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Union europeenne

Vendredi 25 février 2005
AFP: La compagnie irlandaise a annoncé , jeudi 2 février , avoir passé commande de 70 Boeing 737-800 pour un montant de 4 milliards de dollars. Cette commande porte à 225 le nombre d'avions commandée par cette compagnie européenne à l'adversaire américain d'Airbus.

La très libérale Irlande pourtant si aidée dans le passé proche par les subventions européennes, montre une fois de plus qu'entre l'Europe et le "grand large", elle choisira le "grand large". Autrement dit les Etats Unis.
Par Loic Bureau
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Jeudi 12 mai 2005
Le Parlement européen a supprimé la possibilité de dépasser les 48 heures hebdomadaires tout en acceptant une flexibilité accrue dans le calcul des heures travaillées.

Le texte de l'eurodéputé socialiste espagnol Alejandro Cercas (encore un curieux socialiste), adopté par 345 voix contre 264 et 43 abstentions , envisage la suppression totale, mais après une période de transition, des possibilités de dérogations individuelles ("opt out" en anglais) au plafond de 48 heures de travail hebdomadaire prévu par la législation européenne, dans les trois ans suivant l'entrée en vigueur de la directive.

Le groupe des libéraux-démocrates et celui du PPE (Parti populaire européen, droite) se sont cependant divisés. Environ 60 % de leurs membres, soit plus ou moins l'Europe du Nord et de l'Est (dont la Grande-Bretagne et l'Allemagne) ont voté contre, l'Europe du"Sud" (dont les Français de l'UMP et de l'UDF) votant pour.

"Sans aucun doute c'est un compromis, mais un compromis qui nous permet de faire avancer en même temps la sécurité et la flexibilité", avait prévenu par avance le rapporteur Alejandro Cercas.

"Nous voulons défendre le cœur de l'Europe sociale", avait-il ajouté lors d'une conférence de presse, dans une allusion appuyée au débat qui agite la France à l'approche du référendum sur la Constitution européenne.

A t'on prévenu M. Cercas que "son progrès social" ramène le travailleur français a ses luttes du XIXeme siècle? Sait il que les travailleurs français se battent pour conserver un temps de travail 30% inférieur à 48 heures?
Par Bureau
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Dimanche 15 mai 2005

La  réflexive Ségolène qui se demande toujours dans quel sens va l’Histoire (européenne, évidemment), vient de lancer il y a quelques jours une pétition de 1 million de signatures, pour l’égalité des femmes et des hommes au travail.

http://www.europetition.com/pages/premiers-signataires.php

A l’instant même, elle a déjà recueilli 305 signatures, il ne lui en reste donc plus que 999.695, pour pouvoir faire parvenir cette pétition à la Commission Européenne, qui aura le pouvoir souverain de décider de son sort ou de la jeter à la poubelle sans avoir d’explications àfournir.

    Je vous en prie, faites-lui un peu de promo, car à ce train là, il va lui falloir plus de 100 ans pour arriver au chiffre fatidique et elle est tellement énervée de constater le peu d’intérêt des Françaises pour son geste héroïque, qu’elle passe ses nerfs sur françois Hollande, ce qui le déconcentre dans son héroïque bataille pour le “oui” .

    Le brave François: il a déjà tant de mal avec les Jedis Fabius et Emmanuelli passés du côté obscur de la Force socialiste sans compter les vélléités du Yoda de l'ïle de Ré qui voudrait reprendre sa place!

    Je vous en prie,
faites un geste pour le Lundi de Pentecôte envers ceux qui en ont le plus besoin:

AIDEZ SEGOLENE ET AIDEZ EN MEME TEMPS FRANCOIS:

Allez au "http://www.europetition.com/pages/premiers-signataires.php", et votez.
Par Bureau
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Samedi 18 juin 2005
    61 % des Français disent regretter le Franc, selon un sondage Ifop/Valeurs actuelles tandis que 56% des Allemands souhaitent le retour du mark. . En Allemagne, en Italie, au Pays-Bas, la question de l'euro n’est plus taboue depuis le non franco-néerlandais.

    Treize ans après la ratification à l’arrachée du traité de Maastricht, les classes moyennes et populaires ont repris le pouvoir le 29 mai. Souffrant particulièrement de la triple érosion de leur niveau de vie, de l’identité nationale et de la souveraineté, ce sont elles qui ont sanctionné ce système européen (on ose plus parler de « modèle ») franchement douteux, que le projet constitutionnel venait parachever. L’euro étant certainement le plus parfait symbole de cette triple érosion qui a conduit aux deux premiers « non » français et néerlandais, il est sain et légitime que s’ouvre aujourd’hui un débat sur l’avenir de la monnaie unique.

