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Mardi 1 juillet 2008

Le président Lech Kaczynski estime que le non irlandais a rendu le traité «sans objet». Un sévère coup au premier jour de la présidence française de l'Union Européenne.

Le président polonais Lech Kaczynski ne veut pas ratifier le traité européen de Lisbonne. Pour lui cette question est pour le moment « sans objet ». Et d'ajouter, dans une interview au quotidien Dziennik que « l'affirmation selon laquelle il n'y a pas d'Union s'il n'y a pas de traité n'est pas sérieuse ».

Cette défection est un sérieux coup porté au premier jour de la présidence française de l'Union, alors que Nicolas Sarkozy a souligné que sa priorité était de « circonscrire le problème aux Irlandais » et de faire en sorte que les autres pays européens « continuent de ratifier ». Un objectif qui s'éloigne avec le refus polonais, qui s'ajoute au problème tchèque, où la ratification est loin d'être acquise, en raison de l'euroscepticisme d'une partie de la droite libérale au pouvoir à Prague, à commencer par le président Vaclav Klaus. Le président polonais a d'ailleurs mis en garde ses homologues européens contre une tentation d'isoler l'Irlande. «Si on brise la règle de l'unanimité une fois, elle n'existera plus jamais. Nous sommes trop faibles pour accepter ce genre de solution», a-t-il dit.

Le parlement polonais a pourtant, dès avril, approuvé la ratification du traité destiné à réformer le fonctionnement des institutions européennes. Mais, selon la Constitution polonaise, c'est le président qui ratifie en dernier ressort les traités. Aucune disposition ne l'oblige, même si le Parlement le lui a demandé.

Paradoxalement, Lech Kaczynski refuse de ratifier un texte qu'il a lui-même longuement négocié avec son frère jumeau, Jaroslaw Kaczynski, alors Premier ministre et aujourd'hui chef du plus grand parti d'opposition. Mais, depuis sa cinglante défaite aux élections parlementaires de novembre, le parti conservateur des frères Kaczynski a repris de vieilles attitudes eurosceptiques.

Ils ont ainsi accusé les libéraux, maintenant au pouvoir, de vouloir adopter à terme la Charte européenne des droits de l'Homme que la Pologne, comme la Grande-Bretagne, a eu le droit de ne pas intégrer dans le traité de Lisbonne. Un texte qui, selon les jumeaux Kaczynski, permettrait aux Allemands de réclamer des indemnisations pour des biens abandonnés sur d'anciens territoires allemands attribués à la Pologne après la Seconde Guerre mondiale ou obligerait la Pologne à reconnaître des mariages homosexuels.


Le Figaro

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Lundi 2 juin 2008
LE MONDE | 31.05.08 | 15h07  •  Mis à jour le 31.05.08 | 15h07

e glisser dans une robe parfumée. S'endormir dans un pyjama anti-stress. Aborder le dance-floor en rayonnant de lumière... Bienvenue dans l'ère du textile intelligent. Demain, peut-être, nos vêtements nous soigneront, nous protégeront du froid ou du chaud, éloigneront les insectes. Mais l'habillement sera loin d'être le seul domaine concerné. "Je vois du textile partout", telle pourrait être la chanson d'une reconversion en marche. Maison, transport, route, santé, agro-ressource, cosmétique, sport et loisir : naturelles ou synthétiques, les fibres n'ont plus de limite. Adaptation à la concurrence asiatique oblige.

Le premier démantèlement des quotas par l'Union européenne, le 1er janvier 2005, n'a fait qu'accentuer le phénomène. "Dès les années 1990, le marché textile était entré dans une ère nouvelle", analyse Xavier Flambard, directeur, à Roubaix, de l'Ecole nationale supérieure des arts et industries textiles (Ensait). "Nous avons connu une large délocalisation de la production, vers le Maghreb d'abord, puis vers la Chine. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a plus de textile en Europe. On en vend beaucoup plus dans le monde qu'il y a trente ans. Et on a besoin de bien plus d'ingénieurs !" Pour concevoir des textiles de plus en plus techniques, donc à haute valeur ajoutée.

