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Samedi 12 avril 2008
Dépêche AFP, jeudi 10 avril 2008, 16h52.

Chevènement exclut un «retour» au PS, veut un grand parti de toute la gauche
Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a affirmé jeudi qu'il excluait un "retour" au PS mais souhaitait la création d'"un grand parti de toute la gauche" avant 2010, pour "gagner" la présidentielle de 2012.

"J'exclus le retour au Parti socialiste, mais je n'exclus pas la participation du MRC dans un grand Congrès de refondation de toute la gauche avec ceux qui voudront venir", a dit l'ancien ministre sur France 24.

Il a invité notamment les communistes à se joindre à cette démarche, estimant qu'ils pourront "mieux employer leur énergie dans un grand parti de toute la gauche que dans un parti devenu à certains égards résiduels".

Ce grand parti devrait se préparer, selon lui, par "des forums de l'unité ou peut-être des assises". Il s'agit "avant 2010 au plus tard" de créer cet "électrochoc" et "cet élan qui permettra de gagner en 2012".

Il a regretté que le PS soit "déchiré aujourd'hui par des querelles de personnes". "L'effort d'élaboration du projet doit prendre le pas sur la concurrence des égos", a-t-il dit.

Proche de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle, l'ancien ministre a critiqué la récente "consultation participative" lancée par l'ex-candidate: "Je souhaite qu'elle sorte de la phase participative où elle est à nouveau entrée, pour faire une politique de l'offre et dire très clairement aux Français où elle veut les conduire".

M. Chevènement a confirmé qu'il allait "prendre en main la direction effective" de son parti à son Congrès de juin qui devrait avaliser la nouvelle stratégie. Le Parti socialiste, de son côté, s'était déclaré d'accord pour une "accélération du travail commun à gauche".
par Site des Chevenementistes publié dans : Elections
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Dimanche 10 février 2008

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Dimanche 10 février 2008

“Laïc” Bureau

17- Loïc Bureau - 41 ans - Mouvement Républicain et Citoyen – Enseignant - Le Petit Chantilly

17-Loïc BureauSa passion pour l’histoire et les enfants a eu raison du plan de carrière « raisonnable » de cet ancien étudiant en informatique puis en commerce. Le golden boy ne sera pas, et a fait place au prof. Un choix en cohérence avec des convictions laïques et républicaines.

« J’ai toujours aimé la compagnie des enfants » confie Loïc. Animateur dans les centres de loisirs durant ses vacances scolaires, Loïc pense que son attirance pour l’enseignement est né de cette activité saisonnière : « dans les centres de loisirs et en colonies de vacances, je suis passé par tous les métiers de l’animation. Encadrer des jeunes c’est une seconde nature chez moi » et en matière d’encadrement, Loïc maîtrise son sujet car lui-même est « chef d’une tribu » de quatre enfants ! Joueur et imaginatif, ce que Loïc aime c’est raconter les histoires et même plus encore « l’Histoire avec un grand H ! » car pour ce professeur rien n’est plus passionnant que de pouvoir transmettre aux jeunes générations les événements qui ont bâtis notre société et le monde qui nous entoure. Aujourd’hui professeur au lycée Albert Camus à Nantes, Loïc se souvient de ses premières années d’enseignement dans les classes de collèges : « pour intéresser mes jeunes élèves à l’histoire, j’essayais toujours de leur trouver des anecdotes rigolotes et ça fonctionnait toujours ! »

« En province plus qu’à Paris, les responsables politiques sont beaucoup plus accessibles et l’offre de participation au débat public est plus tangible ». En 1997, Loïc rejoint le Mouvement des Citoyens rebaptisé depuis le Mouvement Républicain des Citoyens : « pour moi Républicain convaincu, le MRC porte haut et fort les qualités de la république dans le respect de ses symboles que sont son drapeau et son hymne, héritages de la révolution française ». Ce respect des valeurs républicaines, Loïc les aura assurément héritées de son père Garde Républicain : « mon père aime à se définir comme le gardien de la république et de la laïcité »

Son engagement sur la liste « Orvault c’est Vous », Loïc l’explique comme un acte de démocrate responsable : « face à la gravité de ce qui se passe au niveau national et de la politique de Nicolas Sarkozy, je ne pouvais pas rester là les bras croisés à attendre que les choses se passent ! ».

