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Lundi 20 octobre 2008
| 20.10.08 | 13h51  •  Mis à jour le 20.10.08 | 16h18

es carnets d'Yves Bertrand, ex-directeur central des Renseignements généraux, saisis par la justice dans le cadre de l'enquête sur Clearstream, suscitent une vague de réactions. Après la publication d'extraits dans LePoint du 9 octobre, contenant des "informations" sur la vie privée de plusieurs personnalités, Lionel Jospin clame son indignation, Nicolas Sarkozy dépose plainte, Charles Pasqua s'y associe, l'homme d'affaires Jean-Noël Tassez et le député Arnaud Montebourg poursuivent l'ex-patron des RG.

Pendant douze ans, entre 1992 et 2004, M. Bertrand a pourtant servi huit ministres de l'intérieur, de droite comme de gauche, depuis le socialiste Philippe Marchand, en 1991. Le Monde en a sollicité cinq. Seul Jean-Louis Debré a répondu qu'il ne "souhaitait pas s'exprimer sur le sujet".

Paul Quilès, ministre d'avril 1992 à mars 1993.

Le socialiste reconnaît avoir eu connaissance de nombreuses "notes blanches" - ces notes des RG non signées, sur papier libre -, que lui transmettait M. Bertrand. "Je le voyais quasiment tous les soirs dans mon bureau, il amenait sa dose d'informations, se souvient M. Quilès. Il donnait des renseignements très particuliers, des notes blanches. Comme j'ai pu mesurer qu'elles contenaient parfois des choses fausses, je faisais très attention." Il poursuit : "Je me suis demandé si c'était bien utile, car, parfois, c'était vraiment regarder par le trou de la serrure. Ce n'était pas sourcé, pas légal et je n'éprouvais pas grand plaisir à cette lecture." L'ancien ministre ne remet pas en cause, alors, cette pratique. "Il y avait dedans des choses très importantes concernant l'espionnage, le terrorisme, des problèmes de fond sur la sécurité, et des problèmes de vie privée très pénibles. On trouvait des choses justes, inexploitables et franchement fausses. La difficulté, c'était de trier."

M. Quilès se souvient d'une anecdote, à propos de Bernard Tapie : "Dès que j'ai été nommé ministre de l'intérieur, Tapie a fait savoir qu'il allait me demander son dossier aux RG. J'en ai parlé à Bertrand qui m'a répondu dans un grand éclat de rire : "Si on devait le lui donner, il faudrait qu'il vienne avec un camion !"" Surtout, M. Quilès dit avoir été informé le premier par M. Bertrand de "l'affaire" du prêt de Patrice Pelat au premier ministre, Pierre Bérégovoy, qui se suicidera le 1er mai 1993. "Quand j'ai vu arriver ça, je ne l'ai pas jeté à la poubelle. J'en ai aussitôt informé Bérégovoy."

Charles Pasqua, ministre de mars 1986 à mai 1988.

"Je trouve ça inouï et scandaleux !" tonne l'ancien "premier flic de France". Ce dernier a toujours été "convaincu" qu'Yves Bertrand avait été chargé de l'éliminer du paysage politique, après son succès aux élections européennes de 1999, quand la liste qu'il conduisait avec Philippe de Villiers était arrivée en seconde position derrière le PS, mais devant le RPR. L'ancien patron des RG aurait ainsi, selon lui, "instrumentalisé" la justice en l'aiguillant sur sa piste dans l'affaire du trafic d'armes vers l'Angola, en cours de jugement à Paris. Dans ses carnets, M. Bertrand a noté plusieurs rencontres avec le juge Philippe Courroye. Aujourd'hui procureur, ce dernier n'en reconnaît qu'une. M. Pasqua a demandé que les carnets soient versés au procès de l'Angolagate. Quant à ses années passées Place Beauvau, avec M. Bertrand, c'est son avocat, Léon-Lev Foster qui répond : "Il a fait avec. Comme Jospin."

Jean-Pierre Chevènement, ministre de juin 1997 à août 2000.

