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Mardi 24 avril 2007

On peut se poser la question  au vu de la virulence des réactions contre tous ceux qui se pose des questions sur ces curieuses machines inutiles et couteuses qui peuvent mettre en péril la démocratie.


Des machines dangereuses

Selon les résultats d'une étude de l'université Paul Verlaine – Metz, les machines à voter posent "d'énormes problèmes d'accessibilité aux déficients visuels et seront pour eux une vraie source de discrimination. (...) Nous estimons qu'avec ces machines, 25 % des électeurs risquent de se tromper de candidat, de ne pas arriver au bout de leur vote ou de rebrousser chemin. Ce qui représente pour cette élection pas moins de 375 000 électeurs !" Et autant de recours potentiels.

Plus le scrutin sera serré, plus le risque de contentieux judiciaire sera élevé. D'autant que la jurisprudence de la Cour de cassation n'est pas très favorable à ce type de scrutin. En 2003, elle avait annulé les élections des représentants d'un conseil d'administration d'une société de HLM au motif que le vote électronique utilisé ne garantissait pas la confidentialité du vote.

Le site Ordinateurs-de-vote.org, dont la "pétition pour le maintien du vote papier" dépasse ce vendredi les 73 000 signatures, appelle les électeurs à signaler les incidents aux présidents des bureaux de vote et à faire annexer leurs remarques sur les procès-verbaux du vote, ou d'écrire à leurs élus.

A Noisy le Sec, Issy-les-Moulineaux, Colombes ou encore Boulogne-Billancourt, des élus ont également appelé à un moratoire sur l'utilisation des machines à voter, ou laissé entendre qu'ils allaient déposer des recours concernant les appels d'offres et décisions des conseils municipaux, certains maires les ayant mis devant le fait accompli, ou ayant oeuvré en catimini. 

DES OPPOSANTS CONDAMNES PAR LA JUSTICE

Les responsables du site Betapolitique.fr, qui propose un modèle de "class action en ligne" et un "mode d'emploi pour protester contre les machines à voter le jour du scrutin" , estiment que des centaines de recours ont d'ores et déjà été déposés par des particuliers, et que de nombreux autres sont à prévoir.

L'exercice peut s'avérer risqué : saisi par deux habitantes de Courdimanche dans le Val-d'Oise, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté ce mardi leur recours visant les machines à voter, tout en les condamnant à 800 euros au titre des frais de justice. Benoît Sibaud, dont le site web regorge d'informations, et de questions, concernant les machines à voter iVotronic utilisées à Issy les Moulineaux, a quant à lui fait l'objet de "diverses insultes et pressions en privé par des conseillers municipaux (dont une menace d'arrestation)".

Saisi ce vendredi matin, le juge des référés du tribunal de Grande Instance de Paris a, dans la soirée, condamné Lucile Schmid, conseillère régionale (PS) des Hauts de Seine, et son suppléant, conseiller municipal à Issy les Moulineaux, Laurent Pieuchot, à cesser de distribuer un tract, "Ne laissons pas la place aux machine, votons massivement".

Ce dernier évoquait les problèmes de sécurité des machines à voter, et expliquait comment faire part de ses doutes sur le procès verbal du scrutin. Ils étaient poursuivis pour "information mensongère" par André Santini, le maire (UDF) d'Issy, qui leur reprochait également de porter atteinte à l'image de marque de la commune.

Mr Santini a été débouté de ses demandes financières et de publicité du jugement sur les panneaux électoraux. Les deux élus condamnés ont décidé de faire appel.

par Site des Chevènementistes publié dans : Fédération de Loire Atlantique
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Lundi 23 avril 2007
Les Français ayant donné leur voix à François Bayrou au premier tour de la présidentielle devraient voter à 54 % pour Nicolas Sarkozy au second tour et à 46 % pour Ségolène Royal, selon un sondage IFOP-Fiducial pour M6 réalisé dimanche soir.

Par ailleurs, 83 % des électeurs de Jean-Marie Le Pen disent vouloir donner leur voix à Nicolas Sarkozy contre 17 % à Ségolène Royal. Les électeurs de Philippe de Villiers reportent leurs suffrages en totalité sur le candidat de l'UMP, de même que ceux de Frédéric Nihous, le candidat de Chasse, pêche, nature, traditions.