Deuxième producteur de textiles techniques après l'Allemagne, la France a su pister de nouveaux marchés. Dans le département du Nord, haut lieu de l'industrie textile traditionnelle, les manufactures du XXIe siècle sont en train de prendre forme. A Lille notamment, où le pôle de compétitivité Up Tex fédère plus de 300 entreprises. Trente-cinq de ses projets sont aujourd'hui labellisés, qui couvrent des secteurs aussi divers que l'habillement, la maison et l'habitat, les transports, la santé, l'alimentaire ou le géotextile (le soubassement des routes). Son coeur sera le Centre européen des textiles innovants (CETI), qui verra le jour en 2011 entre Roubaix et Tourcoing.

"Avec son plateau technique unique en Europe, ce centre de recherche et de développement entrera dans les cinq premiers mondiaux, les autres étant en Allemagne, aux Etats-Unis et au Japon", expose Stephan Vérin, qui pilote le projet sous la tutelle d'André Beirnaert, président pour la région Nord de l'Union des industries textiles (UIT). Cette structure privée sera dirigée par des industriels, mais s'appuiera sur les universités et les écoles d'ingénieurs de Lille, Douai ou Gand (Belgique).

"Le gros de la crise passé, il n'y a paradoxalement jamais eu autant de débouchés qu'aujourd'hui", souligne M. Vérin. Avec un changement radical : désormais, les technologies du textile se développent dans des industries non textiles, tandis que les technologies non textiles trouvent de nouveaux débouchés dans les entreprises textiles. "Les emplois que nous allons créer au CETI concerneront aussi bien l'électronique que la biologie ou la géologie. Des chercheurs de tous les domaines seront associés", poursuit-il. De plus en plus, les ingénieurs en textile collaboreront avec des professeurs de médecine, des architectes, des ingénieurs en aéronautique.

M. Vérin donne un exemple : celui de Cousin Biotech, à Werwicq, spécialisée dans les textiles implantables. "Cette entreprise utilise les compétences de médecins et d'ingénieurs mais, au final, le produit est confectionné par les ouvrières sur des machines à coudre !" Sauf que ces ouvrières ne travaillent pas à l'usine, mais dans des salles blanches, sous atmosphère hautement contrôlée... Une reconversion saisissante pour cette société passée maîtresse depuis des décennies dans l'art du retordage, du tressage et de la transformation des fils, à laquelle un client demanda un jour de lui tresser des ligaments artificiels à base de polyester. Vingt ans plus tard, le groupe est parmi les leaders mondiaux des textiles chirurgicaux. Au point d'avoir pris comme directeur... un médecin.

"En matière de santé, précise-t-on à l'Ensait, l'objectif est d'utiliser des fibres médicales biocompatibles en abaissant leur coût." Le PLA, par exemple, un acide polylactique dont la pureté doit être impeccable. Lorsque les chercheurs auront trouvé le moyen de le fabriquer à moindres frais, il constituera un matériau idéal pour le fil de suture ou la reconstruction osseuse. De même parviendra-t-on peut-être un jour à fabriquer de la peau artificielle... en tissant du collagène.

Autre domaine prometteur, les transports. L'Ensait, qui abrite le Gemtex, un laboratoire de 60 chercheurs en génie et matériau textile, a signé à cet effet, en 2006, une convention avec l'Institut catholique d'arts et métiers (ICAM) de Nantes. L'enjeu : développer la recherche de structures textiles à très haute résistance pour l'industrie aéronautique, Airbus notamment. "Le passager ne sait pas toujours que si l'A380 se soulève, c'est grâce à ses ailes en textile", s'amuse M. Vérin. Avion, train ou voiture, tous les constructeurs rêvent de voyager léger - raison pour laquelle Up Tex vient de conclure avec l'Etat un projet de 3,5 millions d'euros sur les composites. Des matériaux alliant des fibres et une matrice, qui permettront de remplacer le métal et l'aluminium pour alléger les avions. Mais aussi de diminuer le poids des raquettes de tennis ou des monoplaces formule 1, grâce à la fibre de carbone ou de verre.