Celui qu'Yves Bertrand présente dans son livre Je ne sais rien... mais je dirai (presque) tout (Plon, 2007) comme "l'homme qui (l)'a le plus soutenu", s'agace. "Tout ça, ce sont des histoires de corneculs, affirme M. Chevènement. Ces carnets saisis dans une soupente étaient à usage personnel, ils ne méritent pas que Sarkozy et Jospin s'y attardent." L'ancien ministre reconnaît lui aussi avoir eu connaissance des notes mais, souligne-t-il, "leur influence sur moi était égale à zéro, sauf sur des affaires liées à la Corse, l'ETA ou au Front de libération de la Bretagne". "Je n'étais pas demandeur, précise-t-il. C'était une tâche plus que surhumaine que de lire ces tombereaux de notes, mais je m'y adonnais comme Deferre qui disait qu'il les lisait en se bouchant le nez." Façon de souligner que cette pratique remonte à loin. "Mais est-ce que l'on veut que le gouvernement ait des oreilles ou pas ? interroge M. Chevènement. Je n'ai jamais discrédité personne à partir de ces notes. Les choses se sont gâtées quand certains ont voulu les utiliser..." L'ancien maire de Belfort dit n'avoir gardé "aucun souvenir des ragots colportés sur Jospin et sa famille". Quant aux informations sur l'appartenance de M. Jospin à un parti d'extrême gauche, l'OCI, "ces notes étaient rédigées dans un style tel que l'incertitude planait toujours à la fin"... Après l'arrestation du commando corse soupçonné d'avoir participé à l'assassinat du préfet Erignac, M. Chevènement a fait recevoir à Matignon M. Bertrand, et son adjoint Bernard Squarcini. "Jospin ne m'a jamais demandé sa tête." Les informations sur la vie privée des personnalités, à l'en croire, figuraient "très peu dans les notes blanches, ou alors quand elles pouvaient avoir une incidence sur telle ou telle autorité de l'Etat, ou le gouvernement, et qu'il fallait les mettre en garde".

Daniel Vaillant, ministre d'août 2000 à mai 2002.

Peu de temps après sa nomination, il tente de débarquer M. Bertrand, en lui proposant un poste à l'Inspection générale de l'administration. "Je ne l'ai vu seul qu'une seule fois. Je le revois transpirant dans sa chemise bleue. Il me répond qu'il est d'accord en me faisant le signe sur sa poitrine qu'il voulait être officier de la Légion d'honneur", raconte M. Vaillant. L'ancien patron des RG donne son accord. Mais son remplacement, par Pierre Debue, doit passer en conseil des ministres et Jacques Chirac s'y oppose fermement, au point que M. Vaillant s'entretiendra, fait inhabituel en période de cohabitation, en tête-à-tête avec le président. "Je me souviens, ce jour-là, d'avoir croisé Alain Juppé dans l'antichambre. Le président m'a reçu. Il m'a dit : Je ne connais pas ce M. Debue, je n'ai pas confiance. Et avec ce Montebourg qui me cherche des histoires... Il n'en est pas question."


Isabelle Mandraud
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Republique Nation
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Lundi 13 octobre 2008
  Lundi 13 octobre 2008


Les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro, réunis dimanche 12 octobre à Paris, se sont mis d'accord sur un "plan d'action" concerté, visant à restaurer la confiance sur un marché déboussolé. Les quinze membres de l'Eurogroupe vont ainsi garantir les crédits interbancaires pour une période temporaire, jusqu'au 31 décembre 2009, une mesure destinée à apaiser les tensions d'un marché monétaire paralysé. Ils se sont également engagés à empêcher la faillite de leurs banques les plus importantes, notamment en procédant à des opérations de recapitalisation.

Après cette première phase, chaque pays devait dévoiler, à partir de lundi, le détail des mesures qu'il compte adopter au niveau national.

  • France : une garantie de 360 milliards d'euros pour les banques

A l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire lundi, l'Etat français apportera une garantie "payante"des prêts interbancaires jusqu'à 320 milliards d'euros, a annoncé le président Nicolas Sarkozy. L'Etat consacrera également jusqu'à 40 milliards d'euros pour recapitaliser les banques qui seraient en difficulté. "Rien ne doit être épargné pour éviter que la crise s'aggrave encore" et que "l'argent ne circule plus", précise le chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy a précisé que les pouvoirs publics mettaient "des fonds propres à disposition de toutes les banques qui en feraient la demande". "Avant la fin de la semaine, nous aurons les instruments législatifs qui nous permettent d'assumer toutes les conséquences opérationnelles de nos décisions", a-t-il précisé.