A gauche, les électeurs de Dominique Voynet voteront à 78 % pour Ségolène Royal le 6 mai et à 22 % pour Nicolas Sarkozy. Ceux de José Bové choisiront la candidate socialiste à 90 %. Le report sur la candidate de gauche est encore plus massif pour les partisans de Marie-George Buffet : 95 % d'entre eux voteront Ségolène Royal.

Les tenants d'Olivier Besancenot se prononcent à 83 % pour Ségolène Royal et à 17 % pour Nicolas Sarkozy. Ceux d'Arlette Laguiller optent pour la candidate socialiste à 78 % et pour Nicolas Sarkozy à 22 %, ceux de Gérard Schivardi se répartissant pour moitié entre les deux candidats.

Cette enquête a été réalisée par téléphone dimanche à partir de 20 h 15, une fois connus les résultats du premier tour, auprès de 1 010 personnes en âge de voter.
par Site des Chevènementistes publié dans : Fédération de Loire Atlantique
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Dimanche 15 avril 2007
TOUS AU MEETING de Ségolène ROYAL le lundi 16 avril à NANTES.
Le rendez vous pour recevoir des invitations  est chez Jean Louis (lui téléphoner pour l'heure précise.
De chez Jean Louis, covoiturage jusqu'au Zénith.
Infos pour sympathisants et militants: Ouverture des portes à 18 heures. Venez tôt, on prévoit beaucoup de monde. 18h30 animation musicale. 19 heures début des discours.
Apportez vos drapeaux ou portez vos badges MRC. Il est important de montrer à la presse que le Mouvement Républicain et Citoyen est derrière Ségolène.
par Site des Chevènementistes publié dans : Elections
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Samedi 14 avril 2007
(3 hommes...)

(Le premier...)

Son adversaire surexcité veut nous vendre, nous fourguer un hypermarché, un vrai Shopping Paradise —très bien situé, remarquez, juste en face de la caserne des CRS, elle-même mitoyenne du nouveau Casino des Jeux concédé à ses amis lorsqu’il était ministre —

(Le second...)

Celui-là, à part être président, j’ai du mal à comprendre ce qu’il veut pour nous. Une hibernation tranquille, peut-être ?

(Le troisième?)

Pendant ce temps, celui que bien imprudemment certains s’obstinent à classer quatrième alors qu’il y a cinq ans… vous vous souvenez?
Ô! Nos visages blêmes, nos mains sur nos bouches tremblantes et nos yeux pleins de larmes. Ô ce jour-là nos visages… les avons-nous déjà oubliés ? L’horreur de ce jour-là, l’avons-nous déjà oubliée? La honte de ce jour-là? Voulez-vous les revoir, ces visages? Moi, non.

(Tergiversations ridicules)

Voilà pourquoi, même si je respecte leurs convictions, et en partage plus d’une, je ne veux pas que ceux qui pratiquent l’opposition radicale, jusqu’à en prôner la professionnalisation durable, nous entraînent dans leur noble impuissance.
Voilà pourquoi je pense que nous, le soir, dans nos dîners, devons cesser nos tergiversations de précieux ridicules. C’est du luxe. Un luxe insolent aujourd’hui. Beaucoup dans ce pays ne peuvent se le payer. Ils souffrent. Ils sont mal-logés, ou pas logés. Ils mangent mal. Ils sont mal soignés, ne connaissent pas leurs droits, donc n’ont droit à rien. Ni lunettes, ni dents, ni vacances, ni outils de culture. Leurs enfants n’héritent que de leur seule fragilité. Ils souffrent. Ils sont humiliés. Ils ne veulent pas, ils ne peuvent pas, eux, passer un tour. Encore un tour. Jamais leur tour.

(Cette femme porte nos couleurs)

Alors, dépêchons-nous. Il y a du monde qui attend. Allons-y, bon sang! Il n’y a plus une minute à perdre. Cette femme, eh oui, cette femme porte nos couleurs, elle les porte vaillamment, courageusement, noblement. Et quand je dis couleurs, je ne parle pas des seules trois couleurs de notre drapeau. Je parle des couleurs de la France, celle que j’aime, celle de la citoyenneté vigilante, de la compassion pour les faibles, de la sévérité pour les puissants, de son amour intelligent de la jeunesse, de son hospitalité respectueuse et exigeante… [...] Voilà pourquoi je vote pour les travaux d’Hercule, je vote pour Ségolène Royal, et je signe son pacte.

par Ariane Mnouchkine publié dans : Fédération de Loire Atlantique
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Samedi 14 avril 2007