De plus en plus, ingénieurs en électronique et en textile vont également s'associer. "A court terme, nous fabriquerons des interfaces hybrides, mélange d'électronique classique et de textile, explique Vladan Koncar, professeur à l'Ensait. A plus long terme, nous créerons véritablement de l'électronique textile." De l'électricité sera peut-être produite par les vêtements de millions d'individus à partir de l'énergie solaire, offrant une alternative à la production d'électricité centralisée. Des cellules photovoltaïques flexibles intégrées aux habits permettront, par exemple, de recharger son téléphone... De nombreuses applications de ce type sont en développement, notamment au Japon et en Allemagne, pays leaders car non inféodés au nucléaire.

Reste la part du rêve... et de l'inimaginable. "On estime à 70 % les applications des textiles techniques qui existeront dans dix ans sans être connues aujourd'hui", juge M. Flambard. Leurs futurs usages seront loin d'être tous visibles, et nous ne saurons même pas que tant de fibres nous entourent. Mais nous aurons appris comment faire des économies d'énergie dans nos maisons : en leur ajoutant, l'hiver, une peau textile.


Geoffroy Deffrennes (correspondant à Lille)
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Lundi 28 avril 2008
LE MONDE | 26.04.08 | 14h14  •  Mis à jour le 26.04.08 | 14h14

n est rarement déçu avec la Banque centrale européenne (BCE). Qu'on lui reproche son orthodoxie, et elle prend un malin plaisir à en rajouter, à se lancer dans une surenchère monétariste. On pourrait lui appliquer la formule que Karl-Otto Pöhl avait trouvée à propos de la Bundesbank, qu'il présidait : "La Bundesbank, c'est comme la crème fouettée, plus on la bat, plus elle devient dure."

Alors que de nombreux économistes implorent la BCE de baisser ses taux directeurs pour stimuler une croissance vacillante, plusieurs de ses dirigeants ont évoqué récemment la possibilité d'une hausse pour lutter contre les pressions inflationnistes. "Le grand problème, c'est d'assurer que l'inflation revienne sous les 2 % l'année prochaine", a déclaré, mardi 22 avril, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France. "Nous ferons ce qu'il faudra pour ça, (...) s'il le faut, nous bougerons les taux d'intérêt. Pour l'instant nous maintenons les taux d'intérêt à 4 % parce que ça nous paraît le niveau approprié", a-t-il poursuivi.

MOULINS À VENT

Yves Mersch, gouverneur de la banque centrale du Luxembourg, s'est montré plus précis encore. Prié de dire si la BCE réfléchissait à une hausse des taux d'intérêt, il a répondu : "Cette question est tout à fait justifiée. Il y a des questions que nous devons nous poser chaque mois." "Je suis surpris que nombre d'analystes de marché envisagent encore une possibilité qui n'est en aucune manière requise dans le contexte actuel, c'est-à-dire une baisse des taux, a-t-il ajouté. Je demande qu'on s'intéresse aux mêmes faits que ceux que nous examinons."

Faut-il prendre ce jusqu'au-boutisme monétaire pour une simple provocation ? Pas sûr. D'abord parce que la BCE est imprégnée de la culture monétaire allemande, viscéralement attachée à la stabilité des prix. Surtout, la BCE se sent d'autant plus légitime à mener sa croisade anti-inflationniste qu'elle sait pouvoir bénéficier, une fois n'est pas coutume, du soutien de l'opinion publique.

La lutte pour le pouvoir d'achat est aujourd'hui la priorité des citoyens européens, bien plus que la défense de l'emploi. Pendant des années, la BCE avait donné l'impression de se battre contre des moulins à vent en disant lutter contre une inflation dont on ne décelait plus aucune trace. Avec la flambée des prix de l'énergie et des denrées alimentaires, elle s'offre à la fois une belle revanche idéologique et une popularité inespérée.