  • Allemagne : 480 milliards d'euros

Le gouvernement allemand va proposer aux députés un plan de secours aux banques comprenant une garantie de 400 milliards d'euros sur les prêts interbancaires et 80 milliards d'euros pour recapitaliser les instituts en difficulté. Dans le détail, Berlin va créer un fonds de "stabilisation des marchés financiers" qui sera abondé à hauteur de 100 milliards d'euros. Ce montant correspond à l'addition des 80 milliards d'euros destinés aux recapitalisations et d'une somme de 20 milliards, correspondant à 5 % du montant des garanties, mise ainsi en réserve au cas où une partie de ces garanties devait être effectivement exercée.

La garantie de 400 milliards d'euros sera valable jusqu'au 31 décembre 2009. Les banques y auront accès contre le paiement de "primes adaptées." La recapitalisation de banques en difficulté pourra s'exercer notamment via l'entrée de l'Etat au capital des banques.

En échange de ce plan, le gouvernement veut un droit de regard sur les rémunérations des dirigeants des banques ainsi que sur la politique d'accord de crédit des instituts. Les mesures s'appliquent aux banques allemandes mais aussi aux succursales en Allemagne de banques étrangères.

  • Espagne : 100 milliards d'euros

A l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire, le gouvernement espagnol a annoncé son intention de garantir les prêts que se font les banques entre elles jusqu'à un montant maximum de 100 milliards d'euros pour 2008. "Pour cette année 2008, il sera possible de concéder des avals de l'Etat aux opérations bancaires pour un montant maximal de 100 milliards d'euros", a déclaré le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero. Madrid ne va en revanche pas recapitaliser ses banques, jugeant son système financier suffisamment solide. "Au jour d'aujourd'hui, ce n'est pas nécessaire", a déclaré M. Zapatero.

  • Autriche : 100 milliards d'euros

L'Etat autrichien apportera une garantie des prêts interbancaires jusqu'à 85 milliards d'euros et a prévu 15 milliards d'euros pour la recapitalisation des banques en difficulté, a annoncé le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer à l'issue d'un conseil des ministres.

  • Grande-Bretagne : 46,6 milliards d'euros pour trois banques
Gordon Brown a été le premier à proposer un cocktail de mesures, faites de prises de participations étatiques et de mécanismes de garantie. Le gouvernement britannique est passé à l'acte lundi matin, en injectant quelque 47 milliards d'euros dans le capital de trois banques, RBS, HBOS et Lloyds TSB.
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Union europeenne
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Mercredi 8 octobre 2008

Trichet a craqué, à son tour

Rtx9az3_comp La crise a du bon. Elle provoque des crises de foi chez les libéraux. Après Henry Paulson, le partisan du laissez-faire obligé de faire voter un plan de 700 milliards de dollars, Gordon Brown le travailliste blairiste qui recapitalise ce matin les banques anglaises pour 50 milliards de Livres, voila la conversion de Jean-Claude Trichet (photo) à une politique monétariste plus coulante.

Depuis des mois, le président de la Banque centrale européenne (BCE) restait arcbouté sur une politique des taux rigoriste. Avec comme argument le fait que l'inflation était importante et que c'est le rôle de la BCE de contrôler la hausse des prix.

Et puis la semaine dernière, alors que la crise atteint l'Europe, premier retournement de tendance: on ne change rien, mais on fait savoir qu'on a discuté d'une éventuelle baisse. "Le conseil des gouverneurs a considéré deux options: garder les taux inchangés et les baisser", expliquait jeudi dernier Trichet. "Finalement, il a choisi à l'unanimité de conserver le principal taux directeur à 4,25%". Et le message sur l'inflation change légèrement: les risques inflationnistes ont "diminué", mais "pas disparu".