Le lit de Procuste européen

 Avec une économie allemande menacée de récession, même si la France tire moins mal son épingle du jeu, la zone euro est depuis longtemps un « îlot de stagnation dans un océan de croissance et d’emplois » comme l’explique l’économiste Nicolas Baverez. La planète dans son ensemble connaît en effet une phase d’expansion économique inégalée depuis 1976 avec une croissance moyenne de 5%. Si l’Europe est à la traîne de l’économie mondiale, ce sont les pays non membres de l’Union européenne, Islande, Norvège et Suisse qui échappent à cette sinistrose. Mieux encore, au sein de l’Union européenne, ce sont les pays qui ont conservé leurs monnaies nationales que s’en tirent encore le mieux. Grande-Bretagne, Danemark et Suède se situant en matière de croissance et d’emploi largement au dessus de la moyenne européenne. Or, la zone euro, de son côté, atteint à peine 1,8 %.
    Il faut donc accepter de rouvrir en France aussi ce débat sur l’avenir de l’euro, sans tabou et sans dogmatisme. Dans la mythologie grecque, Procuste (en grec ancien Prokroustês, littéralement « qui martèle pour allonger ») était un brigand dont la spécialité était de capturer les voyageurs et les torturer en les allongeant sur un lit de fer, où ils devaient tenir exactement ; s’ils étaient trop grands, il coupait les membres qui dépassaient ; s’ils étaient trop petits, ils les étiraient jusqu’à ce qu’ils atteignent la taille requise, d’où son surnom. Procuste fut tué par Thésée, qui lui fit subir le même sort.

    Pour l’Europe, la leçon est claire : une monnaie unique pour des peuples différents impose un « lit de Procuste » et un sous-optimum collectif pour des économies aux besoins différents. Une monnaie, c’est un peuple et une nation et il ne peut pas exister de monnaie sans peuple, sans État et sans nation. Nous sommes donc dans cette situation avec l’euro qui impose jusqu’à la fin des temps que les Français doivent accepter la même discipline salariale que les Allemands ou les Finlandais, la même couverture sociale que les Grecs ou les Italiens, les mêmes taux d’imposition sur les sociétés que les Luxembourgeois, la même inflation que les Autrichiens etc.

Le double « non » ouvre le débat sur l’avenir de l’euro

    Le malaise européen pouvant enfin s’exprimer librement, c’est dans deux pays ayant fait ratifié la Constitution par ses élites dirigeantes (le Parlement) — l’Allemagne et l’Italie — qu’ont surgit au plus haut niveau, les critiques sur l’impact de l’adoption de la monnaie unique et où un démantèlement de l’euro est sérieusement évoqué. Alors que l’Italie est menacée d’une procédure pour déficit excessif par la Commission de Bruxelles, le ministre italien aux Affaires sociales, Roberto Maroni, s’est déclaré favorable à une double circulation de l’euro et de la lire, et celui des Réformes, Roberto Calderoni, imaginait la création d’une nouvelle monnaie nationale italienne liée au dollar.
    En Allemagne, le démantèlement de l’euro est loin d’être un tabou. Le magazine Stern du 2 juin 2005 y consacre tout un dossier, avec à la une un aigle allemand s’étouffant avec une pièce d’un euro : « Avons-nous avalé l’euro de travers ? », avant de répondre sans ambages : « L’euro nous démolit. » Il révèle le contenu d’une réunion informelle à Berlin avec le président de la Bundesbank Axel Weber, le ministre des finances Hans Eichel et des économistes. L’un des participants, l’économiste de Morgan Stanley, Joachim Fels, selon qui les divergences économiques dans la zone euro pourraient « conduire d’ici un certain nombre d’années à un démantèlement de l’euro ». Le ministre de l’Economie, Wolfang Clement, a lui-même rendu l’euro responsable de la stagnation économique dans son pays, en déclarant que l’Allemagne « sacrifie une part non négligeable de sa croissance sur l’autel de l’union monétaire », en raison du niveau des taux d’intérêts imposés par la Banque centrale européenne.
    Une note interne au ministère des finances allemand intitulée « Zone euro : préoccupations croissantes au sujet des différences qui s’accentuent en matière d’inflation et de croissance » estime que « le fossé menace de se creuser encore et il y a donc un risque accru d’une crise d’ajustement ».
    Une autre note estime que l’Allemagne a perdu avec le Mark l’avantage concurrentiel d’avoir les taux d’intérêt les plus bas en Europe, au profit de pays comme la Grèce, l’Irlande, le Portugal ou l’Espagne. En permettant à ses voisins d’obtenir le même loyer de l’argent qu’elle, l’Allemagne aurait perdu 1,4 point de croissance en 2004.
    Selon un sondage Forsa, 56 % des Allemands souhaitent le retour du mark, 48 % estiment que l’euro a contribué à la mauvaise situation économique en Allemagne et 90 % qu’il a conduit à une augmentation durable des prix.
    Stern évoque enfin un argumentaire juridique selon lequel une sortie de l’euro serait possible, par un accord, au cas où les fondements de l’UEM ne seraient plus respectés. Cet argumentaire est tiré d’un document élaboré par les services du Bundestag à la demande du député eurosceptique Peter Gauweiler (CSU).