Les marchés financiers n'ont en tout cas pas pris les propos de MM. Noyer et Mersch à la légère. Mardi, l'euro a franchi, pour la première fois de son histoire, la barre de 1,60 dollar. Avant de retomber pour finir la semaine à 1,5611 dollar. Car aux Etats-Unis, la donne monétaire est en train de changer. Le taux des fonds fédéraux de la banque centrale américaine (Fed) a été ramené en huit mois de 5,25 % à 2,25 %. Les économistes s'attendent encore à une nouvelle réduction, à 2 %, mardi 29 avril, mais ils sont de plus en plus nombreux à penser que ce mouvement sera le dernier. Avec des taux réels négatifs de 2 %, il devient difficile à la Fed d'ouvrir davantage les vannes du crédit sans faire courir d'énormes risques inflationnistes.

ACCIDENTS BANCAIRES

La Réserve fédérale (Fed) arrive au bout de la logique qui a été la sienne depuis le début de la crise des subprimes. Pour éviter que ne se répète la catastrophe économique de 1929 - avec son chômage de masse qui a représenté aux Etats-Unis un traumatisme aussi grand que l'hyperinflation en Allemagne -, la Fed a été aussi loin dans la souplesse monétaire que la BCE l'a été dans la rigidité.

Laisser entendre que le cycle de baisse des taux touche à sa fin, ce serait aussi pour la Fed une façon d'envoyer un signal rassurant à la communauté financière internationale. Un moyen de dire qu'à ses yeux le plus gros de la crise des subprimes est passé, même si de nouveaux accidents bancaires sont sinon certains, du moins très probables.

Une Fed moins laxiste qu'elle ne l'a été, une BCE moins intégriste qu'elle ne le proclame, voilà qui changerait aussi le paysage pour le dollar. La banque Goldman Sachs a l'air d'y croire : selon elle, l'euro pourrait prochainement se replier jusqu'à 1,53 dollar.


Pierre-Antoine Delhommais
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Jeudi 31 janvier 2008
undefinedONT  REPONDU QU'ILS VOTERAIENT CONTRE LA MODIFICATION CONSTITITIONNELLE QUI PERMET L'ACCEPTATION PARLEMENTAIRE DU NOUVEAU TRAITE EUROPEEN DE LISBONNE


François AUTAIN

Charles GAUTIER


ONT ANNONCE QU'ILS S'ABSTIENDRONT


JM Ayrault

François de RUGY

ONT ANNONCE QU'ILS VOTERONT OUI

Dominique Raimbourg

N'ONT PAS VOULU DIRE LEUR VOTE

Les autres!

En cas d'erreur, n'hésitez pas à joindre le webmaster pour correction.


Députés

  • Jean-Marc Ayrault, PS : vote ABST
  • Philippe Boënnec, UMP : pas de réponse reçue
  • Marie-Odile Bouillé, PS : pas de réponse reçue
  • Marie-Françoise Clergeau, PS : pas de réponse reçue
  • François de Rugy, Verts : ABST
  • Michel Hunault, Nouveau Centre : pas de réponse reçue
  • Michel Ménard, PS : pas de réponse reçue
  • Serge Poignant, UMP : pas de réponse reçue
  • Christophe Priou, UMP : pas de réponse reçue
  • Dominique Raimbourg, PS : pas de réponse reçue
 

Sénateurs

  • François AUTAIN, PCF : vote NON
  • Charles GAUTIER, PS : vote NON
  • Gisèle GAUTIER, UMP : pas de réponse reçue
  • Monique PAPON, UMP : pas de réponse reçue
  • André TRILLARD, UMP : pas de réponse reçue