Et puis aujourd'hui, changement total. Action coordonnée des banques centrales, en toute urgence. La Fed, la Banque d'Angleterre et la BCE (ainsi que les banques centrales suisse, suédoise, canadienne) baissent leur taux d'un demi-point. En Europe, le loyer de l'argent passe ainsi à 3,75%.

Pour l'instant, Trichet n'a fait aucune déclaration officielle. Je l'attends avec impatience. Mais je peux imaginer sa justification. Il suffit de s'inspirer de ce que Martin Wolf, éditorialiste du Financial Times, et ma boussole pour comprendre l'état d'esprit des libéraux, écrit ce matin:

"On prête cette expression à John Maynard Keynes: "Quand les faits changent, je change d'avis. Et vous?" Et bien, alors que la panique monte, j'ai changé d'avis."

Wolf parle en fait du plan d'aide britannique, qu'il approuve. Mais sa remarque vaut pour beaucoup de monde.

Vous avez dit girouettes?

Actualisation à 14h30: le communiqué de la BCE:

"Tout au long de la crise financière actuelle, les banques centrales ont engagé des consultations étroites et ont coopéré de manière exceptionnelle dans les actions communes telles que la fourniture de liquidités afin de réduire les obstacles au bon fonctionnement des marchés financiers.

Les pressions inflationnistes ont commencé à être modéré dans un certain nombre de pays, reflétant en partie une baisse marquée des prix de l'énergie et des autres produits de base. Les prévisions d'inflation sont en baisse. La récente intensification de la crise financière a augmenté les risques pour la croissance et donc a diminué les risques liés à la stabilité des prix."

Bref, la semaine dernière, il y avait encore un risque d'inflation. Maintenant, il n'y en a plus. Cela change vite l'économie...

Source: Liberation.fr

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Mercredi 8 octobre 2008

Source Michel SORIN (53)

Des échanges d’informations animés et amicaux

 Réunion régionale covenue après le congrès du Kremlin-Bicêtre les 21 et 22 juin 2008 et l’université d’été du MRC à Belfort les 6 et 7 septembre (voir Université d'été du MRC à Belfort : des rencontres militantes - 13 septembre 2008).

 Christine Meyer s’était chargée de retenir une salle à Nantes et nous étions au rendez-vous hier, 6 octobre, dans cette mairie annexe de la Barberie, au nord-ouest de la capitale régionale. Les responsables militants des trois départements dans lesquels le MRC est implanté (hors Sarthe et Vendée) étaient concernés par cette réunion.

 Etaient présents : Christine Meyer et Jean-Louis Le Bouëdec, conseillers municipaux délégués de Nantes, Bruno Chevalier et Loïc Bureau (MRC 44), Daniel Salé et Etiennette Coudert (MRC 49), Gérard Beillard et Michel Sorin (MRC 53).

 Nous avons commencé par évoquer nos parcours respectifs, de manière à mieux se connaître. Les deux élus nantais ont fait part de ce qu’ils font, de leur rattachement au groupe socialiste et républicain du conseil municipal. Nous avons parlé de nos relations avec les autres partis de gauche dans nos départements.

 Compte rendu par Michel Sorin de la réunion du secrétariat national, qui a eu lieu le 1er octobre à Paris. Cette instance dirigeante du MRC se réunit chaque mercredi à 18h (avec une super réunion les premiers mercredis de chaque mois). Une trentaine de secrétaires ou délégués nationaux étaient présents (voir Le nouveau secrétariat national du MRC), signe positif de la motivation des responsables désignés lors du dernier congrès.

 Jean-Pierre Chevènement, a rejoint la réunion après la séance du Sénat, où il siège depuis son élection dans le Territoire de Belfort. Il a apporté la déclaration de son groupe, qui porte sa marque sur la République (voir Déclaration politique du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE) et la composition du Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen).

 Le choix de ce groupe est lié à la liberté d’expression qu’il permet, ainsi qu’au caractère républicain des principes du groupe. Les radicaux de gauche en forment l’ossature, mais ce n’est pas le groupe du PRG (voir Chevènement: le RDSE ne saurait «s'assimiler à un parti politique»).