RÉVÉLATION de la campagne socialiste 2007 ? Jean-Pierre Chevènement ! « Il a explosé, l'homme solide de la campagne, c'est lui », assure un proche de Ségolène Royal. Présent aux meetings (la semaine dernière dans le Var, il était aux côtés du premier secrétaire du PS François Hollande et du président du Parti radical de gauche Jean-Michel Baylet), sur les plateaux de télévision, aux conférences de presse de campagne ou dans les réunions au siège du PS, le président d'honneur du MRC est devenu l'un des hommes clés de la candidate socialiste. À tel point qu'hier, elle a fait appel à lui pour la remplacer au pied levé sur Europe 1. Vendredi, la candidate tiendra un meeting dans son fief de Belfort.

 Alors que tant de socialistes doutent, Jean-Pierre Chevènement est conquis. « Ségolène Royal donne le spectacle d'un calme absolument olympien, a-t-il déclaré hier. Je n'ai jamais vu une femme aussi résistante, aussi constante, manifestant une grande égalité d'hu­meur. Ségolène Royal montre des qualités qui sont des qualités de chef d'État. » Il dit n'avoir pas d'inquiétude sur sa présence au second tour.

 Belle revanche pour l'ancien candidat à la présidentielle, présenté par Lionel Jospin comme l'un des principaux responsables de sa défaite en 2002 (il avait obtenu 5,33 %). Cinq ans plus tard, il fait partie du premier cercle autour de Ségolène Royal. Si Jospin a obtenu que son rival ne figure pas dans « l'équipe du pacte présidentiel », Chevènement n'en a pas pris om­brage : cette équipe ne s'est jamais réunie. « Chevènement fait partie de ceux qui sont écoutés », observe le député européen Vincent Peillon, qui attribue cette qualité à « sa compétence » et « sa grande loyauté » vis-à-vis de Royal.

Si l'alliance électorale s'est nouée au mois de décembre, les relations entre les deux sont plus anciennes. Au sein du gouvernement Jospin, Royal et Chevènement s'étaient trouvés sur la même longueur d'ondes. Elle avait notamment défendu le ministre de l'Intérieur sur sa ligne de fermeté vis-à-vis de la délinquance. Aujourd'hui, l'an­cien membre fondateur du parti d'Épinay « a beaucoup de tendresse pour elle », assure un proche de Royal qui lui trouve un air de « papy » politique et sympathique. « Ce n'est plus le même personnage ».

« Le drapeau, c'est lui »

Dans les discours de Royal qui exaltent « l'ordre », il y a du Chevènement : sur la République, la nation, la défense, aussi. « Le drapeau, c'est lui », commente-t-on au PS. Il a aussi su peser lors du débat sur la place du nucléaire et tempérer la ligne de Ségolène Royal. Mais c'est sur l'Europe et la « révision des statuts » de la Banque centrale européenne que l'influence de l'ancien partisan du non à la Constitution européenne est la plus perceptible. C'est ce qui inquiète certains socialistes proeuropéens : « Dans cette campagne, on voit davantage Chevènement que Delors. »

 « Je crains qu'il ne soit le véritable directeur de campagne », grince un partisan de Lionel Jospin. « Cela peut contribuer » à la fuite des voix du centre gauche vers François Bayrou, estime-t-il. Malgré ces réserves, Jean-Pierre Chevènement, qui est âgé de 67 ans, figure désormais dans la liste des premiers ministres possibles en cas de victoire, même si ce n'est pas l'hy­pothèse la plus probable. « C'est un cas de figure qu'on ne peut écarter », pense un proche de Royal, qui souligne « l'expérience » de l'ancien ministre. « La couleuvre serait difficile à avaler », rétorque un ancien partisan du oui à la Constitution européenne.

Avant d'envisager un éventuel ministère, Jean-Pierre Chevènement doit d'abord songer à son élection comme député dans le Territoire de Belfort. En 2002, il avait été battu. Cette fois, de meil­leures conditions sont réunies pour qu'il retrouve son siège : dans le volet électoral de l'accord conclu avec Ségolène Royal, le PS a renoncé à présenter un candidat dans sa circonscription. Après cinq ans de purgatoire, Chevènement a bien négocié son retour.

par Le Figaro publié dans : Elections
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Mercredi 4 avril 2007
    Je suis issu d'une famille hongroise qui a au minimum "sympathisé"  avec le régime nazi des Croix flêchées durant la guerre et et qui a du en conséquence fuir la Hongrie pour éviter d'être jugée pour collaboration après la Libération.