« Se disperser aurait été irresponsable et peu respectueux des Orvaltais qui ont largement voté contre le projet du Président.»

Pour Orvault, ce qui lui semble important, c’est de revoir le cadre de vie des gens : « en particulier sur ce qui concerne les espaces publics qu’enfants, personnes âgées et personnes handicapées devraient pouvoir se partager sans discrimination. Aménager les espaces ludiques des enfants avec un thème par quartier serait, par exemple, une idée qui me séduit ».

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Dimanche 10 février 2008
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Mardi 1 janvier 2008
undefinedORVAULT 2007:

Liste de rassemblement de la gauche de françois de Rugy

Loic Bureau ,
délégué national du MRC
Professeur d'histoire
Webmaster des sites culturels

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Samedi 1 décembre 2007
    logosocialiste.gifLe débauchage de quelques vedettes de la gauche par Sarkozy a fait jaser. Mais cet épisode plutôt cocasse est aggravé par l'incapacité du PS à se déterminer sur tous les sujets : Traité européen, immigration, retraites… Il ne s'agit pas, pressent-on, d'une mauvaise passe, mais de la manifestation, un peu comme les désaccords entre Wallons et Flamands, d'une faiblesse organique qu'auparavant on savait gérer, dont on s'est parfois fait un atout, alors qu'elle n'engendre plus désormais que découragement. Une candidature maternaliste Ségolène Royal a sauvé les apparences pour les socialistes lors de la dernière élection présidentielle. Ses rivaux auraient moins bien réussi à limiter la fuite des électeurs vers l'extrême gauche ou vers le centre. Mais sa campagne a révélé l'instabilité de l'amalgame de valeurs qui est le socle du Parti socialiste. Cette candidature féminine qui était a priori une bonne affaire a pris une tonalité maternaliste où l'on a discerné des infiltrations surprenantes, d'autant plus inquiétantes qu'elles séduisaient : tout un refoulé d'ordre moral, de patriotisme et même des relents chrétiens.

    Le PS peine à se remettre de s'être laissé aller à de tels aveux. Peut-on après cela continuer comme devant ? Comment démentir ce faux pas ? Ou, à défaut, comment l'assumer ? À droite la perturbation Sarkozy ne concerne plus guère qu'un style, des fiertés, que l'on ne soutenait que par devoir. À gauche, c'est bien l'identité qui est en cause. Cette situation suscite des commentaires d'une banalité décourageante sur la nécessité pour les socialistes français de faire enfin « leur Bade Godesberg », et de rompre avec leur vieille habitude d'annoncer le contraire de ce qu'ils feront au pouvoir puis d'oublier ce qu'ils y ont fait. Certes, mais pourquoi donc nos socialistes sont-ils depuis si longtemps obstinément rétifs à l'idée de faire leur « aggiornamento » ?

Complicité inévitable mais alliance impossible

    La difficulté d'assumer son réformisme gouvernemental est, chez les socialistes français plus qu'un trait de caractère. C'est un état de nature qui tient aux conditions dans lesquelles est né chez nous le socialisme organisé sous forme de parti, à la fin des années 1870. Cet accouchement s'est produit dans des conditions difficiles, à cause de l'avance française en Europe pour ce qui est de l'établissement de la démocratie.

    D'une part la bourgeoisie républicaine (Ferry, Gambetta…) occupait solidement le terrain, elle avait renversé l'Ancien Régime et fondé la République, obtenu un suffrage universel auquel ni les Allemands ni les Anglais n'étaient près d'accéder. Mais, d'autre part, hantée par le souvenir de juin 48 et de la Commune, la classe dirigeante était conservatrice, bien plus réticente que Bismarck à accorder des droits sociaux.

    Résultat : les socialistes se trouvent, volentes nolentes, solidaires en politique (contre la droite traditionaliste, boulangiste, anti-dreyfusarde…) de gens qui sont, socialement, leurs adversaires. D'où le paradoxe suivant : la complicité est inévitable, mais l'alliance impossible. Jaurès l'analysait très bien en 1889 : « i[Le parti ouvrier [guesdiste] a proclamé tout d'abord comme un dogme le principe de la lutte des classes et il a été obligé ensuite de nier ce principe par toute sa conduite »]i. Cette schizophrénie entre le point de vue de l'identité et celui de la participation politique, les socialistes français en sont-ils jamais sortis ? Elle ne les pas lâchés, obligeant leurs leaders à toutes les conciliations et les contorsions.