L’euro n’est pas né d’une rationalité économique

    Dans une tribune publiée par Le Monde du 14 janvier 2004, deux experts économiques (MM. Gribe et Jacque) s’interrogent « Les jours de l’euro sont-ils comptés ? », démontrant pourquoi la monnaie unique n’a pas enrayé le malaise économique européen et s’interrogeant sur sa responsabilité dans les difficultés économiques actuelles de la zone euro. Ils rappellent les performances comparées de la zone euro et de la zone non-euro : ici une « croissance anémiée, la hausse rampante du chômage — alors même que le déficit budgétaire des deux principales économies de la zone dépasse le plafond de 3 % du PIB fixé par le pacte de stabilité » ; là-bas (Royaume-Uni, Suède et Danemark), des « taux de chômage notablement plus faibles, des taux de croissance plus élevés et des déficits budgétaires très limités (quand ils ne connaissent pas un excédent budgétaire) ».     Le lancement de l’euro en 1999 « reposait sur une décision politique, et non sur la théorie économique de la zone monétaire optimale (ZMO) ». Une ZMO est un groupe de pays ou de régions dont les économies sont fortement imbriquées, à la fois au plan des échanges de biens et de services et au niveau de la mobilité des facteurs de production. Les Etats-Unis — qui sont une nation — sont l’exemple de réussite d’une ZMO.
Or, l’Union européenne n’est pas une ZMO :
— Les échanges en son sein représentent environ 15 % du PIB de la zone, ce qui est très faible comparé aux Etats-Unis.
— La mobilité du travail en Europe est très limitée par rapport aux Etats-Unis. Elle est d’ailleurs faible même à l’intérieur des Etats.
— Si l’UE était une ZMO, « l’économie du pays traversant des difficultés s’ajusterait via : 1) la mobilité de sa main-d’œuvre avec le reste de la zone, 2) la flexibilité des salaires et des prix et/ou 3) un transfert budgétaire depuis Bruxelles ».

    Aucune de ces trois conditions n’a jamais été remplie. — L’euro a créé une politique monétaire unique gérée par la Banque centrale européenne, privant chaque pays des deux outils de la politique économique : la politique monétaire indépendante ; la flexibilité des taux de change ; le troisième outil, la politique budgétaire, est quant à lui contraint par le pacte de stabilité.
    Du fait des différences entre les pays de l’UE, la diminution de l’autonomie de leurs politiques économiques peut être dramatique si un de ces pays subit un choc particulier qui n’affecte pas le reste de la zone euro. Pour les deux experts, « la combinaison d’une politique monétaire centralisée et d’une politique budgétaire décentralisée aboutit à des différentiels d’inflation entre les pays de l’UE qui conduisent à des disparités du pouvoir d’achat de l’euro dans les Etats membres ».     Dans le cadre d’un système de change « national », cet effet serait aisément corrigé via la politique monétaire et une appréciation ou une dépréciation « compétitive » de la monnaie. Or, « la monnaie unique paralyse l’outil des taux de change tout en annulant l’indépendance de la politique monétaire ».
    Du fait de cette incapacité à apporter une réponse flexible à l’inflation, le pouvoir d’achat de l’euro dans plusieurs pays s’érode par rapport à la moyenne de la zone et par rapport à l’Allemagne. Ils rappellent « la triste odyssée du peso argentin », lié par une parité fixe avec le dollar durant les années 1990, créait de fait une union monétaire avec les Etats-Unis. « En agissant ainsi, l’Argentine abdiquait l’indépendance de sa politique monétaire au profit des Etats-Unis et abandonnait sa politique de change, sans obtenir en compensation des transferts budgétaires et sans pouvoir faire jouer la mobilité du travail. Le peso devint nettement surévalué (d’environ 30 % en termes de parité de pouvoir d’achat par rapport au dollar), alors que l’économie argentine ralentit, entraînant un chômage de masse et finalement l’effondrement de la parité peso/dollar et la plongée du taux de change. »
    En cas de récession (et l’Allemagne n’en est pas loin), accompagnée d’un taux de chômage structurel de 11 % à 13 %, la pression sur les pays de la zone euro serait insoutenable. Les dirigeants ne pourront alors « résister à la tentation d’un retour indépendant au taux de change flottant ». Alors que l’élargissement en bloc de l’UE à dix nouveaux pays d’Europe de l’Est « ne fera qu’affaiblir davantage un attelage déjà bien branlant », ils concluent que « si traumatisant que cela soit de restaurer certaines monnaies nationales — pas nécessairement toutes —, certains pays, notamment les plus petits, pourraient décider d’abandonner l’euro ».
    On rappelle que dans la pratique, un retour en arrière sur l’euro suppose juridiquement un accord politique constatant que les fondements de la union monétaire posés par le traité sur l’Union économique et monétaire n’ont pas été respectés.

Il n’y jamais eu d’avenir pour les monnaies plurinationales

    Les nouveaux Etats indépendants issus de la dislocation de l’Union soviétique n’ont pas hésité à abandonner le rouble, qui était pourtant bel et bien la « monnaie unique » de la nouvelle Communauté des États Indépendants, pour adopter leur propre monnaie nationale, comme instrument de leur indépendance et symbole de leur dignité retrouvée d’une part, outil essentiel de politique économique nationale d’autre part.
    Le même phénomène impérieux joua en son temps lors de la dislocation du Pakistan, l’ancienne partie orientale devenant indépendante en 1971 sous le nom de Bangladesh et adoptant une nouvelle monnaie, le taka. De même qu’il a joué lors de la division de la Tchécoslovaquie, avec l’apparition de la couronne tchèque et de la koruna slovaque. Raison invoquée à l’époque : les Tchèques « en avaient assez de payer pour les Slovaques »... Ce fut le même scénario lors de l’éclatement de la fédération yougoslave.

