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Elections

Samedi 9 septembre 2006
L'ancien ministre annoncera "en décembre" s'il est candidat, mais il n'exclut pas de soutenir Ségolène Royal.
 

 


    Jean-Pierre Chevènement a fait savoir vendredi 8 septembre qu'il dirait "en décembre" s'il est candidat ou non à l'élection présidentielle de 2007. "Si j'ai envie d'y aller, je vous dirai ça en décembre quand le candidat socialiste aura été désigné", a déclaré l'ancien ministre de l'Intérieur sur RTL.
"Je pense que je peux rassembler, comme en 2002, des gens très divers", a ajouté le président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), qui avait recueilli 5,33% des voix. "Un million trois cent vingt-quatre mille voix, personne ne peut cracher là-dessus, ça peut faire la différence".
Laissant planer le doute, Jean-Pierre Chevènement, qui doit prendre la parole dimanche à l'université d'été du MRC aux Ulis (Essonne), a dit "privilégier l'hypothèse d'une contribution positive à la victoire d'un candidat de gauche, mais sur un projet clair et sur des sujets précis".

"Sur un projet clair"

    Mais Jean-Pierre Chevènement a affirmé qu'il préférait contribuer à "la victoire d'un candidat de la gauche" en 2007 plutôt que de se présenter une nouvelle fois, et n'a pas exclu de soutenir Ségolène Royal si son programme lui convenait.
 
 
 
    "L'hypothèse que je privilégie est celle d'une contribution positive à la victoire d'un candidat de la gauche, mais sur un projet clair", a-t-il affirmé.
Jean-Pierre Chevènement souligne qu'il sera "très attentif" à ce que la favorite des sondages dira "sur l'Europe", un sujet sur lequel elle doit s'exprimer prochainement.
    Selon l'ancien ministre de l'Intérieur, la méthode de Ségolène Royal "qui consiste à avancer par petites touches, un jour sur la sécurité, hier sur la carte scolaire, n'est pas forcément une mauvaise méthode, cela consiste à mettre les gens dans le coup, à rectifier et réfléchir". (Avec AP)
Par Nouvel observateur
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Lundi 11 septembre 2006

   

    Lors de l'université d'été du Mouvement républicain et citoyen (MRC), qui avait lieu aux Ulis (Essonne), samedi 9 et dimanche 10 septembre, Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du parti, a affirmé que son ralliement au Parti socialiste serait notamment fonction des prises de position de ce dernier sur l'Europe.

     "Le critère décisif, c'est le sort fait à la Constitution européenne,On ne peut pas faire entrer par la fenêtre ce qui a été sorti par la grande porte", a-t-il précisé en référence à la victoire du non au référendum de mai 2005 pour lequel il avait milité.

    M. Chevènement a également indiqué qu'il serait très attentif aux prises de position de Ségolène Royal en visite, le 13 septembre, à Bruxelles. Le MRC demande, par ailleurs, une vingtaine de circonscriptions "gagnables" lors des prochaines élections législatives. a-t-il déclaré.

Par Le Monde
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Jeudi 14 septembre 2006

Pour Ségolène Royal, l'Europe ne manque pas de Constitution


Ségolène Royal et Jose Manuel Durao Barroso, mercredi à Bruxelles. © REUTERS

La prétendante socialiste à la candidature présidentielle a lâché mercredi quelques considérations sur une Union dont elle ne veut pas exclure d'emblée la Turquie • Une Union qui doit «répondre à l'attente des peuples» avant de se rechercher un nouveau Traité •

Par Jean QUATREMER

LIBERATION.FR : Mercredi 13 septembre 2006 - 18:35

Bruxelles (UE), de notre correspondant

Finalement, Ségolène Royal a parlé. Alors qu’elle avait annoncé qu’elle ne dirait pas un mot. Mais l’attrait des caméras a été le plus fort. Dans une cohue journalistique indescriptible, sur un ton à peine audible, mais avec un beau sourire, très télégénique, la candidate à la candidature socialiste s’est exprimé sur l’Europe, mercredi après-midi. En cinq minutes, montre en main. Mais l’essentiel est fait: on la verra dans les journaux télévisés du soir, tout sourire, s’exprimant à Bruxelles sur l’avenir de l’Union, tout comme son principal rival de droite, l’UMP Nicolas Sarkozy, l’a fait vendredi dernier (lire l'article). En quelques phrases, elle a réussi à se distinguer de son adversaire. Contrairement à lui, elle refuse toute réforme institutionnelle à brève échéance et estime que claquer purement et simplement la porte de l’Union au nez de la Turquie serait une erreur.