    Pour diriger ce parti si intimement divisé, il fallait forcément emprunter des voies obliques. Ainsi Jaurès chef de la majorité de gauche dut désavouer Briand, Viviani et Millerand pour leur participation à des gouvernements qu'il soutenait ; plus tard il tolérera la propagande anti-patriotique de Gustave Hervé. Ainsi, en 1936, Blum se considère non pas comme exerçant le pouvoir mais l'occupant dans une sorte d'intérim. Il a fallu la Libération et ensuite la guerre froide pour que le Parti socialiste s'assume comme parti de gouvernement.

La ruse obligée

    La situation originelle du Parti socialiste est celle d'être un allié malgré lui de la gauche républicaine, incité à participer au pouvoir mais empêché ontologiquement de le faire. De ce point de départ résultent des traits constants de ce parti. Il est remarquable en particulier que les dirigeants qui l'ont marqué (Jaurès, Blum, Mitterrand) lui sont arrivés de l'extérieur. Avant Jospin et Hollande, la vie interne du parti n'avait fait émerger qu'un seul dirigeant, Guy Mollet. Comme s'il fallait ne pas en être pour diriger ce parti, comme si le parti devait sortir de lui-même pour exister utilement dans la politique française. Il est donc logique que le dirigeant socialiste soit astreint à des acrobaties par lesquelles le « parler vrai » supporte des entorses, car son rôle est celui d'un médiateur entre plusieurs niveaux de réalité. Cette médiation peut être assurée avec noblesse ou bien avec cynisme, mais on ne gouverne pas un tel parti sans ruse, et surtout pas - Michel Rocard l'a appris à ses dépens - en affichant sa conviction d'avoir raison. Mieux vaut jouer sur les ambiguïtés, équilibrer rhétoriquement les contraires à la manière de Jospin, et même dissimuler sa supériorité sous les flatteries comme savait le faire Jaurès, non sans indigner Péguy.

    Cette filiation et cette expérience ont engendré beaucoup de difficultés pour le PS à rendre compte de ce qu'il fait. Il a provoqué en outre une confusion souvent hostile dans les rapports humains, particulièrement l'amertume, voire le ressentiment de ceux qui se sont vu sacrifiés pour avoir perturbé un complexe d'ambiguïtés et d'inéclaircissements qui était la manière d'être de ce parti.

    Ayant pris leurs distances par désir de clarté, ces révisionnistes se sont plus d'une fois fourvoyés ensuite par dégoût d'anciennes camaraderies polluées par les dissimulations complaisantes. On sait où ce dégoût a conduit des hommes pas spécialement malhonnêtes comme Déat ou Spinasse (Ministre de l'économie du Front Populaire). On voit actuellement, mêlé à la simple ambition, quelque chose de ce rejet de conventions intellectuelles et morales pesantes et dérisoires chez des gens comme Eric Besson ou Bernard Kouchner. Leur destin suggère que la difficulté d'être soi-même perdure dans notre parti socialiste.

    L'union de la gauche anti-communiste machinée par Mitterrand n'a en effet pas mis fin à la dualité d'origine, qui recommande d'être l'ennemi de celui auquel on est contraint de s'allier. Elle en a même été le comble, attirant l'allié dans le piège de la gouvernance où il se dissoudrait comme une mouche dans l'orifice gluant d'une plante carnivore. Mais le coût de cette manœuvre victorieuse a rendu encore plus difficile les éclaircissements qu'au sortir de la Guerre d'Algérie on croyait inévitables. Du statu quo dans l'hésitation, François Hollande est le champion. De l'immaîtrisé, du non reconnu qui fermente en dessous, Ségolène Royal a été la messagère instinctive, semi conscient. Mais ce qui est nouveau dans cette situation est l'absence de passion, l'usure des idées et des sentiments dont on ne se détache pas. L'absence de polémique est un symptôme grave : ne sont présents ni l'espoir de surmonter les contradictions, ni le talent de les faire miroiter comme une richesse à exploiter. Ne reste que la pure perplexité. Peu de choses ont changé mais tout s'est usé. Cela donne à penser que c'est une histoire qui se termine… avant nouvelle fondation.
par Paul Thibaud (Marianne2) publié dans : Elections
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Lundi 11 juin 2007
Législatives 2007: les résultats du premier tour
Indre 2ème circonscription (36)