Les pistes envisagées pour réformer l’euro

    Au cours de la campagne référendaire, les députés français du groupe Indépendance et Démocratie — Philippe de Villiers, Paul-Marie Coûteaux et Patrick Louis — ont lancé quinze propositions pour renégocier.
    L’une d’elle porte évidemment sur la réforme de l’euro et n’exclut aucune hypothèse. Ils constatent qu’aujourd’hui l’euro est devenu une variable d’ajustement des fluctuations monétaires internationales puisque, à l’inverse des banques centrales américaine et asiatique, la BCE, paralysée par les différences entre les économies de la zone, a renoncé à toute gestion active de la monnaie.         L’euro étant là, il faut essayer de faire en sorte que les Français en souffrent le moins possible, et qu’enfin ils en récupèrent au contraire quelques avantages. Ils proposent d’assouplir le pacte de stabilité, en augmentant la marge de manoeuvre budgétaire des Etats, pour qu’ils puissent adapter leur politique à leur situation économique interne. Chaque Etat doit pouvoir s’organiser, avec seulement une coordination souple au niveau européen. Pour rendre le système plus lisible pour les citoyens, ils proposent d’abord que soit maintenu aussi longtemps qu’il le faudra, dans les magasins, le double affichage euros/francs, d’imprimer sur les billets en euros leur contre-valeur en francs et de rendre publics les comptes-rendus des réunions des gouverneurs et du Conseil des ministres des finances de la zone euro (« Eurogroupe »).
    Le Conseil des ministres européen doit exercer toutes ses responsabilités face à la Banque centrale, et lui fixer, à côté de l’objectif de maîtrise des prix, un objectif de croissance et de lutte contre le chômage, sous l’oeil vigilant du contrôle des parlements nationaux (ce qui suppose évidemment une réforme institutionnelle).         Pour favoriser l’association précoce des nouveaux membres, il faut leur ouvrir la possibilité d’introduire un « euro-monnaie commune », circulant parallèlement à leur monnaie nationale. Enfin, ils jugent qu’il ne faut pas exclure que ce système intermédiaire prévu pour les nouveaux membres puisse devenir une issue de compromis acceptable pour tous en cas de crise grave : certains membres actuels, ou tous, s’ils ne pouvaient tenir la parité fixe, pourraient passer au système dual « euro-monnaie commune »/monnaie nationale, hypothèse que le non franco-néerlandais a sorti du tabou.


Christophe BEAUDOUIN Collectif pour une confédération des États d’Europe
Par Bureau
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Mardi 5 juillet 2005
Nous sommes tous français maintenant! C'est par cette phrase que commence un intéressant article du New York Times du 2 juillet 2005.
Traduction avec mon anglais approximatif du dit article:

" Ah, ces Français! Combien ils peuvent être idiots! L'Union Européenne veut approfondir son intégration et la France, essayant de protéger ses 35 heures par semaine et ses avantages sociaux, rejette la constitution de l'Union Européenne . Quel pied de nez des luddistes* gaulliens antimondialistes! Eh, les Jacques, dans quel monde pensez vous que nous sommes en train de vivre? Regardez le programme! ça s'appelle le capitalisme anglo-américain, mes amis!

Oui. C'est amusant de se moquer de la France. Mais qu'entend t'on au Congrès américain? Ce sont des congressistes -dont beaucoup sont démocrates-  qui menacent de rejeter le CAFTA , l'accord de libre échange de l'amérique centrale? Ce sont des membres du Congrès craignant d'approuver un accord de libre échange signé il y a un an avec le Salvador, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua et la République Dominicaine.
Mon Dieu (en français)! Voilà ce qu'on y entend. Et c'est beaucoup de raisons identiques que la France a résisté à plus d'intégration: une ceur protectionniste de la compétition avec le monde sans aucun murs.

Oui, nous sommes tous des Français maintenant."

* Le luddisme est un mouvement ouvrier des années 1811-1812 en Angleterre connu pour ses destructions de machines (métiers à tisser notamment).

    On apprend dans la suite de l'article que le lobby du sucre américain veut bloquer les importations d'Amérique centrale, que les syndicats américains (AFC CIO) se sont alliés contre les conséquences en terme de dumping social de cet accord, et que les Démocrates veulent saisir l'occasion pour mettre en difficulté Bush devant son électorat. 

    Thomas Friedman, l'auteur de l'article est évidemment un libéral pur mais ces arguments ont le mérite d'apporter une lumière sur les objectifs réels de la construction européenne et des élites ouiouistes..
.
- Le CAFTA va permettre par les délocalisations des firmes américaines en Amérique centrale, de concurrencer le textile chinois en spécialisant ces nations dans le travail intensif de la couture. Ainsi "Made in Honduras" poura avoir un contenu 60% américain tandis que Made in China n'en aura aucun.
La proximité des pays du CAFTA permettra une réactivité au marché que ne pourra avoir la lointaine Chine.
- Le CAFTA va permettre de réduire le coût du travail trop élevé aux Etats Unis et ouvrir de nouveaux marchés pour les entreprises américaines.
- Le CAFTA va permettre de chasser définitivement le communisme  de  l'Amérique centrale au lieu que  les Etats Unis aient besoin de dépenser des  billions de dollar pour  cela. Honte à nous les américains si les Etats Unis ne tendent pas le bras à ces jeunes démocraties.

Ultime argument:
si l'Amérique vote NON au CAFTA, une minorité aura alors trompé l'intêret de la majorité (Friedman ne précise pas de quoi...).
Si l'Amérique revient en arrière , elle ira droit vers un malaise français ou vers un mal de tête hollandais . 
Par Bureau
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Mardi 5 juillet 2005

Légende: le nouvel emblême de l'Union Européenne  est présenté aux électeurs.
Par Bureau
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Jeudi 15 septembre 2005

[...] Son parti, le Linkspartei, n'a pas sa place dans les disputes assez polies des quatre partis établis (CDU, FDP, SPD, Grüne) et quand il y est associé, c'est plutôt à son représentant légal, l'Est-Allemand Gregor Gysi, qu'il est fait appel.