 Une précision : François Autain, élu sénateur de Loire-Atlantique avec l’étiquette MRC, n’est pas adhérent du MRC. Il est resté membre du groupe Communiste, républicain et citoyen.

 - Nous avons longuement évoqué ce qui s’est passé lors de la réunion du comité de liaison de la gauche, qui avait eu lieu le jour même (les réunions sont le premier mercredi de chaque mois).

 Un forum sur la crise financière aura lieu le 21 octobre à 18h à Paris (voir Crise: PS, PCF, PRG et MRC «exigent» un débat à l'Assemblée et au Sénat).

 - Le second point abordé lors de cette réunion est la question de la privatisation de La Poste (voir La véritable histoire de la privatisation de La Poste). Nous décidons, sur proposition du MRC 53, d’en faire notre priorité d’action au niveau régional pour les mois à venir.

 Cette question, à la demande de Christine Meyer, sera traitée en profondeur lors de notre rencontre interrégionale, le 25 octobre à Séné, ville du golfe du Morbihan dont Luc Foucault (MRC 56) est le maire - voir site officiel de la commune de Séné.

 - Le troisième point concernait le dispositif de cotisation des élus MRC, pour lequel le secrétariat national a apporté des précisions (Christine et Jean-Louis sont concernés).

 Ensuite, nous avons évoqué la situation interne du MRC, la question des élections européennes (elle n’a pas été abordée au niveau national jusqu’à présent) et les perspectives de refondation républicaine de la gauche. Plusieurs avis ont été émis concernant le congrès du PS. qui vont de la participation au sein d'une liste de gauche à pas de participation à l'élection en passant par une particpation MRC seule!

Une réunion très constructive et riche.

 

Loic Bureau (délégué MRC44)

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Fontionnement du MRC
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Jeudi 2 octobre 2008
n mars 2009, pour la première fois au monde, sera mis sur le marché du carburant contenant de l'éthanol produit à partir du riz. Cultivé sur 300 hectares à Niigata, au centre du Japon, une nouvelle espèce de riz, "Hokuriku 193", non comestible mais qui n'est pas non plus le résultat de manipulation génétique, sera utilisé à cette fin. Mêlé à raison de 3 % à de l'essence, ce biocarburant alimentera une vingtaine de stations-service de la région.
Une tonne de Hokuriku 193 permet de produire 450 litres d'éthanol, soit pratiquement autant que le maïs (480 litres). Le programme expérimental japonais, qui a débuté en 2006, permettra d'en produire 3 000 litres d'éthanol. Des recherches sont en cours pour en extraire également des racines et des tiges du riz.

Le Japon veut certes rattraper son retard en matière de biocarburant. Mais si la recherche de nouvelles sources d'énergie est une motivation, la production d'éthanol ou de farine de riz vise aussi à sauver ses rizières - la question des émissions par ces parcelles noyées d'un gaz à effet de serre très puissant, le méthane, étant discrètement évacuée.

L'Archipel, qui a une capacité de production rizicole de 12 millions de tonnes, a dû réduire sa production à 8,7 millions de tonnes en laissant en jachère 40 % de ses rizières afin de maintenir les prix. "La production de bioéthanol est un moyen de réactiver les rizières dormantes qui pourraient être utilisées en cas de grave crise alimentaire. Si on les abandonne, elles seront irrécupérables", explique Tsuguru Ishiyama, directeur de JA Zen-No, branche de Niigata de l'Association des coopératives agricoles chargée des recherches sur l'éthanol.

Hautement mécanisée, la riziculture japonaise a un rendement élevé qui pourrait aisément être doublé pour atteindre une tonne par demi-hectare en jouant sur la variété des espèces. Mais trop petites, les exploitations familiales sont peu rentables et ne survivraient pas sans subventions de l'Etat. La plupart des agriculteurs ont une activité annexe.