Inscrits 64 650
Abstentions 23 786 ( 36,79%)
Votants 40 864 ( 63,21%)
Blancs et nuls 1 285 ( 3,14%)
Exprimés 39 579 ( 96,86%)

Nicolas FORISSIER ( UMP )
Dans la circonscription 46,73%
Ballotage
( 18 497 voix)
Marie-Françoise BECHTEL ( MRC )
Dans la circonscription 21,24%
Ballotage
( 8 405 voix)
Vanik BERBERIAN ( MoDem )
Dans la circonscription 7,75%
( 3 069 voix)
Jacques PALLAS ( PCF )
Dans la circonscription 5,93%
( 2 346 voix)
Ludovic de DANNE ( FN )
Dans la circonscription 4,15%
( 1 642 voix)
Mathieu MICHEL ( LCR )
Dans la circonscription 3,08%
( 1 218 voix)
Jocelyne GIRAUD ( Verts )
Dans la circonscription 2,80%
( 1 109 voix)
Bernard BARRAULT ( CPNT )
Dans la circonscription 1,85%
( 732 voix)
Norbert POTIER ( PCF diss. )
Dans la circonscription 1,61%
( 639 voix)
Jean-Marie SORNIN ( LO )
Dans la circonscription 1,36%
( 539 voix)
Brigitte COURTEVILLE ( div. écol. )
Dans la circonscription 1,19%
( 470 voix)
François REICH ( MPF )
Dans la circonscription 1,10%
( 434 voix)
Gérard FILLIETTE ( div. d. )
Dans la circonscription 0,64%
( 255 voix)
Odile GALLOT ( MNR )
Dans la circonscription 0,57%
( 224 voix)
par Site des Chevènementistes publié dans : Elections
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Lundi 11 juin 2007
Election législative (10 juin 2007)
 1er TOUR (juin 2007) 
Candidats Résultat Statut
LE RIDANT Union pour un Mouvement Populaire 42,10 Ballotage
DE RUGY Les Verts 34,99 Ballotage
LORIN UDF-Mouvement Démocrate 9,22 -
BOUDAUD Extrême gauche 2,64 -
BRUNDO Mouvement pour la France 1,86 -
LE CHAPELAIN Front national 1,63 -
GIREL Ecologiste 1,58 -
RICA Communiste 1,42 -
CORBIERRE Radical de gauche 1,22 -
PELLEN Régionaliste 1,08 -
MEYER Mouvement Républicain et Citoyen
1,02 -
GUICHARD Extrême gauche 0,52 -
BREUS Extrême gauche 0,36 -
NATHAN Extrême droite 0,33 -
SEVIN Divers 0,02 -
Blancs ou nuls (en % des votes exprimés) 1,34 %
Taux de participation 62,78
par Site des Chevènementistes publié dans : Elections
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Vendredi 4 mai 2007

NUCLEAIRE :

  • Sur l'EPR, Nicolas Sarkozy n'a pas contesté la position de son gouvernement qui est celle de l'avoir imposé sans concertation pour ensuite assurer son lancement par un décret pris quelques jours seulement avant l'élection présidentielle. Ségolène Royal annulera le décret et remettra le dossier sur la table.
  • Nicolas Sarkozy, pourtant ancien ministre de l'Intérieur et ministre d'Etat, a été incapable de répondre à la question de Ségolène Royal et ignorait donc qu'il s'agissait de la troisième génération de réacteur.
  • Ségolène Royal a raison de rappeler que la part du nucléaire représente 17% de l'énergie totale (électricité, gaz, charbon, pétrole, hydraulique, énergies renouvelables) consommée en France et 78 % de l'énergie produite en France est d'originie nucléaire et non 50 % comme l'a dit Nicolas Sarkozy.

RETRAITES :

  • Nicolas Sarkozy a continué dans la désinformation en prétendant que le financement des retraites était résolu par la Loi Fillon jusqu'en 2008. Le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) dit en réalité qu'il manque à peu près 50% du financement, et par ailleurs, qu'un rendez-vous en 2008 sera indispensable pour trouver une solution pour combler le « trou ».En disant que cela était financé jusqu'en 2020, Nicolas Sarkozy reconnait lui même que le problème n'est pas réglé définitivement et que cette réforme n'est donc pas la solution tant attendue ...
  • Il a annoncé hier qu'il augmenterait les petites retraites de 25% en finançant cette mesure par la réforme des régimes spéciaux. Cette augmentation coûterait spontanément au moins 10 milliards d'euros.