Dans ma jeunesse, je participe à des manifestations contre les "rouges" (cad les étudiants grévistes), de la couleur politique de l'Armée qui a libéré mon pays des Croix Fléchées nazies.



C
andidat en 2007 de la « rupture » ou de la « nouveauté », je suis entré en politique sous Giscard il y a 30 ans et j'ai été plusieurs fois ministre, député, maire, président de Conseil Général. Pas du tout pistonné, je suis devenu maire de Neuilly à 28 ans en 1983.




À l'époque de la catastrophe de Tchernobyl,  j'étais délégué interministériel
au nucléaire et c'est moi qui ai mis en place la campagne de désinformation prétendant que le nuage de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières de la France.
J'ai fait cependant disparaître cet épisode de ma vie politique de ma biographie officielle sur le site internet du ministère de l'Intérieur.


Ministre de l'économie durant une partie du gouvernement Raffarin, j'ai défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques.
J'ai réalisé l'ouverture du capital d'EDF-GDF et me suis engagé à ce que jamais cette entreprise ne soit privatisée. J'ai renié cet engagement en 2006 en privatisant GDF.


Ministre de l'Intérieur depuis 2002, j'ai mis en place de nombreuses lois liberticides et j'ai supprimé la police de proximité. J'ai ainsi réussi à faire exploser les aggressions sur les personnes. Par ailleurs, j'ai été actif dans déclenchement de la révolte des banlieues en 2005 par ma politique répressive et mes propos insultants envers les habitants des banlieues.


J'ai fait obtenir la Légion d'Honneur à un de mes amis qui se trouve être un maire d'extrême-droite ayant été condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale. D'ailleurs mon conseiller politique, Patrick Devedjian, est l'un des membres fondateurs d'Occident, ancien groupe d'extrême-droite terroriste et antisémite.

J'ai repris l'un des slogans de Jean-Marie Le Pen « la France tu l'aimes ou tu la quittes » et je défends ses thèses que ce soit sur  l'immigration ou l'insécurité.
Je me vante d'ailleurs d'avoir l'électorat du Front National pour moi . J'aime beaucoup la couleur brune en général, couleur que porte mes supporters, les "pull-overs bruns" (pour les  chemises, il faudra attendre l'été...) .
Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush et les néoconservateurs américains m'apprécient beaucoup. Je suis pour la guerre en Irak et je suis venu apporter mon soutien à mon ami Georges Bush. Je me suis fait photographier lui serrant la main et, pour paraître plus grand, j'ai fait truquer cette photo.


    Lors de l'affaire Clearstream j'était au courant depuis le début que mon nom était présent dans les listings et j'ai laissé faire dans le but d'apparaître comme une victime. J'ai même déclaré que je souhaitais voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont mis mon nom sur les listings. Pour rappel, Hitler aussi voulait voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont organisé l'attentat manqué contre lui.

Il y a plusieurs mois, j'ai dévoilé à la TV qu'une opération d'arrestation de terroristes allait avoir lieu et j'ai ainsi risqué de faire échouer cette arrestation.

Dans  une de mes visites électorale en Corse, aux frais du contribuable,j'ai utilisé pour moi le seul hélicoptère de l'île. Un enfant s'est le même jour gravement blessé en randonnée et il est mort car il n'a pas pu être emmené aux urgences à temps, puisqu'il n'y avait plus d'hélicoptère disponible pour l'y emmener...


Je fais ficher mes adversaires politiques par les renseignements généraux, je ne me déplace jamais au siège de mon QG de campagne sans plusieurs compagnies de CRS ni sans faire boucler tout le quartier; j'ai fait afficher à l'entrée de ce même QG un portrait de moi même de 4 mêtres sur 3 mètres.


Je suis, je suis...
Indice : personnalité politique française .
par Internautes publié dans : Elections
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Mardi 3 avril 2007
    Si les incidents de la gare du Nord avaient eu lieu sous un gouvernement de gauche, ils eussent été portés au débit de la gauche.
Sous un gouvernement de droite, c'est encore la gauche qui est « coupable ». Nicolas Sarkozy est exonéré de la responsabilité de ces violences. Ses outrances verbales et la priorité donnée à la police d'intervention au détriment de la police de proximité sont pourtant largement responsables de la montée des tensions urbaines et des agressions contre les policiers. Ségolène Royal, selon Nicolas Sarkozy, serait donc « du côté des fraudeurs », tout simplement. M. Sarkozy ne se contente pas de manipuler les statistiques, il déforme, il caricature – que dis-je ? il ment effrontément, avec cette démagogie outrancière, caractéristique d'une certaine droite, sans foi ni loi. La police est un art difficile qui demande sang froid et délicatesse. L'ex « premier flic de France » a donné et donne l'exemple du contraire.
par Jean pierre Chevènement publié dans : Elections
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Mardi 3 avril 2007
Le matraquage d'image a commencé.