Tout le monde attendait avec intérêt ce que la présidente de la région Poitou-Charentes allait répondre à Sarkozy, qui s’est fendu d’un discours très europhile en appelant à la rédaction, dans un premier temps, d’un « mini traité » institutionnel pour permettre à l’Europe élargie de fonctionner, puis, à l’horizon 2009, à l’élaboration d’une nouvelle « loi fondamentale » européenne. Car le Parti socialiste est encore profondément divisé entre « ouistes » et « nonistes » à la Constitution européenne, d’où l’extrême prudence observée par Royal jusqu’à présent sur le sujet. Mais, mardi après-midi, le député européen Gilles Savary, l’un de ses trois porte-paroles, annonçait que la conférence de presse prévue à l’issue de ses rencontres avec José Manuel Durao Barroso, le président de la Commission, et Josep Borrell, le président du Parlement, était annulée.

Pourquoi? L’ancien fabiusien, passé avec armes et bagages chez Ségolène Royal après qu’il eut voté « oui » au référendum, rapportait à quelques journalistes les propos de la candidate: « C’est un sujet qui est suffisamment important pour je ne le traite pas à la hussarde ». Elle « ne veut pas s’exprimer de façon crédible sur un sujet de cette importance en 30 minutes », justifiait son porte-parole. « Elle ne veut pas traiter l’Europe à la légère » en répondant dans le désordre aux questions des journalistes, « elle est maître des horloges ». D'ailleurs, elle ne « savait pas que Sarkozy viendrait avant elle lorsque le rendez-vous a été pris en juin » avec Barroso et Borrel. Mais c’est promis, elle délivrera un discours européen dans les prochaines semaines. En attendant, sa visite à Bruxelles est « d’ordre privé ».

Les horloges de Ségolène tournent manifestement vite. Mercredi, à la sortie du Parlement européen, à l’issue de son entretien avec Josep Borrel, elle a donc livré les lignes de force de sa pensée européenne. Pour elle, « c’est une erreur de mettre la réforme des institutions comme préalable à la définition des actions européennes et à la définition d’un avenir pour l’Europe ». Avant cela, il faut repenser « l’idéal européen », ce qui semble renvoyer toute négociation d’un nouveau traité aux calendes grecques… Pour Ségolène Royal, il faut faire « l’Europe par la preuve », c’est-à-dire répondre à « l’attente des peuples ». C’est seulement à cette condition que « les peuples d’Europe comprendront qu’en unissant nos efforts, nous pourrons être plus forts ». Bref, elle rejoint sur ce point Jacques Chirac et José Manuel Durao Barroso qui défendent, eux aussi, « l’Europe des projets » ou encore « l’Europe des résultats » afin d’éviter de se lancer dans une nouvelle aventure constitutionnelle forcément risquée.  Elle estime enfin que le débat sur les frontières de l’Europe est légitime mais refuse d’exclure d’emblée la Turquie même si elle évoque la possibilité de conclure avec Ankara un partenariat. Son futur discours programme ne devrait pas s’éloigner de ces lignes de forces.

En renvoyant ainsi à plus tard toutes les questions brûlantes, on comprend mieux pourquoi Gilles Savary estimait, mardi, que les positions européennes de sa candidate ne ranimeront pas le clivage entre les tenants du « oui » et ceux du « non » : « le traité est mort, on passe à autre chose ». Effectivement.