NOURRITURE DU BÉTAIL

Verrouillé par des taxes de 778 % à l'importation, le marché japonais du riz reste "indépendant" du marché international. Depuis 1995, afin de se conformer aux exigences d'accès minimum de l'Organisation mondiale du commerce, le Japon importe annuellement 780 000 tonnes de riz. Ne répondant pas au goût des consommateurs - qui préfèrent aux grains longs du riz thaï ceux ronds produits localement -, il est difficile à écouler. Une partie sert à la nourriture du bétail. Une autre grossit les réserves (2,6 millions de tonnes). Un récent scandale de riz importé, contaminé par des pesticides, mélangé à du riz local par une maison de commerce peu scrupuleuse, n'a guère contribué à rendre populaire le riz venu de l'étranger.

Le consommateur japonais paye cher son riz (une tonne vaut quatre fois plus que le riz thaïlandais), mais semble s'en accommoder. "En cas d'ouverture du marché, sans doute les restaurants utilisant le riz pour des plats au curry en achèteraient davantage mais vraisemblablement pas les consommateurs. Mais nombre d'agriculteurs seraient emportés", estime Michihiro Mochizuki, de l'Institut de recherche de gestion politique de la ville de Niigata.


Philippe Pons
Article paru dans l'édition du 02.10.08
Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Ecologie, Energie, Agriculture
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Mardi 30 septembre 2008
Circulez, c’est du prêt-à-penser. Dans le huis clos d’un collège dit «sensible», un gentil professeur et ses élèves. Voici Entre les murs, de Laurent Cantet, le film couronné par la palme d’or et même encensé par le ministre Darcos, qui applaudit un «très bel hommage rendu à tous les enseignants de France», tandis que Libération y voit «un passage obligé vers une société démocratique». Alors, on se pince. On s’inquiète non de la fiction, bien sûr, mais de l’engouement qu’elle suscite dans une certaine intelligentsia.

Car dans le petit monde de Cantet, tout est littéralement discutable. L’idéologie du «dialogue» se trouve poussée jusqu’à l’échec total. Dans ce collège idéal, les élèves sont fermement décidés à ne rien admettre et à ne rien apprendre. Ils atteignent d’ailleurs ce but exaltant sans grande difficulté. Leur parole spontanée mais désarticulée ne peut rien exprimer, sinon un immense mal-être, un racisme et une homophobie à peine contrôlés. Quant au professeur, mi-copain mi-animateur, il mendie sans trop d’illusion une miette de complicité. Cantet serait-il la taupe de quelque parti réactionnaire, voulant prouver que le collège unique est un collège inique ? Mais non ! Son film, a-t-il confié à La Vie, propose une «utopie».

On comprend alors que ce triomphe représente quelque chose de grave. Un stupéfiant contresens quant aux valeurs républicaines. Contresens sur la liberté, d’abord : à l’école, depuis Jules Ferry, celleci se construit sur une connaissance émancipatrice. Contresens sur l’égalité, ensuite : un enseignant ne peut se situer sur le même pied qu’un élève, un prof n’est pas un pote. Contresens sur la fraternité, enfin : le libre cours laissé aux préjugés ethniques ne se confond pas avec l’expression d’une taquine camaraderie.

Et du coup, logiquement, imparablement, contresens total sur le but même de l’école. Pourquoi les enfants vont-ils en classe ? Pour apprendre. Pourquoi ce lieu ? Pour élever. Or les fameux «murs» du collège de Cantet sont les parois d’une prison invisible. Abandonnés à l’anarchie de leurs mouvements, mais verrouillés par la fausse promesse d’une expression spontanée des affects, les ados issus pour la plupart de milieux défavorisés vont tout droit à l’abattoir scolaire. Ils ne savent pas que la liberté que leur consentent les bienpensants (qui mettent leurs enfants ailleurs) n’est qu’une forme perverse d’aliénation culturelle et sociale. Le droit au bla-bla qu’on leur reconnaît ressemble fort à un chèque sans provision. Une terrifiante injustice se profile donc derrière ce progressisme mal digéré. L’école rêvée par Cantet serait une machine à produire toujours plus d’inégalité.

Faut-il pour autant rétablir une mythique autorité ? D’abord celle-ci n’est pas partout bafouée. Ensuite, il faut admettre que les murs du collège sont poreux, et que, puisque tout le malaise et toutes les dérives de la société y pénètrent, la solution échappe en grande partie au système scolaire, comme le montre le bel essai de Mara Goyet, Tombeau pour le collège (Flammarion). On y découvre qu’au fond il n’y a pas de crise pédagogique mais une crise culturelle.

Editorial de la vie.fr

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Fontionnement du MRC
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Mardi 30 septembre 2008

Rapide calcul, niveau… CM1 : combien font 13. 650. 000 dollars, divisés par 18 ? Environ 758 .333 dollars. Soit le montant délirant par jour de travail qu’Alan Fishman récoltera – a minima – pour avoir occupé pendant 18 jours le siège de PDG de Washington Mutual (WaMu), plus grande banque de dépôt de l’histoire américaine. Avant de la mener, jeudi dernier, à la faillite.

Alors que les autorités monétaires ont rétrocédé WaMu à JP Morgan dans la foulée, ce nouvel épisode de parachute doré risque de faire du bruit. Le plan de sauvetage du système bancaire est censé se pencher sur le système de rémunération…

Reprenons. Le 7 septembre, WaMu, plombée par ses créances pourries dans les subprimes n’arrive plus à faire face à ses échéances. Kerry Killinger, le boss de l’ex-petite mutuelle de Seattle qu’il a dopé aux hormones de croissance pour en faire la plus grande mutuelle des Etats-Unis, est mis sur la touche. Pas les mains vides : 98 millions de dollars en 14 ans de job…

Alan Fishman, 62 ans, ex-patron de l’Independance community bank, lui succède. Il reçoit, en guise de bienvenue, un cadeau («golden hello») bonus de 7,5 millions de dollars. Et une clause : 6,15 millions de dollars en cas de rupture de son contrat. Le conseil d’administration place alors «une grande confiance dans les capacités d’Alan de diriger WaMu et ramener la firme à la profitabilité». «Je sais que nous allons surmonter les problèmes que nous rencontrons», répond l’intéressé.

Las : le titre s’effondre à la bourse. En dix jours, les particuliers retirent plus de 16,7 milliards de dollars dans les agences. Du coup, pour éviter des émeutes, l’administration Bush décide, le jeudi, de refourguer WaMu à JP Morgan. Les actionnaires perdent tous leur argent. Pas Fishman. Selon la firme Reda & associates, son chèque pourrait (incluant salaire et stocks options), culminer à 19,1 millions… Qui dit mieux ?

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Union europeenne
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Lundi 22 septembre 2008
          Bear Stearns, Lehman Brothers, Goldman Sachs, Merrill Lynch, Morgan Stanley. Depuis vingt ans, ces cinq banques d'affaires américaines faisaient rêver les financiers du monde entier. En raison des profits exceptionnels qu'elles dégageaient et en raison des bonus mirifiques que touchaient les salariés. En 2006, année record, leurs 170 000 employés s'étaient partagés 36 milliards de dollars de primes de fin d'année. Avec des pointes à plus de cent millions de dollars pour quelques-uns des traders stars. Leur puissance et leur opulence se doublaient d'une arrogance sans limites.

        Mais voilà, en quelques mois, la bande des cinq a disparu, victime de la crise des subprimes et plus généralement des marchés de crédit.  En mars, Bear Stearns s'est fait racheter par JP Morgan avec le soutien financier de la Réserve fédérale américaine. Lehman Brothers a fait faillite, Merrill Lynch s'est fait absorber en catastrophe par Bank of America. Quant aux deux rescapés, Morgan Stanley et Goldman Sachs, elles viennent de changer de statut, pour adopter celui de holding bancaire, ce qui leur permettra de bénéficier du plan de sauvetage mis en place par la Fed et le Trésor américain.  

         Cette déconfiture s'explique facilement lorsqu'on sait que ces banques tiraient l'essentiel de leurs profits des activités de marchés. Et notamment sur les marchés dérivés, les produits complexes, où aucune autre banque non américaine (si l'on excepte le cas de la Société générale, dans le domaine des dérivés actions, du moins jusqu'à l'affaire Kerviel) n'était venue contester leur domination. Avec la paralysie observée sur les marchés du crédit à la suite de la crise des subprimes, c'est une bonne partie de leur fonds de commerce qu'elles ont perdu. Fragilisées, elles ont ensuite été victimes de l'action de certains hedge funds qui, en vendant massivement les titres, leur ont fait rendre gorge. Ironie de l'histoire, la plupart des gérants de ces hedge funds étaient d'anciens traders de ces mêmes banques qui s'étaient installés à leur compte.