Celles de la gare du nord mettant en scène des "brutes basanées qui cassent tout" viennent fort opportunément compenser les images désastreuses du pouvoir qui emprisonne les directrices d'école et pourchasse les grands pères dans la rue à coup de lacrymos.

A sa manière subliminale, à peine énoncée mais vite absorbée par le téléspectateur, on devine aussi le lien avec le débat poisseux de la semaine passée sur le ministère de l'immigration et de l'identité nationale proposé par Sarkozy. C'est pourquoi je voudrais prendre le temps de revenir sur un épisode récent à propos de la réplique de Ségolène Royal à Marseille, si stupidement brocardée.

Il s'est dit beaucoup de choses de toutes sortes concernant le drapeau et la Marseillaise après ce discours. Je ne suis pas neutre sur le sujet. Je dois dire honnêtement que je n'ai de problèmes ni avec l'hymne ni avec le drapeau. Et pour me situer plus clairement encore, j'avoue que je ne compte plus le nombre de fois ou j'ai chanté dans les circonstances officielles où il est pourtant de bon ton de rester muet quand on joue l'hymne national. Par exemple, pendant l'hommage national pour Lucie Aubrac aux Invalides, représentant le Président du Sénat , je la chantais. Mais pas mon voisin sous la pluie, monsieur Sarkozy. N'est-ce pas étrange? On demande aux joueurs de foot de chanter la Marseillaise dans un stade avant un match mais cette exigence ne s'applique pas aux ministres au cours d'un hommage national devant le cercueil d'une résistante dans la cour des Invalides ?

IL FALLAIT REPONDRE!

Je veux dire plus. J'adhère totalement à ce qu'a dit Ségolène Royal à propos de la Marseillaise.

A gauche nous avons trop longtemps assimilé aux seuls Versaillais l'hymne tandis qu'il est pour le reste du monde un chant de liberté et de rébellion indissolublement lié à l'histoire des révolutions populaires. Il ne s'agit pas ici de commentaire musicologique. Il s'agit de dire et définir à cette occasion en quoi consiste notre vision de la France.

Cependant je comprends très bien la nature du trouble qui a été créé. Moi aussi, j'aurais été très mal à l'aise si ce qu'elle en avait dit avait été la course poursuite derrière Sarkozy que les esprits superficiels ont voulu voir. Mais elle a dit le contraire de lui ! Dès lors, j'affirme qu'il n'y a rien de plus normal, légitime et nécessaire venant de quelqu'un qui est candidate pour être présidente de la République que de répliquer à la définition de la Nation et de l'identité nationale donnée par Sarkozy à l'occasion de sa proposition d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Je juge positif et utile qu'elle y ait répondu. Son silence aurait posé problème.

Elle a eu raison de s'exprimer !

Les citoyens vont aussi trancher ce débat : ou bien la vision ouverte et universaliste de l'identité républicaine des français que décrit Ségolène Royal après tous les socialistes français ou bien l'identité nationale ethniciste que postule Sarkozy dans la tradition maurassienne de la droite classique.

Elle a bien fait de reprendre la balle au bond et d'assumer le débat. Par contre en réduisant la question posée et les réponses données à la misérable " question du drapeau ", nombre de commentateurs se sont montrés particulièrement malveillants et nuisibles à l'exigence que suppose ce débat compte tenu de sa portée. Surtout ils sont parvenus à faire un amalgame entre deux positions pourtant antinomiques.

Un beau rideau de fumé! Son seul résultat est de dédouaner l'affreuse proposition de monsieur Sarkozy.

J'invite donc chacun à prendre le temps de la réflexion et de la lecture du discours de Ségolène Royal avant de se livrer à d'outrageantes simplifications. Et pour commencer, comme d'habitude, il faut d'abord définir clairement quel est le sujet réel de la discussion: le discours de Ségolène où sa simplification médiatique.