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Jeudi 31 janvier 2008
Nom, prénom Chambre (circonscription) Groupe politique Parti politique
AUTAIN François Sénat Communiste Républicain et Citoyen PCF 
Ayrault Jean-Marc Assemblée nationale (3) Socialiste, radical, citoyen et divers gauche PS 
Boënnec Philippe Assemblée nationale (9) Union pour un Mouvement Populaire UMP 
Bouillé Marie-Odile Assemblée nationale (8) Socialiste, radical, citoyen et divers gauche PS 
Clergeau Marie-Françoise Assemblée nationale (2) Socialiste, radical, citoyen et divers gauche PS 
de Rugy François Assemblée nationale (1) Gauche démocrate et républicaine Verts 
GAUTIER Charles Sénat Socialiste PS 
GAUTIER Gisèle Sénat Union pour un Mouvement Populaire UMP 
Hunault Michel Assemblée nationale (6) Nouveau Centre Nouveau Centre 
Ménard Michel Assemblée nationale (5) Socialiste, radical, citoyen et divers gauche PS 
PAPON Monique Sénat Union pour un Mouvement Populaire UMP 
Poignant Serge Assemblée nationale (10) Union pour un Mouvement Populaire UMP 
Priou Christophe Assemblée nationale (7) Union pour un Mouvement Populaire UMP 
Raimbourg Dominique Assemblée nationale (4) Socialiste, radical, citoyen et divers gauche PS 
TRILLARD André Sénat Union pour un Mouvement Populaire UMP 
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Jeudi 31 janvier 2008
undefinedVendredi 1er février : Meeting unitaire "Nous voulons un référendum"
Meeting unitaire à 20h30 à la Manufacture des Tabacs de Nantes (10 bis bd Stalingrad) sur l'exigence d'un référendum à propos de l'adoption du Traité européen de Lisbonne.
VENDREDI 1er FEVRIER 20h30
Manufacture des Tabacs à Nantes
MEETING UNITAIRE
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Samedi 1 décembre 2007
 
Rassemblement national pour un référendum sur le projet de «constitution européenne bis» dimanche 2 décembre à 15h
 
La ratification parlementaire du « traité simplifié » qui n'est autre qu'une Constitution européenne bis, serait un double déni de démocratie :
  • parce qu'on ferait passer nuitamment par la fenêtre ce qui a été rejeté au grand jour par la porte,
  • parce que la Constitution-bis signée à Lisbonne enterrerait définitivement, au nom du peuple français mais contre sa volonté explicite, la République française confirmée par les référendums de 1958 et 1962.

    Face à ce vrai faux « mini traité » qui est une authentique maxi-traîtrise, Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen, et Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la République organisent un rassemblement national et européen Pour un référendum sur la «Constitution européenne bis» :

    Avec :
  • Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public
  • Jens-Peter Bonde, porte-parole du parti danois "Mouvement de juin", président du groupe Indépendance et démocratie au Parlement européen

    En un jour emblématique pour la défense de la démocratie, Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Pierre Chevènement appelleront tous les Français à se mobiliser pour exiger une consultation populaire sur le traité de Lisbonne.

    A partir de 15h, le dimanche 2 décembre 2007, à la Maison de la Chimie
    28 bis rue Saint Dominique, Paris VIIe
    Métro Invalides (lignes 8 et 13) ou RER C.
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Mercredi 21 novembre 2007
        La Confédération européenne des syndicats a remis au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, lundi 19 novembre, une pétition de plus de cinq cent mille signatures en faveur d'une directive visant à protéger les services publics "contre les forces du marché".

Cette initiative intervient à la veille de l'adoption par la Commission, mardi, d'une communication affirmant "un nouvel engagement européen" en faveur des services d'intérêt général - jugés "essentiels à la vie quotidienne des citoyens et des entreprises", qu'ils soient gérés directement par l'Etat ou délégués à des opérateurs privés. Mais cette communication ne retient pas le principe d'une directive générale, qui s'appliquerait à l'ensemble des services publics.

La défense des services publics avait été, en 2005, en France, au coeur des débats sur la Constitution européenne, accusée par ses adversaires de "graver dans le marbre" la libéralisation des politiques communautaires.

La Commission propose une approche différenciée selon les domaines afin de tenir compte de la situation spécifique de chacun d'entre eux. Elle a déjà exprimé cette position dans le passé, mais c'est la première fois qu'elle présente une politique globale qui précise les principes applicables aux services publics et énonce les domaines dans lesquels ces principes doivent être mis en oeuvre.

Les domaines retenus sont au nombre de six : l'énergie, les transports, les communications électroniques, les services postaux, la santé, les services sociaux. Des mesures ont déjà été prises dans ces secteurs, d'autres le seront à l'avenir, explique la Commission, qui souligne que l'accès aux services d'intérêt économique général est reconnu comme un droit par la Charte des droits fondamentaux de l'Union.