DROITS DE SUCCESSION :

  • La suppression des droits de succession a été la première mesure de Berlusconi en 2001.
  • De plus, c'est une mesure couteuse (5 milliards d'euros) on ne peut relancer ni la consommation ni l'investissement avec une telle mesure. Elle est économiquement inefficace car l'imposition sur le patrimoine ne concerne qu'un francais sur cinq. C'est donc une mesure de clientélisme qui vise d'abord les plus riches ...

35 HEURES :

  • Nicolas Sarkozy n'a pas répondu : pourquoi ne les a-t-il pas supprimées, Il a reconnu devant Ségolène Royal, que cela était une formidable avancée sociale.

HEURES SUPPLEMENTAIRES :

  • Dans quel pays, dans quelle économie, Nicolas Sarkozy a vu que ce sont les salariés qui choisissent leurs horaires de travail ?
  • Les deux Lois Fillon permettent déjà largement le recours aux heures supplémentaires. 37% des salariés à temps plein font des heures supplémentaires et ils font 55 heures par an en moyenne. Moins de 40% des salariés à temps plein ont fait une heure supplémentaire en 2006.
  • Effectuer des heures supplémentaires, c'est consacrer moins de temps à sa vie familiale.
  • Cette même étude montrait que cette mesure détruirait l'emploi. Une entreprise de 20 personnes détruirait 2 emplois pour faire faire 4 heures supplémentaires aux autres.

IRAN :
  • Nicolas Sarkozy n'a toujours pas saisi l'enjeu terrible pour la sécurité du monde. Il n'a pas compris que passer du nucléaire civile au nucléaire militaire est une simple question d'enrichissement d'uranium.
  • La position de Ségolène Royal qui est celle de l'AIEA, de l'UE et du Conseil de Sécurité des Nations Unies consiste à dire : pour l'Iran, pas de nucléaire civil tant que l'Etat ne se soumet pas aux contrôles de l'Agence. Plus qu'une question de bon sens, il s'agit d'une question de sécurité.

SECURITE :

  • Lors du débat, Nicolas Sarkozy a ironisé sur le souhait de Ségolène Royal de faire accompagner les policières de nuît jusqu'à chez elles (suite aux viols dernièrement de deux d'entre elles). Pourtant, un dispositif ayant le même objectif pour les femmes travaillant le soir existe déjà à Montréal où les bus les raccompagnent aux pieds de leurs immeubles. En banlieues, les patrouilles du soir peuvent ramener les policières. On peut citer aussi l'exemple de Berlin où les taxis sont gratuits pour les femmes à partir de 3 heures du matin.

D'autre part, le vrai bilan de Nicolas Sarkozy, c'est :

  • + 30 % d'agressions depuis 2002.
  • + 11 % de violence faites aux personnes.
  • + 26% pour le nombre de faits de violence à l'école.
  • Quand hier 20 000 voitures brûlaient par an, c'était pour Nicolas Sarkozy un échec de la gauche. Avec près de 45 000 voitures brûlées en moyenne chaque année depuis 2002, ce ne serait pas un échec de l'ancien ministre de l'intérieur, mais une réussite personnelle.
  • 12 000 policiers agressés en 2006.
  • 3 semaines d'émeutes dues à une très mauvaise gestion de la crise de l'automne 2005.

Le bilan de l'ancien ministre de l'Intérieur est particulièrement mauvais et prouve l'incapacité du candidat en matière de sécurité.