Je note que l'industrie du spectacle et de l'information prenant comme d'habitude les gens pour des animaux a mis en scène la discussion sur le drapeau car tout le reste de ce que disait le discours de Ségolène Royal sur l'identité nationale était sans doute " beaucoup trop compliqué coco c'est pas de l'actu c'est de la philo, faut faire simple et concret " !

Suivant la règle bien connue du frelon médiatique, ce qui était un extrait devient l'essentiel qui bourdonne autour de vos oreilles et contre quoi vous ne pouvez rien sinon gesticuler sans qu'on comprenne pourquoi vu de loin.

Selon cette façon de faire, Ségolène Royal aurait proposé le drapeau pour tout programme. Une fois cette idiotie lâchée, tout le monde embraye car il de l'intérêt de beaucoup de faire semblant que tel soit bien le sujet...

Et là-dessus la machine à commenter se met à tourner toute seule.

Hypocritement, chacun commente non ce qu'elle a dit mais ce qui s'en dit. Arrive les grands esprits qui prennent des pauses raisonnables.

Ainsi de monsieur Bayrou, champion du monde des leçons de morale.

Lui accuse monsieur Sarkozy et madame Royal de " courir derrière Le Pen " et même de " faire son jeu ". Tel quel.

Peut lui importe que le contenu de la définition de l'identité nationale que donne Ségolène Royal soit l'exact inverse de celle qu'en donne Le Pen. Cette rouerie est à l'image de ce qu'est en général le tour d'illusionniste de monsieur Bayrou sur pratiquement tous les sujets.

Mais dans cette circonstance, je veux vous en donner un exemple particulièrement odieux. Pourquoi n'a t il pas été relevé ? La capacité d'indignation médiatique s'arrêterait elle au pied de monsieur Bayrou iconisé tout vif.

Voici ce que monsieur Bayrou a pu dire sans que rien ne lui soit répliqué, juste après avoir fielleusement dénoncé ceux qui seraient des "obsédés de l'identité nationale" et qui feraient "le jeu de Le Pen".

LES ACCOUCHEES SONT DES FRAUDEUSES

Monsieur Bayrou a déclaré: "Je suis favorable à ce que la nationalité française ne soit plus automatique, dès l'instant qu'en Guyane ou à Mayotte, on est venu seulement pour accoucher sur le territoire national" (23 mars 2007 à la Réunion) Prenez un instant pour réfléchir au sens de cette phrase, à l'image qu'elle porte en elle.

Inhumaine, injurieuse, vulgaire et machiste cette vision de la femme étrangère qui vient sournoisement pondre son oeuf par effraction dans le nid des autres.

Je pourrais m'en tenir là. Je pourrais me contenter de coller juste aussitôt après les dizaines de citations de Le Pen faites avec les mêmes mots pour dire la même chose infâme. Mais cela ne suffira pas à situer le degré du scandale qu'est cette phrase là, dans la bouche de cet homme là.

Car elle porte une information fausse, que le parlementaire Bayrou ne peut ignorer compte tenu des débats qui ont eu lieu dans les deux chambres à ce sujet.

Et à 7 reprises depuis 1986 et les premières lois Pasqua sur le code de la nationalité! Au minimum, par respect pour ses propres votes personnels, toujours favorables aux propositions de monsieur Pasqua et de ses successeurs de droite , monsieur Bayrou devrait au moins faire semblant de penser que ce qu'il a voté contre le droit du sol avait un sens. Monsieur Bayrou ment car il sait que la nationalité française n'est pas du tout automatique du moment où on est né en France. Et cela depuis les lois qu'il a lui-même voté!

Notre pays connaît le double droit du sol (est Français à la naissance l'enfant d'un étranger lui-même né en France).

Cela suppose donc deux générations nées sur place. Le cas précis de celui qui naît parce que sa mère s'est sournoisement faufilée dans l'océan indien ou à travers la forêt guyanaise pour le mettre au monde chez les français est simple : il n'a aucun droit automatique à la nationalité française ! Celle -ci ne lui pas accessible avant l'age de treize ans (avec l'accord des parents) ou de 16 ans (sans cette autorisation).

Il ne suffit donc pas d'accoucher pour que tout soit dit. Il faut attendre treize ans au minimum! Et à ces conditions d'âge s'en ajoutent d'autres liées notamment à la durée du séjour sur le territoire français.. C'est dans ce contexte que se situe la phrase de monsieur Bayrou répété sur toutes les ondes et médias sans commentaires ni mise au point. C'est ignoble quand on connaît les conditions dans lesquelles s'opère l'immigration des Comores vers Mayotte.