    Alors, puisque son ennemi Schröder n'ose pas l'affronter, le «Napoléon de la Sarre» [...] ) l'interpelle solennellement. A Sarrebruck hier, à Hanovre mardi. Les milliers de convaincus qui se pressent pour l'entendre sont rarement déçus du voyage. Lafontaine leur sert un discours au lance-flammes. L'ex-ministre des finances et ancien numéro 1 du SPD ne recule devant rien. Contre les «soixante-huitards pourris» et les «élites corrompues», tous les coups sont permis, [...] il convoque Victor Hugo et Karl Marx qu'il paraphrase : «Un spectre hante l'Allemagne, celui de la nouvelle gauche ! Grâce à vous, nous allons faire danser le Bundestag !»

    Il faut, martèle-t-il, en finir avec la «pensée unique néolibérale» dont Fischer et Schröder sont les serviteurs. En maintenant, au nom de la flexibilité, «la jeunesse dans la précarité et la désespérance», ces deux-là seraient «responsables de la baisse de la natalité en Allemagne». Lafontaine se défend d'avoir jamais voulu flatter la xénophobie quand il s'en est pris aux «travailleurs étrangers»,[...] «Ce que je voulais condamner, rectifie-t-il, ce sont les exploiteurs qui font venir ces travailleurs dans des containers». Le chef de la «vraie gauche» est très remonté contre Fischer, le chef de la diplomatie, qu'il accuse d'avoir doublement trahi la cause pacifiste [...]. «Nous ne voulons pas de soldats allemands dans les guerres du pétrole et du gaz.» [...]

    Le tribun proclame que la bataille n'est pas perdue et que c'est à Paris que l'espoir a surgi. Il sert un récit merveilleux de la soirée du 29 mai : «Les Français ont dit non et il y a eu une fête gigantesque... Le peuple s'est réapproprié la politique.» Il faut conclut-il que les Allemands soient, eux aussi, «consultés par referendum». [...]

Par Un article fielleux de Libération- Alain Hauffray
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Lundi 3 octobre 2005
Train Le parlement européen vient de voter le rapport suivant :

1. L’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire international de passagers dès 2008 y compris cabotage sur lignes internationales.

Qu’est ce que le cabotage ? Quasiment personne ne voyage de Paris à Rome en train. Cela signifie que sur la ligne Paris-Rome, les segments Paris-Lyon, Lyon Marseille, Marseille Turin, etc., sont aussi ouverts à la concurrence.

A l’intérieur de ces grandes lignes internationales, on trouve les liaisons nationales les plus rentables. A terme, cela signifie que seules les "grandes" compagnies ferroviaires (SNCF, DB) risquent de monopoliser et écrémer le marché au détriment des compagnies nationales des pays à taille réduite et/ou traversés par des grandes lignes internationales ( Belgique, Luxembourg, Pays- Bas, Autriche, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie, Pologne, Lettonie, Lituanie...).

2. L’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire national de passagers dès 2012

3. La possibilité d'ouvrir de manière anticipative le trafic national avec une "clause de réciprocité" selon laquelle seules les entreprises ferroviaires établies dans un Etat membre dont le réseau est ouvert à la concurrence pourraient faire circuler des trains dans un autre Etat membre.

La droite française a joint ses forces à celles des droites européennes pour accélérer la libéralisation du trafic ferroviaire. Elle a voté pour l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire des passagers relayant les ambitions commerciales de la direction de la SNCF qui ne cache pas son soutien à cette directive.

La priorité politique de l'Union européenne devrait être de rééquilibrer les conditions de concurrence entre le rail et la route. Sans ce volontarisme, la route continuera de triompher. A cet égard, l'Europe doit privilégier une véritable politique des transports plutôt qu'une approche en termes de marché des transports sous peine de perpétuer l'hégémonie routière. La question n'est donc pas celle du choix entre monopole ou concurrence mais plutôt celle de la compétitivité externe du rail par rapport aux autres modes de transport.

Enfin, c’est encore un service public essentiel qui est balayé par cette directive qui accélère le désengagement des sociétés nationales de chemin de fer de l’exploitation des lignes non rentables pour organiser la compétition sur les liaisons les plus profitables au détriment de l’aménagement du territoire et de l’usager.

Par Bureau
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Dimanche 16 octobre 2005
“ Une étude d’opinion menée dans 23 pays révèle que dans 20 d’entre eux, une majorité absolue (17) ou relative (3) des citoyens pense qu’il serait positif (mainly positive) que l’Europe devienne plus influente que les Etats-Unis dans les affaires du monde. Aujourd’hui, l’Europe est vue comme ayant une influence positive dans le monde par 22 pays ”. L’étude a été menée par la société nord américaine Globescan Incorporated et son réseau en liaison avec le Program on International Policy Attitude (PIPA) de l’Université du Maryland (1) du 15 novembre 2004 au 5 janvier 2005 sur un total de 23518 personnes (2). Les résultats, livrés à la presse en avril 2005, sont repris et commentés aujourd’hui par le Christian Monitor américain du 30 septembre (3) sous un angle et un titre provocateur : “ Sur la scène mondiale, la France est le pays dont le rôle est le mieux perçu dans le monde. Karen Hugues devrait être française – son travail en serait facilité ” (4).

Bien sûr, les résultats du sondage sont intéressants, nous allons les regarder. Relevons d’abord que l’objet du sondage était, dans le cadre de la mondialisation, de mesurer l’appréciation du public quant à l’influence, positive ou négative, de chaque pays sondé (5), avec une question particulière sur le rôle de l’Union européenne comparé à celui des USA. Et que les résultats sont mauvais pour les Etats-Unis qui ont “ l’honneur douteux de collectionner le plus grand nombre de pays ayant une opinion négative de leur influence dans le monde ”, (15 sur 22) juste avant la Russie. Mais il est également intéressant de noter comment le Christian Monitor se sert de cette étude relativement ancienne et générale, en éclairant précisément l’image française, comme d’un instrument critique de la position américaine : avec d’autres, nous allons le voir, il révèle combien la perte de confiance qui affecte George Bush dans son pays est profonde et, pour reprendre l’étude “ reflète la profonde division des Américains sur leur politique étrangère ”.


L’Europe sur le podium



(...) Parmi tous les pays sondés, 58 % de la population interrogée souhaiterait que l’Europe prenne plus d’influence que les Etats-Unis sur les affaires du monde. Si l’on exclut l’Europe elle-même des chiffres, le taux est de 53 % ”. Si l’on en croit l’étude, les voisins immédiats des Etats-Unis seraient les plus demandeurs : les deux tiers des Mexicains et 63 % des Canadiens en expriment le souhait, comme, d’ailleurs, 62 % des Australiens et un peu plus de Sud Africains. On s’étonne moins que ce voeu soit partagé par les deux tiers des Chinois, et 60 % des Russes. Même aux Etats-Unis, où la majorité est opposée à la montée en puissance de l’influence européenne (55 %), on trouve une forte minorité, plus d’un tiers des sondés (34 %), pour y voir une bonne chose.

Bien sûr, il y a des réticents, par exemple les Philippins (54 %) seuls favorables, avec les Américains, à l’influence US. Il y a des divisés, les Indiens, où les réservés battent les favorables d’une courte tête (38 % contre 35 %). Mais les opinions négatives sur l’Europe sont très rares, (2 % des Japonais, par ailleurs plutôt indifférents à l’Europe quand plus de la moitié des sondés n’ont pas d’opinion et quand même 16 % de ces mêmes Mexicains qui trouvent leur voisin américain encombrant). Et les opinions positives sur l’Europe sont impressionnantes quand elles atteignent, sur trois continents, au Canada, en Afrique du Sud et en Chine, un taux de plus de 70 % des sondés (6). On pourrait dire, si l’on a mauvais esprit, qu’on est apprécié quand on ne fait pas grand chose. Oui, mais la majorité souhaite précisément que l’influence européenne prenne le pas sur celle des Américains.

Aujourd’hui, l’Europe est vue comme ayant une influence positive dans le monde par 22 pays ” dit l’étude, pour 68 % des répondants (63 % si l’on exclut les Européens, qui, donc, croient en eux-mêmes). Voilà qui est à méditer, un résultat heureux, certes, mais qui suppose une attente, donc une responsabilité qu’il faudra bien assumer par rapport au “ reste du monde ”. Ce qui confirme aussi, au moins au moment de l’enquête, une césure entre Américains et Européens, qu’on suppose consécutive aux affaires irakiennes. Il serait intéressant de connaître l’état de l’opinion américaine aujourd’hui, avec l’apparition des doutes exprimés par la presse sur la conduite, par l’administration au pouvoir, de la politique étrangère américaine.


Opinion favorable pour la France



La position particulière de la France (et de son influence) apparaît dès l’introduction de l’étude : “ Parmi les grands pays, celui qui est le plus largement vu comme ayant une influence positive est la France, perçue positivement dans 20 pays ” (les deux exceptions sont les Etats-Unis et la Turquie, la France n’étant pas comptabilisée) avec 58 % d’opinions favorables. Parmi les sondés, 20 % seulement pensent qu’elle a une influence plutôt négative sur les affaires du monde (7), un taux lourdement grevé par les USA (53 % des personnes interrogées). Facteur positif, les chiffres sont encore meilleurs quand on considère les résultats par tranche d’âge : “ En vérité, tous les faits frappants trouvés dans l’étude paraissent plus prononcés parmi les populations jeunes ”. Les 18 29 ans sont plus nombreux à souhaiter voir grandir l’influence de l’Europe et de la France (61 %) et diminuer celle des Etats-Unis ou de la Grande Bretagne.

De même, les taux favorables s’améliorent-ils, pour l’Europe comme pour la France, avec le niveau d’études, quand ils s’aggravent pour les Etats-Unis. Et encore : “ Le niveau de revenu suit le même modèle que celui de l’éducation. Ceux qui ont un niveau de revenu supérieur sont plus susceptibles d’avoir une vue favorable à une Europe devenant plus influente que les Etats-Unis ; d’avoir une vue positive de l’influence de l’Europe, de la France, de la Russie et de la Grande Bretagne; et d’avoir une vue négative de l’influence des Etats-Unis ”. Par rapport à son voisin britannique pour lesquels nous possédons les chiffres, la France est créditée de meilleurs résultats : 50 % des sondés pensent que la Grande Bretagne exerce une influence positive dans le monde (78 % des Américains), avec 29 % d’opinions négatives, chiffres que l’on peut comparer avec les résultats pour la Chine (48 % d’opinions favorables contre 30 % de négatives).

Voilà qui rend singulière la maladie d’auto-dénigrement qui a fait, en France, de nombreuses victimes dans la classe politico-médiatique : entre les Cassandre de “ la France qui tombe ”, ceux qui “ se sentent étrangers à leur propre pays ”, les jugements répétitifs de certains analystes (“ Devenue globalement défavorable, l’image de la France joue maintenant à son détriment ” (8) on n’entend plus très bien la rumeur du monde en ce qu’elle signifie de sympathie envers la France et l’Europe, certes, mais aussi d’exigence et d’attente. Les accusations “ d’anti-américanisme hystérique ” ? Citons les auteurs de l’étude : “ De manière intéressante, les Français ont été modérément négatifs à propos de l’influence américaine, 54 % la voyant comme défavorable (...) ”, un taux à rapprocher de la moyenne des sondés (47 %), ou des résultats allemands (64 % d’opinions négatives), brésiliens (51 % d’opinions négatives), turcs (62 %) ou argentins (65 %) (9).

Le séisme américain


Séisme il y a. L’examen des tableaux, que nous donnons en note, et sur lesquels il faut s’attarder, laisse un peu étourdi. Doug Miller, président de GlobeScan, commente : “ Notre recherche montre que l’étoile de l’Europe s’est élevée en même temps que la réputation américaine a décru sous l’administration Bush. Les Américains doivent s’inquiéter quand c’est la partie la plus riche du monde et la partie la plus jeune qui ont le plus de problèmes avec eux ”.

Il semble bien que l’inquiétude provoque, dans les sondages, dans la presse et chez une partie de la classe politique américaine, des critiques de plus en plus nombreuses. Prenons, par exemple, l’article paru le jeudi 13 octobre dans l’International Herald Tribune par l’auteur du “ Grand Echiquier ”, contempteur de la force, Zbigniew Brzezinski. Il constate, aujourd’hui, en parlant de l’Irak : “ Cette guerre, défendue par un cercle étroit de décisionnaires pour des motifs qui n’ont pas encore été totalement expliqués, publiquement appuyée par une rhétorique démagogique reposant sur de fausses allégations, s’est trouvée coûter plus cher que prévu en sang et en argent. Elle a précipité les critiques du monde entier (...). “ L’équipe de Bush (...) a transformé un challenge difficile mais gérable en une débâcle internationale ”.

Critiques très dures aussi pour le président américain dans le Washington Post sous la plume de Jim Hoagland, le 9 octobre, sous le titre : “ Bush est aux commandes, mais pourquoi faire ? ” ou de David S. Broder, le même jour, dans le même quotidien : “ Trois articles à la une, le même jour, la semaine dernière, attestent de l’effilochage de la présidence de Bush ”. On peut donc penser que l’utilisation d’un sondage ancien, qui a tardé à être publié et qui a eu peu d’échos lors de sa parution en avril dernier, est repris par le Christian Monitor – enrichi de réactions et d’interviews – comme une arme de guerre. Volontairement axé sur l’image de la France, qui, selon Doug Miller cité dans l’article aurait, dans l’affaire irakienne “ parlé pour le monde; (Chirac s’est dressé et c’est cela, le leadership )”, il tire aussi quelques conclusions pertinentes sur l’Allemagne “ Il y a cette idée d’amitié (avec Washington), oui ; d’obédience, non ”.

Cette étude d’opinion a été confirmée, mois après mois, par d’autres sondages, que l’on peut trouver en ligne sur le site de PIPA (www.pipa.org). Les plus récents nous montrent une Amérique isolée dans l’opinion internationale, et, ce qui est grave pour l’Occident, isolée dans son propre camp. Mais la tension que souligne Zbigniew Brzezinski - motivations de guerre inexpliquées, fausses allégations - loin de s’apaiser, semble aujourd’hui partager l’opinion américaine elle-même sans qu’une traduction politique, une alternative aux choix stratégiques de l’équipe en place, une sortie de crise soient perceptibles. L’Europe et la France bénéficient d’une bonne image : mais on pourrait reprendre, pour l’Europe, le commentaire de Doug Miller : “ La France dispose clairement d’un gros avantage de départ, mais si elle n’essaie pas de l’utiliser, ce sera à ses risques et périls ”. Peut-on exprimer plus simplement le défi international qui attend une Union européenne en peine de réorganisation interne ?

Notes
(1) Adresse : http://www.globescan.com/default.asp?cs-overview.asp
Globescan Incorporated, 65 St. Clair avenue East, suite 900, Toronto, Canada M4T 2Y3
Le directeur en est Steven Kull, également directeur du programme PIPA à l’Université du Maryland, qu’il a fondé en 1992. Il appartient également au Conseil pour les Affaires étrangères (Council on Foreign Relations) et à l’American Association for Public Opinion Research.
Le PIPA diffuse le résultat de ses recherches “ aux membres des gouvernements, à la presse et dans le public, aussi bien qu’auprès des universités ”.

(2) Pays considérés par l’étude : Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chili, Chine, Corée du Sud, Espagne, Etats-Unis, France, Grande Bretagne, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Liban, Mexique, Philippines, Pologne, Russie, Turquie.

(3) Article en ligne (en anglais) : from the September 30, 2005 edition - http://www.csmonitor.com/2005/0930/p01s04-woeu.html
(4) Karen Hugues est Sous Secrétaire d’Etat américaine – elle vient d’achever son premier voyage à l’étranger avec pour tâche de redonner un lustre à l’image des Etats-Unis dans le monde.

