que c'est ici que tout a commencé et que c'est ici que tout pourrait finir", grince un observateur étranger basé à Canton qui ne croit pourtant pas au scénario catastrophe.
Le Guangdong (province de Canton ou Guangzhou, sud-est du pays) représente un tiers des exportations de la Chine, un huitième de ses recettes fiscales et 25 % des investissements étrangers. Si elle était une nation indépendante, elle serait la 23e économie mondiale !

Depuis fin 2007, la machine à produire du miracle s'est grippée et le krach de septembre a amplifié la tendance. Entre janvier et juillet, plus de 3 000 PME de l'industrie du jouet, la plupart des sous-traitants, ont fermé boutique. Alors que personne n'a encore pu détrôner Hongkong de sa place de premier investisseur "étranger" dans le Guangdong (plus de 60 %), plusieurs milliers d'entreprises originaires de cette région voisine ont mis la clef sous la porte. Et les experts remarquent que 95 % d'entre elles ne reviendront pas en Chine continentale, préférant se délocaliser au Vietnam, au Cambodge, au Bangladesh. Surtout celles du secteur textile. Outre l'industrie du jouet, les fabricants de chaussures et d'ameublement sont les principales victimes.


Le renchérissement des matières premières, l'appréciation de la monnaie chinoise, le yuan, la flambée des prix du pétrole, le coût social plus élevé en raison de lois destinées à garantir les droits des ouvriers, la hausse des salaires et l'augmentation du salaire minimum, ainsi que les velléités gouvernementales de protéger l'environnement et de garantir la sécurité du consommateur ont rajouté des contraintes aux menaces qui planent sur la province.

 

"LA CRISE EST LÀ ET BIEN LÀ"

 

Les experts hongkongais interrogés craignent presque tous que le pire soit à venir. "C'est vrai, la crise est là et bien là, mais elle pourrait à terme être positive", tempère Joël Pujol, entrepreneur venu s'établir dans la région il y a dix-sept ans et qui porte la casquette de vice-président de la Chambre de commerce et d'industrie française en Chine.

Pour lui, une autre phase s'annonce : "La crise pourrait permettre au Guangdong de perdre ce qui l'a fait connaître : son statut d'atelier du monde. Il devra ne plus compter seulement sur la production de produits à faible valeur ajoutée et acquérir l'image d'un atelier plus sophistiqué de produits high tech." Un espoir en phase avec l'ambition du nouveau secrétaire du parti, Wang Yang, qui a dénoncé dans un discours le faible niveau de compétitivité des entreprises de sa province et souhaité que le Guangdong cesse de se cantonner au rôle de sous-traitant de la planète.


Les conséquences de la crise se font déjà sentir sur l'emploi. Selon le site Sina.com, des milliers d'ouvriers migrants sont en train de quitter le delta de la rivière des Perles et rentrent dans leurs campagnes, faute de travail. Des responsables de la gare de Canton ont indiqué que 130 000 voyageurs quittent chaque jour la métropole en train.


"La crise aura plus d'impact sur les grandes entreprises, car les PME finiront bien par rebondir", estime M. Xu, un ouvrier qualifié qui préfère ne donner ni son prénom ni le nom de son entreprise parce qu'il est en procès avec son employeur. Son entreprise, qui fabrique des câblages d'ordinateurs pour General Electric et 3M, "n'est pas en faillite mais va très mal", précise-t-il. "Je suis au chômage depuis que j'ai démissionné après le refus du patron de payer au tarif légal mes heures supplémentaires", raconte cet homme de 38 ans, originaire de la province d'Henan.


Il a tenté de faire valoir ses droits auprès d'une instance d'arbitrage, sorte de juridiction prud'homale, mais il a été débouté. Ne lui reste plus que la possibilité de saisir le tribunal proprement dit. "Je suis pessimiste, constate M. Xu. Je vais essayer de me reconvertir dans les assurances. La plupart des entreprises contournent les lois", explique cet ouvrier qui gagnait un salaire assez élevé pour la Chine : 4 500 yuans (environ 524 euros) par mois.


La loi sur le travail, entrée en vigueur au 1er janvier 2008, a entraîné une moins grande flexibilité du marché de l'emploi et un renchérissement des coûts de production, selon les entrepreneurs. La nouvelle législation impose à l'employeur de fournir un contrat de travail à son employé, ce qui vaut à ce dernier un niveau de protection inédit dans ce pays sans syndicat libre et où des ouvriers doivent coudre les jambes de 1 000 nounours en douze heures...


"Cette loi a été contournée de manière systématique", accuse Zhang Zhiru, directeur de l'association Vent du printemps, une ONG défendant le droit des ouvriers de Shenzhen. Il affirme que la Cour suprême du Guangdong vient de faire passer une circulaire secrète promettant aux patrons l'impunité s'ils ne paient pas les heures supplémentaires !


Bruno Philip

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Mondialisation Finances
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés