Le Mouvement Républicain et citoyen de Loire Atlantique met en garde les ouvriers du bassin nazairien sur les dangers de la directive Bolkenstein.En effet, cette directive européenne application directe de l’article III. 144 de la constitution européenne permet de faire appel à une main d’œuvre étrangère en appliquant la législation sociale et les salaires du pays membre d’origine. Cela implique la mise en concurrence de milliers d’ouvriers nazairiens avec des ouvriers de l’Est sur la base de salaire équivalent au RMI français (cas de la Lituanie) ou 7 fois inférieur au SMIC à partir de 2007 (date d’entrée de la Roumanie dans l’Union Européenne).Si les ouvriers français ne disent pas NON à l’Europe de la destruction sociale qui s’est construite à Bruxelles, ils disparaîtront , à Saint Nazaire comme partout en France avec la bénédiction des partis favorables au OUI.L’horreur économique est d’ailleurs en marche : des cabinets britanniques proposent déjà aux entreprises de la région des études sur la possibilité de faire appel à des entreprises de services étrangères dans le cadre de la directive Bolkenstein.
Par Loic Bureau
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Mercredi 14 décembre 2005
Pour le Mouvement Républicain et Citoyen de Loire Atlantique, le vote des députés UMP appelant les enseignants à mettre en valeur les caractères positifs de la colonisation et les dénonciations délirantes du « Collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais » relèvent d’une même dérive.
Le MRC 44 refuse la lecture officielle de l’histoire que les parlementaires UMP tentent d’imposer par l’article 4 de la loi du 23 février 2005. Mais ils refusent pour les mêmes raisons que des individus ou des communautés tentent d’imposer leur lecture de l’histoire, au service de la cause qu’ils défendent en discréditant avec des procédés et des propos inadmissibles, certains historiens ou leurs œuvres qui montrent que les choses sont plus complexes.
De ce point de vue, le MRC44 dénonce les accusations portées par le « Collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais » contre l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau dont l’ouvrage « les traites négrières, essai d’histoire globale » se fonde sur une démarche rigoureuse et l’exploitation de sources nouvelles et variées. Le MRC dénonce de même la banalisation du génocide juif par ce même Collectif qui tente de faire de Napoléon un autre Hitler sous le prétexte du rétablissement de l’esclavage par ce dernier (pressé par les demandes de son épouse créole).
L’histoire de la colonisation reste sans doute à construire ou à reconstruire, mais cela ne saurait se faire sans renoncer aux règles élémentaires de la recherche historique. La loi Taubira en 2001 a reconnu la traite comme relevant des crimes contre l’humanité.
Il appartient maintenant de laisser les historiens écrire l’histoire et de permettre aux enseignants de l’enseigner.
Loic Bureau,
délégué au conseil national du MRC
professeur d'histoire
Par Bureau
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Dimanche 18 décembre 2005
Dans la ligne de mire des présidentielles de 2007, pour les partis politiques de gauche, l’heure est à la réflexion pour la reconquête du pouvoir, et elle passe par des rapprochements. A l’initiative de la fédération régionale du MRC , un premier pas vers l’union des « forces de gauche » a été tenté, vendredi 16 décembre, à la manufacture des tabacs à Nantes.
Michel SORIN, 1er secrétaire de la Mayenne et Jean-Louis LE BOUËDEC, 1er secrétaire du MRC44 avaient invité pour l’occasion Patrick TRANNOY secrétaire national du MRC, le Parti Communiste représenté par Michel RICA, le Parti Socialiste par Stéphane JUNIQUE et Jean-Yves CORBIERE pour le PRG (les Verts n’ont pas répondu à l’invitation) les associations de mouvements anti-libéraux .étaient aussi invités et représentés par Jean-Claude HERVE pour ATTAC et Bernard TEPER pour l’UFAL (Union des Familles Laïques)
Tous les représentants des partis politiques présents ont convergés vers un mot d’ordre :« Rassemblement de toutes les forces de gauche sans tabou ni exclusive, pour faire barrage à la droite et sa politique ultra-libérale ».
Pour le MRC (JL Le Bouëdec, Michel Sorin et P Trannoy) « il faut se rassembler malgré nos divergences philosophiques dans le respect de l’unité républicaine… » et de préciser « la République des mots, ça suffit ! il faut passer à la république des actes ! ».
Pour le PC (M. Rica) « le peuple doit reprendre le pouvoir, les politiques doivent être perçus comme des élus qui savent entendre et écouter le peuple… » « si la gauche ne se retrouve pas on ne gagnera pas… ».
Pour le PS (S. Junique) « il faut essayer de dépasser 2002 et regarder désormais vers l’avenir… » « il faut prendre ensemble des initiatives politiques en commun pour faire barrage à la droite ». Il salue la démarche du MRC pour l’organisation de cette soirée et de l’invitation faite au PS.
Pour les représentants des associations, JC. Hervé pour ATTAC indique « que l’unité de la gauche n’est pas leur priorité… » « leur action a pour but de combattre la désaffection des citoyens vis à vis des politiques et syndicats » il précise « que la victoire du 29 mai c’est la victoire de l’anti-libéralisme… ».
Pour B. Teper de l’UFAL « la victoire contre le libéralisme ne pourra se construire qu’en articulant le rôle de l’union des partis avec l’union des mouvements anti-libéraux… » parlant de la laïcité il précise « contrairement à une idée répandue, la laïcité n’est pas une spécificité Française, pour exemple l’UFAL est liée à 80 organisations dans le monde… ».
Tous les représentants des partis sont d’accord pour donner une suite à ce préambule pour des Etats généraux de la gauche. « Vous m’avez ouvert la porte, je l’ai franchie, vous m’avez bien accueilli… » a déclaré le représentant du PS à l’attention des premiers secrétaires du MRC, et de préciser « le MRC à toute sa place dans un rassemblement de la gauche…
Par Bureau
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Dans le cadre de l’application des décisions prises au sommet de la gauche le 8 février, les organisations ayant participé à ce sommet se sont réunies pour élaborer ensemble « une mobilisation unitaire contre la politique de l’emploi et le CPE sous la forme d’un tract, d’une pétition et de semaines d’action ».
Devant le refus des autres organisations de prendre en compte, au-delà de la seule opposition au CPE, les exigences d’une nouvelle politique économique en faveur de l’emploi, le MRC est conduit à mener sa propre campagne.
Notre objectif, qui devrait être partagé par toute la Gauche, est non seulement de s’opposer au CPE mais de parvenir à la création de plus d’emplois par une autre politique économique fondée sur un redressement de la construction européenne.
insi, faut-il protéger les entreprises et les travailleurs européens de la concurrence des pays à faible coût de main d’œuvre par une véritable préférence européenne sur le plan commercial. Il faut aussi revoir les statuts de la BCE pour baisser les taux d’intérêt européens et favoriser l’investissement. Pour commencer, il faut revoir la législation sur les OPA qui nous empêche aujourd’hui de défendre Arcelor.
Par Georges Sarre
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