          Autre clin d'oeil de l'histoire, le statut de banque d'investissement avait été créé après le krach de 1929 pour séparer les activités de banques d'investissement et de banque de dépôts pour éviter, précisément, que pareille catastrophe bancaire se reproduise. Mais les banques d'investissement sont mortes de ce statut, de leur trop grande spécialisation. Les banques universelles, en revanche, présentes à la fois dans les activités de marchés et dans celles de banque de détail, ont résisté au choc. La rentabilité des secondes leur a permis d'effacer les lourdes pertes liées aux subprimes.  Ce qu'on observe aujourd'hui à Wall Street, c'est la revanche des gagne-petit sur les génies de la finance, du conseiller clientèle de province sur le trader vedette. Après des années d'humiliation, les banquiers européens la savourent à sa juste mesure.

Pierre-Antoine Delhommais
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Dimanche 21 septembre 2008
Sénatoriales: Le lion n'est pas mort ce soir!

Contrairement aux prévisions du journal  Le Monde, Jean Pierre Chevènement , président du MRC, a été élu au deuxième tour dans le Territoire-de-Belfort  où il a battu son adversaire socialiste, le sortant Yves Ackermann ainsi que l'UMP Robert Creel.

Le Mouvement Républicain de Loire atlantique se réjouit de cette victoire  qui est une reconnaissance  de  l'action infatigable d'un homme pour le Territoire de Belfort". Mais c'est aussi et surtout une voix républicaine au service de la France qui va pouvoir se faire entendre à la tribune du parlement.

Loic Bureau, délégué de Loire Atlantique au conseil national du MRC.
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Dimanche 21 septembre 2008


21.09.2008, 15h09 | Mise à jour : 18h58
 
 

Les premiers résultats des sénaroriales de ce dimanche semblent marquer une stabilité des rapports de forces gauche-droite où l'UMP dominait l'assemblée sortante. L'élection porte sur le renouvellement  d'un tiers de la haute Assemblée. 114 sièges sont en jeu dans 39 départements, 4 collectivités d'Outre-mer ainsi qu'au sein du collège des Français de l'étranger (4 des 12 élus). 50 000 grands électeurs votent aujourd'hui.

L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, président du MRC, va faire son entrée au Sénat à 69 ans. Il a été élu dans le Territoire-de-Belfort  où il a battu son adversaire socialiste, le sortant Yves Ackermann.

Une surprise de taille côté UMP: Dominique Paillé, un des trois porte-paroles du mouvement, a été battu, alors qu'il briguait un des quatre sièges en lice de représentants des Français de l'étranger.

La plupart des sortants devraient retrouver leur siège sans difficultés. C'est le cas des sénateurs UMP Antoine Lefèvre et Pierre André (Aisne), Claude Belot et Michel Doublet (Charente-Maritime), Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski (Eure).
En Corse la stabilité est de mise avec les deux PRG sortants, Nicolas Alfonsi (Corse-du-Sud) et François Vendasi (Haute-Corse) qui retrouvent leurs fauteuils.

Au PS, Jean-Pierre Bel, le président sortant du groupe au Sénat est réélu dans l'Ariège. Claude Domeizel (Alpes-de-Haute-Provence), Roland Courteau et Marcel Rainaud (Aude) sont aussi repassés dès le premier tour. Idem pour le communiste Gérard Le Cam (Côtes-d'Armor).
François Rebsamen, maire de Dijon et numéro 2 du PS a été élu sénateur de Côte d'Or où les socialistes ont ravi deux trois sièges à l'UMP.

Charles Millon, ancien ministre de la Défense, candidat dans l'Ain avec le soutien de l'UMP, arrive en troisième position à l'issue du premier tour. Un front anti Millon semble se former pour empêcher son retour en politique.

 

Par Site des Chevenementistes - Publié dans : Republique Nation
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