Mercredi 12 décembre 2007
Dépêche AFP, mardi 11 décembre 2007, 09h02.
L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement a indiqué mardi ne pas prendre le gouvernement Fillon "suffisamment au
sérieux pour demander la démission" de Rama Yade après les vives critiques de la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme sur la visite du colonel Kadhafi.
"Elle est une jolie femme que j'ai toujours plaisir à contempler à la télévision. Seulement, ce n'est pas un gouvernement, c'est la Star Academy. M. Sarkozy l'a composé comme un plateau de
télévision. Je ne prends pas ce gouvernement suffisamment au sérieux pour demander la démission de Rama Yade", indique M. Chevènement dans un entretien à Sud Ouest.
"J'ai une conception de la politique qui n'est pas celle de la 'com'. Mais on peut poser un certain nombre de questions qui touchent aux Droits de l'Homme. Par exemple, M. Kouchner, plutôt que de
bouder le dîner donné en l'honneur de M. Kadhafi, ferait mieux de l'entretenir des problèmes posés par certaines disparitions dans les prisons libyennes", ajoute-t-il.
L'ancien ministre estime par ailleurs que la visite du leader libyen traduit "l'alignement de la politique française sur celle des Etats-Unis".
"M. Sarkozy s'inscrit dans le sillage ouvert par la visite de M. Tony Blair à Tripoli et dans la décision arrêtée par M. (George) Bush de normaliser ses relations avec la Libye", affirme le
président d'honneur du MRC.
par Site des Chevènementistes
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Chevènement a «confiance» dans la capacité de la gauche à se reprendre
Dépêche AFP, lundi 8 octobre 2007, 19h24
PARIS, 8 oct 2007 (AFP) -
PS et MRC "sont convenus de travailler ensemble
Jean-Pierre Chevènement a déclaré lundi sur France Info avoir "confiance" dans la capacité de la gauche à "se reprendre" après sa défaite électorale du printemps.
M. Chevènement a rencontré lundi le premier secrétaire du PS François Hollande, avec chacun une délégation, pour parler "d'abord d'un nouveau départ" de la gauche, selon le président d'honneur du MRC.
Selon un communiqué du PS, les deux parties ont discuté de la refondation de la gauche et des élections municipales et cantonales.
PS et MRC "sont convenus de travailler ensemble, dans un esprit de large rassemblement, à la création d'une structure de liaison", qui "réunirait les partis de gauche qui coopèrent dans les collectivités et au Parlement".
Par ailleurs, toujours selon le PS, "les deux partis sont convenus de rechercher un accord politique et électoral pour les échéances à venir".
les gens qui ont des convictions solides, qui sont des républicains, ne se laissent pas impressionner"
"Il faut que la gauche se reprenne, mais j'ai confiance, nous sommes dans un moment de passage à vide, je pense que les gens qui ont des convictions solides, qui sont des républicains, ne se laissent pas impressionner" par le début du quinquennat présidentiel et la politique d'ouverture, a affirmé M. Chevènement sur France-Info.
L'ouverture: un abaissement intellectuel et moral
Selon lui, l'ouverture concerne "des gens qui penchaient déjà dans ce sens, ils tombent là ou ils devaient tomber". "L'ouverture témoigne d'une certaine démoralisation et d'un abaissement intellectuel et moral caractéristique de notre époque, c'est le triomphe de l'argent-roi", a affirmé l'ex-maire de Belfort.
"On ne voit plus à l'horizon comment la gauche pourrait changer les choses" mais l'ouverture, "ce n'est qu'un moment, cela n'a pas de signification politique profonde", a ajouté M. Chevènement.
Dans le cadre de "l'élaboration d'une refondation", M. Chevènement s'est dit favorable à la tenue rapide d'assises de la gauche.
Les axes de cette refondation devraient être, selon lui, "comment changer la mondialisation, quel contenu pour l'Europe" et les principes de "la République".
par JP Chevènement AFP
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Mercredi 7 septembre 2005
Jean-Maynard KEYNES
"Les idées, justes ou fausses, des philosophes de l'économie et de la politique ont plus d'importance qu'on ne le pense en général. A vrai dire, le monde est presque exclusivement mené par elles. Les hommes d'action qui se croient parfaitement affranchis des influences doctrinales sont d'ordinaire les esclaves de quelque économiste passé. Les visionnaires influents, qui entendent des voix dans le ciel, distillent des utopies nées quelques années plus tôt dans le cerveau d'un écrivailleur de faculté".