Par Reuters
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Lundi 2 octobre 2006

Tout au long de son discours, Mme Royal a exalté la nation et appelé à "refonder le pacte républicain". "Plus les insécurités quotidiennes et sociales et les précarités gagnent du terrain,, plus les Français ont mal à la France et plus ils s'inquiètent de la pérennité de la nation, moins ils sont portés à la vouloir généreuse avec les siens et hospitalière avec les autres." a-t-elle déclaré

"LE NATIONAL ET LE SOCIAL"

Elle poursuit : "Le drapeau tricolore et la sécurité sociale, l'emblème de la République et les outils de solidarité, voilà ce qui cimente en premier lieu l'appartenance commune (...). Car chez nous, on le sait, le national et le social marchent ensemble, et c'est l'Etat qui est garant de cette alliance."

Pour cette "nation remplissant son devoir", qu'elle appelle de ses voeux, "innovante et non pas bridée de trop de lourdeurs bureaucratiques", Mme Royal a soulevé la question de son identité, en appelant la France à "reconnaître tous ses enfants". "Jusqu'à quand parlera-t-on de deuxième, troisième, quatrième génération ? Jusqu'à quand parlera-t-on de Français de souche comme si les autres étaient de feuillage ou de branchage ?", s'est-elle exclamée.

L'éducation, "la réussite scolaire, la récompense de l'effort", la sécurité, avec le projet de proposer "aux jeunes qui dérapent autre chose que la prison pour les recadrer", font partie des priorités de Mme Royal, pour qui "être fidèle au patrimoine vivant des socialistes, c'est faire ce qu'ont fait nos prédécesseurs : inventer des droits nouveaux, des libertés nouvelles".

"Le socialisme, a-t-elle ajouté, ce n'est pas une momie enveloppée de bandelettes doctrinales. Nous avons des idées directrices, mais nous sommes un parti vivant."

Mme Royal a ensuite ouvert le chapitre de la France dans le monde. "Je m'oppose à une diplomatie rhétoricienne, sans crédit. Je veux une diplomatie de partenariat", a-t-elle souligné. "Dans un monde divisé, hanté, de Bagdad à Kaboul ou Guantanamo, par les conflits de civilisations", elle veut "mettre le développement, la santé, l'éducation au coeur de notre politique étrangère." Lundi, elle devrait rencontrer Nicolas Hulot pour parler de "l'excellence environnementale", citée dans sa "feuille de route".

Isabelle Mandraud
Par Isabelle Mandraud Le Monde
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Mercredi 4 octobre 2006
PARIS (AP) -- Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) Jean-Pierre Chevènement a affirmé mercredi qu'il veut "peser" sur la campagne présidentielle et qu'il exclut "de moins en moins" de se présenter lui-même.

"Je n'ai jamais exclu de l'être et je l'exclus de moins en moins", a répondu Jean-Pierre Chevènement, interrogé sur LCI à propos de l'éventualité d'une nouvelle candidature. En 2002, "1,524 million d'électeurs m'ont fait confiance. Je n'envisage pas de ne pas leur dire ce qui me paraît bon pour le redressement du pays, (...) pour une France et une Europe qui jouent leur carte dans la mondialisation, sans renoncer à l'infléchir au bénéfice des pays du Sud."

"Je veux peser sur cette campagne, sur l'orientation future du pays", a affirmé Jean-Pierre Chevènement. Pour lui, son parti "peut se poser la question de savoir s'il ne doit pas être présent" en 2007. "Pourquoi est-ce que Mme Voynet pourrait être présente au nom des Verts et pourquoi est-ce que le Mouvement républicain et citoyen ne serait pas présent?"

Il a précisé avoir déjà réuni 300 parrainages d'élus en vue de son éventuelle candidature. "Il m'en faut encore 300 pour avoir la marge de sécurité", a-t-il précisé. "Je lance un appel aux maires et aux élus qui peuvent accorder un parrainage pour me donner la possibilité d'être présent pour peser sur cette campagne."