Des dizaines de barques incertaines y pourvoient contre fortune dans l'océan indien dont les passeurs sont connus pour jeter à la mer et aux requins leur passagers à la première difficulté, sans faire de différence entre les femmes enceintes ou pas !

Ce qu'a dit monsieur Bayrou n'a donc aucune réalité.

Il s'agit seulement de relancer une grossière polémique déjà allumée et entretenue il y a quelques mois quand des illuminés avaient proposé de faire des tests génétiques pour vérifier l'origine des mahorais présents sur l'île de la Réunion !

C'est dans ce contexte qu'il a pensé trouver de l'efficacité électorale avec un racolage xénophobe!

Et le tout, bien sur,avec des mines de bedaud pour débiter ses reproches à Ségolène Royal et en l'invitant à se montrer "raisonnable".

Avec cette phrase dont vous mesurez dorénavant le stupéfiant culot de manipulateur : "Il y a des forces politiques ou des personnalités politiques qui font de ces sujets une exploitation. Quand ils sont en panne de voix, ils vont agiter ces sujets, ils vont se servir de ça comme d'un tisonnier pour faire repartir des flammes mal éteintes".

Jean-Luc Mélenchon

par JJ Mélenchon publié dans : Republique Nation
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Lundi 2 avril 2007

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a déclaré n'avoir aucun ennemi en politique - seulement des adversaires avec qui elle entend garder un "certain niveau" de débat, un conseil adressé tout particulièrement à Nicolas Sarkozy .

Après les attaques à son encontre du candidat de l'UMP, qui a accusé la gauche d'être du côté des "fraudeurs" et des "émeutiers" de la gare du Nord, la candidate socialiste à la présidentielle a déclaré que "l'insulte n'a(vait) pas sa place dans une campagne présidentielle".

"Par respect pour les électeurs, il faut savoir tenir ses nerfs", a-t-elle insisté sur Canal+ à la mi-journée, estimant que de telles sorties "auguraient mal" du comportement de l'ancien ministre de l'Intérieur si, "par malheur", il accédait à l'Elysée en mai prochain.

En début de soirée, lors du Grand rendez-vous Europe1/TV5/Le Parisien, la présidente de la région Poitou-Charentes , qui prône un "ordre juste", a de nouveau demandé que les règles soient les mêmes pour "les puissants" et les "petits".

"Lorsque la famille commence à dénigrer l'école, quand les jeunes commencent à dénigrer la police - ou réciproquement -, ou lorsqu'un ministre de l'Intérieur tient des propos méprisants, choquants et humiliants, il y a une rupture du lien de confiance", a-t-elle dit.

Cependant, "un adversaire politique n'est pas un ennemi, c'est un partenaire du débat démocratique", a-t-elle fait valoir. "Mes ennemis, c'est le chômage, la précarité, les injustices, l'échec scolaire, (la situation des) travailleurs pauvres, la faiblesse de l'Europe, les délocalisations".

Selon elle, l'ancien ministre de l'Intérieur a "des comptes à rendre" sur la question de la sécurité en France et cherche "à dresser les Français les uns contre les autres".

"RIEN N'EST JOUE"

"Le délitement du lien social est la conséquence d'une politique qui a été mise en place", a-t-elle dit. La police de proximité, mise en place par la gauche plurielle sous la houlette de Lionel Jospin, "a été supprimée par l'ancien ministre de l'Intérieur actuellement candidat" et "les moyens donnés aux associations de quartier ont été supprimés massivement".

"Ce qui est inquiétant, c'est qu'il y ait une telle rupture entre les citoyens et les professions en uniformes", a-t-elle fait valoir sur Europe 1, citant comme exemple le cas des contrôleurs SNCF "de plus en plus mal reçus" quand ils vérifient les billets des passagers.

"Ce qu'il faut, c'est rétablir le lien de confiance entre les grands services publics que sont la police, la justice, la gendarmerie et les citoyens. Voilà ce que c'est qu'une république, c'est le lien de confiance".

A trois semaines du premier tour, Ségolène Royal a estimé que rien n'était "joué (...) tant que les Français n'ont pas voté".

"Les enjeux sont considérables, et ça, les Français l'ont bien compris, et donc c'est pour ça qu'ils réfléchissent, qu'ils observent et qu'ils regardent. Et ils veulent que le débat se déroule à un certain niveau", a-t-elle poursuivi alors que les sondages continuent de prédire la victoire de Nicolas Sarkozy au deuxième tour.