(5) Exemple de question : “ Dites-moi s’il vous plaît dans la liste suivante qui a une influence principalement positive ou négative dans le monde (“ Please tell me if you think each of the following are having a  mainly positive or mainly negative influence in the world ”)  

(6) L’étude dit : “ L’Europe est vue d’une façon particulièrement positive au Canada (79 %), en Chine (77 %) au Philippines (76 %) et en Afrique du Sud (76 %) ”. Ainsi, nos amis Philippins préfèrent-ils le “ leadership ” américain tout en ayant une très bonne opinion de l’Europe.

(7) Les résultats pour la France par ordre décroissant : par commodité, pour est “ influence positive ”, contre “ influence négative ”.

Opinion positive :

  • Allemagne : pour 77 %,  contre 13 %
  • Italie : pour 73 %, contre 17 %
  • Chine : pour 72 %, contre 9 %
  • Corée du Sud : pour 72 %, contre 22 %
  • Liban : pour 69 %, contre 12 %
  • Afrique du Sud : pour 69 %, contre 17 %
  • Canada : pour 68 %, contre 19 %
  • Philippines : pour 68 %, contre 22 %
  • Espagne : pour 67 %, contre 12 %
  • Russie : pour 63 %, contre 7 %
  • Chili : pour 63 %, contre 10 %
  • Indonésie : pour 63 %, contre 21 %
  • Pologne : pour 60 %, contre 11 %
  • Brésil : 56 % pour, 24 % contre
  • Grande-Bretagne : pour 53 %, contre 29 %
  • Australie 51 %, contre 30 %
  • Inde : pour 46 %, contre 28 %
  • Argentine : pour 45 %, contre 20 %
  • Mexique : pour 36 %, contre 23 %
  • Japon : pour 35 %, contre 4 %
Pays ayant une opinion plus négative que positive :
  • Etats-Unis : pour 37 %, contre 52 %
  • Turquie : pour 34 %, contre 37 %          
(8) Ecrit en 2001, François Heisbourg, ancien directeur de l’International  Institute for Strategic Studies, http://www.diploweb.com/france/2.htm

(9) Résultats pour les Etats-Unis à la question citée plus haut (influence positive ou négative dans le monde) :
Opinion positive :
  • Philippines : pour 88 %, contre 9 %
  • Afrique du Sud : pour 56 %, contre 35 %
  • Inde : pour 54 %, contre 30 %
  • Pologne : pour 52 %, contre 21 %
  • Corée du Sud : pour 52 %, contre 45 %
  • Italie : pour 49 %, contre 40 %
Pays ayant une opinion plus négative que positive :
  • Grande Bretagne : pour 44 %, contre 50 %
  • Brésil : pour 42 %, contre 51 %
  • Chine : pour 40 %, contre 42 %
  • Australie : pour 40 %, contre 52 %
  • Indonésie : pour 38 %, contre 51 %
  • France : pour 38 %, contre 54 %
  • Canada : pour 34 %, contre 60 %
  • Liban : pour 33 %, contre 49 %
  • Chili : pour 29 %, contre 50 %
  • Espagne : pour 29 %, contre 51 %
  • Allemagne : pour 27 % contre 64 %
  • Japon : pour 24 %, contre 31 %
  • Argentine : pour 19 %, contre 65 %
  • Turquie : pour 18 %, contre 62 %
  • Russie : pour 16 %, contre 63 %
  • Mexique : pour 11 %, contre 57 %

Par Hélène Nouaille, Alain Rohou
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Jeudi 20 octobre 2005
La formule révolutionnaire. A l’invitation de Georges Sarre  (Maire du XIe et Premier Secrétaire du MRC) , le président Hugo Chavez a livré sa formule révolutionnaire mercredi soir (19 octobre) devant une salle comble, à la Mairie du XIe arrondissement. De nombreux militants et personnalités de gauche étaient présents : Danièle  Mitterrand, Jean-Pierre Chevènement, Bernard Cassen et Jacques Nikonoff (Attac), Michel Dufour (PCF), Jacques Boutault (Les Verts), des syndicalistes comme Annick Coupé (SUD), ainsi que des personnalités du monde intellectuel, médiatique et artistique, comme Ignacio Ramonet (Le Monde diplomatique), Jean-François Kahn (Marianne), ou le psychanalyste Gérard Miller.

Pourquoi un chef d'Etat dans une mairie ? Georges Sarre et Hugo Chavez sont de vieux amis. Le maire chevènementiste est l'un des rares hommes de gauche à avoir toujours soutenu le président vénézuelien, élu en 1998. Réformateur de gauche, révolutionnaire diront certains, Hugo Chavez avait contre lui les américains et de nombreuses forces politiques de son pays.

Le socialisme, seule alternative à la barbarie. Reçu en compañero à la Mairie du XIe arrondissement, Hugo Chavez est revenu sur l’histoire de la révolution vénézuelienne. S’appuyant sur sa pratique politique, il a dessiné le socialisme du XXIe siècle, seule alternative à la barbarie. Chavez a notamment mis l’accent sur le rôle de la conscience et de la morale, sans lesquelles les peuples ne peuvent prendre en main leur destin. Retrouvez prochainement le discours de Chavez sur le site du MRC.

Par Bureau
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