"Je n'ai pas dit que je serais candidat à tout prix", a-t-il toutefois souligné.
Interrogé sur le projet du Parti socialiste, qu'il a quitté en 1993, Jean-Pierre Chevènement a pointé des "ambiguïtés", notamment sur la politique étrangère ou européenne. Le projet est "très ambigu" et "mérite d'être précisé". AP
 
Par AFP
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Mardi 10 octobre 2006
    Le MRC va réserver les "zéniths" des grandes villes pour la campagne de l'ancien ministre, qui n'a pas annoncé de décision sur sa candidature.

  Jean-Pierre Chevènement (AP)
Jean-Pierre Chevènement (AP)
 
    I ra, ira pas? Si Jean-Pierre Chevènement n'a pas annoncé officiellement sa décision de se présenter à la présidentielle de 2007, son parti s'organise. Le conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a décidé dimanche 8 octobre de lancer les préparatifs. La MRC a annoncé que, "dès lundi, les 'zéniths' des grandes villes de France seront réservés pour des dates échelonnées de janvier à mai 2007 en vue de meetings de campagne" de son président d'honneur.
Le MRC a également annoncé qu'un local de campagne serait ouvert en janvier 2007 à Paris.
Jean-Pierre Chevènement avait précisé mercredi qu'il excluait "de moins de moins" d'être candidat.

Parrainages

Le MRC doit contacter à nouveau les 36.000 maires de France "pour parvenir à 600 promesses de parrainage". Jean-Pierre Chevènement avait annoncé mercredi qu'il disposait d'"à peu près 300 parrainages" sur les 500 requis et qu'il lui en fallait "encore 300 pour avoir la marge de sécurité".
Le MRC annonce aussi que "des comités d'appel à la candidature de Jean-Pierre Chevènement doivent être créés dans tous les départements".

Jean-Pierre Chevènement avait recueilli 5,33% des voix au premier tour de la présidentielle de 2002.
Pour ce qui est des élections législatives, qui suivront d'un mois la présidentielle, le MRC a décidé de "présenter d'ores et déjà des candidatures autonomes dans 100 circonscriptions où la droite est sortante".
Mais sa décision d'investir des candidats là où la gauche est sortante dépend de "la conclusion d'un éventuel accord politique de rassemblement de la gauche". Le MRC indique qu'il participera à la rencontre des organisations de gauche, dont le PS, le PCF et les Verts, prévue mardi. Il compte y "porter le débat au fond, condition d'une politique alternative conforme aux aspirations populaires exprimées notamment le 29 mai 2005", lors du référendum sur la constitution européenne.

Par Site des Chevènementistes
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Jeudi 19 octobre 2006
C'est peut-être l'amorce d'un ralliement des radicaux au candidat qu'aura choisi le PS. Les deux formations politiques ont annoncé jeudi 19 octobre un accord de gouvernement et un autre en vue des législatives de 2007.

Ce double accord est intervenu à deux jours du congrès du Parti radical de gauche (PRG) en vue de la présidentielle. Ce week-end, son président, Jean-Michel Baylet, proposera aux militants de soutenir le candidat que les militants du PS éliront dans un mois.

 

Cette annonce intervient alors que Christiane Taubira a au contraire évoqué ces derniers jours sa possible candidature à l'élection présidentielle. Elle reprochait au PS son "hégémonie". La députée de Guyane a fait savoir qu'elle solliciterait le soutien du PRG lors du prochain congrès.

Jean-Michel Baylet souhaite dissuader Christiane Taubira de rééditer son aventure de 2002, où elle avait recueilli 2,3 % des suffrages. Il estime que l'élection de 2007 sera "un combat frontal droite-gauche, alors que la dernière fois nous avions considéré qu'il fallait que la diversité de la gauche s'exprime. Sauf qu'elle s'est tellement exprimée qu'il n'y avait plus personne de gauche au second tour."

Le "vote utile", un leitmotiv, repris par le premier secrétaire du PS, François Hollande : "Notre choix doit permettre le rassemblement dès le premier tour qui conditionnera la victoire au second tour."

VERS UNE NOUVELLE GAUCHE PLURIELLE ?