Entre le premier et le deuxième tour, au-delà de la droite et de la gauche, elle prévoit de rassembler "les Français" et "tous ceux qui se retrouvent" dans son "pacte présidentiel".

Dans cette campagne présidentielle, qu'elle a commencée par deux mois de débats participatifs dans toute la France, elle a "appris ce que les Français (lui) ont dit".

"Je sais que c'est un moment grave, qu'il y a des enjeux majeurs et que sans doute le choix que vont faire les Français va avoir un impact - bien sûr sur la durée du quinquennat, mais sans doute sur toute une génération."

PARIS (AP) - La candidate du Parti socialiste Ségolène Royal a estimé dimanche que "le feu couve sous la cendre" dans les banlieues et "qu'à la moindre étincelle cela peut repartir".

Invitée de Grand Rendez-vous Europe-1/TV5Monde/Le Parisien/Aujourd'hui en France, la candidate socialiste a par ailleurs dit avoir mis "un coup d'arrêt à une dérive verbale" de Nicolas Sarkozy .

La veille, elle avait accusé le candidat UMP d'avoir "frappé en dessous de la ceinture" en ironisant au cours d'un meeting à Nice sur l'ordre juste qu'elle prône et en dénonçant la "faillite morale d'une certaine gauche".

"Je ne m'en suis pas pris à Nicolas Sarkozy", a-t-elle expliqué. "J'ai simplement mis un coup d'arrêt à une dérive verbale du candidat". "L'élection présidentielle mérite mieux que cela". Et de marteler: "C'est un grave dérapage verbal". Quand "un candidat à l'élection présidentielle se permet d'insulter ou de déformer à ce point les propos de son adversaire, ça veut dire qu'il se met facilement en colère".

"Pour exercer la plus faute fonction de l'Etat, il faut savoir se maîtriser!", a lancé la socialiste à son adversaire. "Il faut garder son sang froid!". "Je veux être la présidente d'une République qui rétablira la confiance entre les citoyens et qui cessera de dresser les gens les uns contre les autres", a conclu Ségolène Royal.

La candidate a commenté le sondage IFOP publié par le "Journal du Dimanche", selon lequel 45% des Français juge que l'insécurité en France s'est aggravée au cours des cinq dernières années. Le sondage place Nicolas Sarkozy en tête des candidats les plus aptes à garantir la sécurité des personnes et des biens.

Ségolène Royal a ajouté qu'"il y a une proportion encore plus importante de Français qui ne savent pas, qui refusent de répondre. Donc, ils attendent de voir, de comprendre, ils comparent et en même temps les Français ne sont pas naïfs".

Les Français "ont bien vu que depuis une année, il ne s'est rien passé par rapport aux émeutes et que les émeutes vont repartir", a poursuivi la prétendante à l'Elysée. "Les Français le disent, c'est quand même très inquiétant".

Elle a d'ailleurs jugé qu'ils "ont raison puisque rien n'est réglé. Qu'est ce que cela veut dire? Ça veut dire que le feu couve sous la cendre et qu'à la moindre étincelle cela peut repartir, donc il y a un chantier majeur à prendre à bras le corps".

"Cela peut se produire à tout moment", a martelé la candidate car: "il y a un tel délaissement, un tel recul des services publics, une telle inertie dans ces quartiers. Les maires des banlieues qui sont en première ligne expriment, parce qu'ils sentent l'ambiance qu'il y a dans ces quartiers, leurs inquiétudes".

Pour lutter contre cette insécurité, Ségolène Royal a proposé de donner "les moyens à l'école", d'instaurer un "encadrement scolaire", et de remettre "une police de quartier". AP

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Vendredi 23 mars 2007
Actualité de la campagne sur la 4ème circonscription

14/03/07 réunion de section sur les présidentielles à Bouaye

15/03/07 Assemblée générale de circonscription salle du Seil à Rezé

21/03/07 rencontre avec le groupe de travail éducation créé dans le cadre de la campagne des législatives

22/03/07 débat avec la Jeune Chambre Economique de Rezé

28/03/07 comité de campagne des législatives et des présidentielles

29/03/07 réunion publique à Bouaye avec Jacques Floch dans le cadre des présidentielles

3/04/07 réunion publique à Pont Saint Martin avec Jacques Floch dans le cadre des présidentielles

19/04/07 débat sur l'industrie à la section de Bouguenais
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