La Commission renvoie également au protocole sur les services d'intérêt général annexé au futur traité de Lisbonne, qui constitue, selon elle, "un pas décisif" vers l'établissement d'"un cadre européen transparent et sûr". Ce protocole, dont la valeur juridique est équivalente à celle du traité lui-même, souligne "l'importance des services d'intérêt général". Il note que ceux-ci doivent assurer "un niveau élevé de qualité, de sécurité et d'accessibilité", garantir "l'égalité de traitement", favoriser "la promotion de l'accès universel et des droits des utilisateurs". La Commission déclare que, sur la base du protocole, elle continuera à "consolider le cadre européen applicable aux services d'intérêt général". Elle affirme que son approche est "essentiellement pragmatique" et respecte notamment la diversité des services, dans lesquels elle n'entend intervenir que s'il y a "une claire valeur ajoutée européenne".

La communication rappelle que le traité crée une nouvelle base juridique pour permettre à l'Union de légiférer dans ce domaine. Elle estime que les services d'intérêt général "reflètent le modèle de société de l'Europe" et "jouent un rôle majeur pour assurer la cohésion sociale, économique et territoriale à travers l'Union".

    Elle distingue toutefois les services d'intérêt économique général (énergie, transports, télécommunications et autres industries de réseaux), qui sont soumis, selon des modalités spécifiques, aux règles du marché intérieur et de la concurrence, des services non économiques (police ou justice, par exemple), qui n'en dépendent pas. Les services sociaux (régimes de protection sociale, aides aux personnes et aux familles, logement social) appartiennent, selon les cas, à l'une ou à l'autre catégorie.

par Thomas Ferenczi publié dans : Europe International
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Jeudi 25 octobre 2007

Traité modifié: 63% des Français interrogés pour un référendum !

Marianne 2.fr publie les résultats du sondage Louis Harris-Financial Times. A quand une étude identique dans la presse française ?



L'industrie du sondage se porte bien en France : tous les jours les télévisions, les radios et les magazines nous abreuvent d'études sur les sujets les plus divers. Récemment, un journal a publié une enquête établissant que 93% des Français étaient prêts à respecter l'écologie dans leur vie quotidienne. Une très grande majorité de Français a aussi pris position sur le divorce du couple Sarkozy. Non, non, non, il n'aurait aucune conséquence sur la vie politique.

Pourtant, aucun parti ni aucun organe de presse français n'a jugé utile de commander une étude d'opinion au sujet du Traité européen que l'Union européenne propose de faire adopter par les Parlements nationaux. C'est ce qu'a fait le Financial Times en commandant à l'Institut Louis Harris une étude dans les cinq nations pionnières de l'Europe (voir ci-dessous). Le résultat y est édifiant : 63% des Français sont favorables à l'organisation d'un référendum sur le sujet, et l'exigence est encore plus marquée en Allemagne et dans les autres pays européens. Certes, nous ne sommes pas, à Marianne, des fanatiques des sondages. Mais, quelles que soient les insuffisances de celui-ci - il ne prend en compte que les réponses des personnes connaissant l'existence du traité, ce qui paraît logique - il a au moins le mérite de montrer le décalage entre les peuples et leurs représentants.

À bien y réfléchir en ce qui concerne la France, ce résultat est parfaitement cohérent avec le vote enregistré lors de la dernière élection présidentielle : à l'exception notable de Nicolas Sarkozy, tous les candidats s'étaient prononcés pour un nouveau référendum en cas de nouveau traité européen. Mais une fois de plus, les élites préfèrent contourner le suffrage universel et tenter de faire adopter le Traité en catimini, et les dirigeants de médias préfèrent regarder ailleurs. Comme pour le référendum de 2005, un défi redoutable est ainsi lancé aux vrais démocrates : au-delà de leurs options pour ou contre le Traité, seront-ils capables d'imposer le débat interdit par les élites ?

Le sondage du Financial Times

Pensez vous qu'il devrait y avoir un référendum national pour adopter le nouveau traité européen?