En scellant un accord, pour les élections législatives, PS et PRG sont convenus de candidatures communes dans 35 circonscriptions au premier tour. "Des candidats radicaux naturellement", a précisé Jean-Michel Baylet. "Notre objectif est d'avoir un groupe à l'Assemblée nationale", a précisé le sénateur du Tarn-et-Garonne.

Grâce à leur accord avec le PS, le PRG espère aussi compter des ministres au sein d'un éventuel gouvernement socialiste. M. Baylet a refusé de préciser le nombre de portefeuilles négocié.

François Hollande a confirmé qu'un nouveau sommet de la gauche, rassemblant aussi bien les communistes, que les Verts, le PRG ou le Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement, se tiendrait d'ici à la fin de l'année.

Jeudi, M. Chevènement, l'ex-"troisième homme" de 2002, a de nouveau évoqué sa candidature "probable". Une façon de marquer sa différence politique ou, à l'instar du PRG, de se rappeler au bon souvenir de son allié, le Parti socialiste ?

 


Christiane Taubira, ministrable de Ségolène Royal ?

Selon des informations du service Politique du Monde, le président du PRG verrait d'un bon œil que Ségolène Royal soit la  candidate socialiste. Pour consoler Christiane Taubira, il proposerait au nom du PRG que la remuante députée de Guyane devienne une des porte-parole de la candidate Royal. Cette dernière aurait même fait une offre en ce sens à l'ancienne candidate à la présidentielle de 2002. Qui n'aurait pas dit non.

Le nom de Mme Taubira pourrait figurer dans la liste des "ministrables" PRG en cas de victoire de la gauche. "Elle pourrait se voir offrir le portefeuille de la ville", glisse un des proches de M. Baylet. Reste à attendre la réaction de Christiane Taubira. "Se retirer maintenant lui éviterait de faire un mauvais score...", conseille la direction du PRG.

Par Site des Chevènementistes
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Samedi 11 novembre 2006
Bonjour,
1er sondage avec JPC candidat dans Marianne.
ses résultats sont accessibles ici :
http://www.csa-fr.com/dataset/data2006/opi20061108b.htm
Le même sondage au format PDF en PJ.

Résultats sommaires :
JPC à 3% si Royal candidate du PS
JPC à 4% si DSK ou Fabius candidat du PS
Par Site des Chevènementistes
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Lundi 13 novembre 2006

Chevènement n'exclut pas de se retirer si Le Pen doit être au second tour

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PARIS (AFP) - Jean-Pierre Chevènement (MRC), candidat à la présidentielle de 2007, n'a pas exclu lundi de se retirer de la course si Jean-Marie Le Pen avait des chances, comme en 2002, d'empêcher un candidat de gauche d'accéder au second tour.

"Si Le Pen obtenait par malheur ses parrainages, ce qu'on ne doit pas souhaiter, et s'il paraissait en mesure d'empêcher un candidat de gauche au deuxième tour, je préconiserais la réunion de tous les candidats de gauche", a affirmé M. Chevènement lors d'une conférence de presse au Théâtre Dejazet à Paris, en présence de quelque 300 supporters.
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"Dans cette hypothèse, je prendrai ma responsabilité et j'attends que chacun prenne les siennes", a ajouté le président d'honneur du MRC. Il a ajouté qu'on ne pouvait pas, à ce stade, "préjuger de la configuration" du premier tour de la présidentielle.

Le maire de Belfort a souligné aussi qu'il se désisterait pour le candidat de gauche le mieux placé au second tour : "La règle de désistement au second tour doit s'appliquer à tous", a-t-il dit. Comme il était interrogé sur les appels du pied lancés par Ségolène Royal et Laurent Fabius, il a reconnu être "sensible au ton de Ségolène Royal et de Laurent Fabius qui contraste heureusement avec ceux des dirigeants socialistes" qui "m'ont transformé en bouc-émissaire de leur échec" en 2002. Interrogé sur ses points de convergences avec les présidentiables socialistes, il a souligné qu'il partageait le point de vue de Laurent Fabius sur "le gouvernement économique de la zone euro", mais "pas sur la réintroduction des deux premières parties de la Constitution européenne. Il s'est dit "assez d'accord sur la question de la délinquance des mineurs et de la Nation républicaine" avec Mme Royal. En revanche, avec Dominique Strauss-Kahn, la convergence "sera plus difficile car il est plus libéral", a-t-il dit.

L'ancien partisan du "non" à la Constitution européenne s'est fixé trois priorités : «réorienter la construction européenne», «faire rebondir la France» et «remettre en marche le modèle républicain».
   
Il propose notamment de rédiger deux "mémorandums" pour l'Europe, «sur un gouvernement économique de la zone euro» et sur «une Europe qui protège, qui préserve les services publics, qui définisse des normes sociales et qui prévoit des clauses anti-dumping».
   
En matière économique, Jean-Pierre Chevènement souhaite une «charte» de l'entreprise «dans l'intérêt de l'entreprise et de la motivation des salariés», une «conférence des revenus» qui mette fin, par la fiscalité, aux «salaires faramineux des grands patrons», et un assouplissement du régime des heures supplémentaires dans le cadre des 35 heures .
   
Il a également plaidé pour la création d'un service civique de 10 mois, d'un examen avant l'entrée au collège et pour une augmentation du budget de l'éducation et de la recherche de 25% en cinq ans.
   
L'ancien ministre de l'Intérieur a critiqué le projet présidentiel du Parti socialiste, «ambigu»sur l'Europe, «inexistant sur l'analyse de la mondialisation et de la politique américaine» et «très dangereux» sur le plan institutionnel.

   
Par AFP
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Mercredi 29 novembre 2006
Jean-Pierre Chevènement, candidat MRC (Mouvement républicain et citoyen) à la présidentielle de 2007, a affirmé, lors de son premier meeting mardi soir à Paris, que son but était de "peser" dans la campagne et "non de témoigner".
 
"Qu'il soit clair, je me suis présenté contre Nicolas Sarkozy, parce qu'il diviserait gravement le pays s'il était élu" et "non contre Ségolène Royal", a affirmé l'ancien ministre sous les applaudissements de quelque 800 participants réunis au gymnase Japy dans le XIe arrondissement, lieu symbolique de la gauche.
 
Debout sur l'estrade avec en toile de fond le drapeau français et une reproduction de la statue de la République, emblèmes de sa campagne, le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen, 67 ans, a égrené dans un discours fleuve ses propositions, mettant l'Europe au coeur de son projet.
 
"Je crois qu'on cherche un candidat antilibéral, d'ailleurs introuvable, mais le candidat antilibéral, c'est moi!", a-t-il lancé, ovationné par la salle.
 
Se présentant comme "l'instituteur républicain", un "travail difficile" qu'il entend remplir par "devoir", l'ancien ministre a estimé pouvoir réunir sur son projet 1,5 million de Français, comme en 2002 - où il avait recueilli 5,3% des voix. Mais les derniers sondages ne le créditent que de 1%.M. Chevènement, dont la candidature en 2002 avait été dénoncée par le PS comme l'un des facteurs de l'élimination de Lionel Jospin, a rejeté toute idée de se retirer: "A tous ceux qui prennent leurs désirs pour des réalités, je réponds par ma devise: etiam mortuus redeo, même mort, je reviens".
 
Selon lui, Ségolène Royal "symbolise par sa féminité et sa jeunesse le besoin de renouvellement" qu'éprouve le "vieux PS": "c'est une ruse de la Raison, comme aurait dit Hegel", a-t-il lancé. Il s'est même trouvé des points d'accord avec la candidate socialiste: sa formulation sur "l'Europe par la preuve ne saurait nous déplaire", a-t-il dit.
 
Mais "Ségolène Royal s'est mise à l'écoute, et moi j'ai décidé de parler aux Français, c'est une posture différente", a-t-il affirmé.
 
Selon lui, la "tâche" de la candidate socialiste "sera rude si elle veut durablement s'attacher le soutien des classes populaires". "En tout cas, elle entendra ma voix, qui n'est inspirée que par le souci de faire réussir vraiment la gauche", a-t-il prévenu.

Par PARIS (AFP)
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