France
Oui 63%
Non 27%
SO* 10%


Grande Bretagne
Oui 75%
Non 14%
SO* 13%

Italie
Oui 72%
Non 17%
SO* 11%

Espagne
Oui 65%
Non 25%
SO* 14%

Allemagne
Oui 76%
Non 19%
SO* 5%


* Sans opinion
Enquête internationale réalisée entre le 3 et le 15 octobre pour le Financial Times
Pour la France : Enquête Louis Harris réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1122 personnes.
Voir l'enquête en anglais sur le site de l'institut de sondage.
par Site des Chevènementistes publié dans : Europe International
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Mardi 29 août 2006

    Le
fonctionnement de l'Union me semble préoccupant, non pas qu'il y ait crise ; l'Union est plutôt atteinte d'une maladie de langueur, de fatigue généralisée, qui n'augure rien de bon de sa capacité à répondre aux attentes des peuples (...)" : le bilan dressé par la ministre française des affaires européennes, Catherine Colonna, mardi 29 août, devant les ambassadeurs de France réunis à Paris pour leur conférence annuelle, est noir.

La veille, à l'ouverture des travaux, le président Jacques Chirac, s'était déjà plaint que "l'Europe a été trop absente de la crise libanaise". "Les peuples renoueront avec l'Europe, psychologiquement et affectivement, si elle s'affirme comme une force de proposition et d'action, face aux désordres du monde, comme une réponse à la mondialisation", avait souligné le chef de l'Etat.

Un an après le non français lors du référendum du 29 mai sur le projet de Constitution européenne, les dirigeants français reconnaissent que le malaise est plus là que jamais. L'Europe fait comme si elle pouvait continuer de fonctionner comme si de rien n'était. Mais, note Mme"une distanciation à l'égard du projet européen". Colonna, son processus de décision devient dramatiquement long et on observe, dit-elle,

Son constat : "Le mode de fonctionnement de l'Union européenne devient de plus en plus intergouvernemental. Il y a une méfiance quasi-générale vis-à-vis de l'intégration. (...) On constate de même une grande réticence à toute démarche d'harmonisation, qui est pourtant une des bases de la construction européenne. Nous sommes le plus souvent 25 Etats membres côte à côte, juxtaposant leurs positions et parvenant à un difficile compromis, plus que nous ne sommes dans la recherche d'un intérêt collectif."

IMPASSE

La ministre voit trois causes principales à cette impasse : l'élargissement, qui dit-elle, "modifie en profondeur la nature même du projet européen alors que l'on affecte de croire que l'on poursuit la même construction européenne" ; la mondialisation et la modification de "la demande de l'Europe".

"Il n'y a pratiquement plus un problème qui surgisse sans que l'on se tourne vers l'Europe pour savoir ce qu'elle fait pour le résoudre", souligne-t-elle en constatant que l'Union n'est pas prête à y répondre.

Que faire, alors que la période électorale qui s'ouvre en France et la succession de Tony Blair en Grande-Bretagne sont loin de favoriser de grandes initiatives ?

Mme Colonna estime que des progrès ont été faits pour faire avancer l'Europe des projets concrets, aussi en matière de défense, de justice et d'affaires intérieures. Mais reconnaît-elle aussitôt, "un sursaut beaucoup plus fondamental est nécessaire si l'on veut écarter le risque d'un affaissement de l'Union européenne".

Contrairement à la position défendue par Jacques Chirac et la chancelière Angela Merkel lors des négociations budgétaires de décembre 2005, elle estime notamment que l'"on ne devient pas une puissance en y consacrant 1 % de son PIB ! Il faudra bien envisager de consentir à terme de nouveaux transferts des budgets des Etats membres vers le budget européen".

Enfreignant un autre tabou, elle estime aussi qu'il faut une "refonte de certains équilibres" pour rétablir une balance dans les processus décisionnels entre grands et petits pays. Enfin, elle estime qu'il faut "renoncer à réglementer certains sujets de la vie quotidienne et intervenir à l'inverse dans des domaines plus centraux".

La ministre émet le voeu que "l'Europe ne soit pas le sujet caché" des campagnes électorales françaises de 2007, afin que les Français, qui ont dit non aux solutions proposées dans la Constitution, sachent ce qui "engagera très largement" leur avenir.

par Henri de Bresson (Le Monde) publié dans : Europe International
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