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Mardi 1 mai 2007
Nicolas Sarkozy Ségolène Royal
Développe une conception amphigourique de la France. « M. Attrape-tout ». C'est toujours la même prétention de la droite à confisquer la nation. Il détrousse les cadavres des héros morts de la gauche. Il détrousse même les vivants (ex. préparations rémunérées aux concours de la Fonction Publique proposition Chevènement , Ecoles de la 2ème chance initiative Edith Cresson). Ségolène Royal expose une conception vertébrée et exigeante de la France à partir des valeurs de la Révolution. Elle récuse la prétendue synthèse entre l'Ancien Régime et la Révolution. Ségolène Royal expose un patriotisme de bon aloi, une politique étrangère « sans humilité et sans arrogance », essentiellement fondée sur le Droit.
Nicolas Sarkozy c'est la conflictualité. Il veut réglementer le droit de grève et supprimer un poste sur deux dans la Fonction Publique. Ségolène Royal c'est la démocratie sociale, la confiance faite au dialogue, le souci des entreprises innovantes
Nicolas Sarkozy, c'est l'appel à l'effort égoïste Ségolène Royal, c'est l'appel à l'effort partagé. Droits et devoirs s'équilibrent. C'est une République généreuse mais aussi exigeante. Il y a des contreparties à l'allocation d'autonomie pour les jeunes sur critères de ressources. Les jeunes devront passer un contrat. Cela n'a rien à voir avec l'assistanat.
Avec Nicolas Sarkozy, les cadeaux fiscaux pour les riches. Inégalités et stagnation économique seront au rendez-vous. Sous couvert de « valeur travail », il redécouvre la plus-value : la détaxation des heures supplémen-taires profitera aux patrons et pas aux chômeurs. Il est en fait l'homme du capitalisme financier. Ségolène Royal sait ce qu'est la valeur du travail : cela s'appelle les salaires qu'elle propose de revaloriser par une conférence des revenus dès juin 2007. Elle prévoit de lutter contre les délocalisations. La relance du pouvoir d'achat des salariés, à commencer par les travailleurs pauvres, nourrira la croissance.
Nicolas Sarkozy est en phase avec les libéraux européens. Avec lui, c'est la certitude d'une Europe au fil de l'eau Ségolène Royal se prononce pour une Europe qui protège, pour une Europe redressée sur le plan économique et social (soutien à la croissance et à l'emploi dans les statuts de la BCE, gouvernement économique de la zone euro, politiques communes vigoureuses).
Nicolas Sarkozy, c'est l'appel aux communautarismes : Ch. Estrosi: « la communauté juive a un candidat naturel, N. Sarkozy », N.Sarkozy : « Aucun ministre de l'Intérieur n'a autant fait pour les musulmans » Ségolène Royal c'est la République et la laïcité.
Pour l'Ecole Nicolas Sarkozy propose de supprimer la moitié des postes des enseignants partant à la retraite. Ségolène Royal a le souci de l'éducation des plus jeunes, des quartiers, des parents, d'un service de la petite enfance, du soutien scolaire. Elle donne la priorité à l'Education.
Comme le gouvernement sortant, Nicolas Sarkozy a un rapport dégradé avec le monde de la recherche Ségolène Royal propose un pacte de confiance avec les chercheurs : recherche publique, développement universitaire, recherche privée dans les entreprises innovantes.
En matière de santé, Nicolas Sarkozy propose une franchise supplémentaire de remboursementl'augmentation du tarif des généralistes. pour les assurés sociaux et Ségolène Royal demande un effort partagé entre les praticiens, les assurés sociaux et l'industrie du médicament. Elle donne la priorité à l'Hôpital public auquel elle accordera des moyens perennes.
En matière de sécurité, Nicolas Sarkozy c'est le « tout répressif ». Il a supprimé la police de proximité et privilégié la police d'intervention et d'interpellation à l'aveuglette. Il a accru les tensions urbaines. Ségolène Royal lie Education, citoyenneté, prévention et répression. Elle veut rétablir une police de quartier, proche de la population.
Nicolas Sarkozy s'est fait le chantre de l'immigration « choisie », avec de forts relents xénophobes. Ségolène Royal propose une intégration sur critères et le co-développement avec les pays d'origine, la priorité à l'Afrique en matière de politique étrangère
En matière de politique étrangère, Nicolas Sarkozy symbolise l'inféodation extérieure Ségolène Royal fait entendre la voix juste de la France, une voix de principe fondée sur le droit international.
Conclusion : Nicolas Sarkozy joue les rassembleurs mais diviserait gravement le pays. Face au défi de la mondialisation, Nicolas Sarkozy offrirait un pays fracturé et amer, dominé par l'Argent roi, une France dépourvue de charme et d'attrait. Conclusion : Ségolène Royal est une candidate à l'écoute, ouverte au dialogue, qui rassemble vraiment sur un projet de solidarité et d'ordre juste. Face au défi de la mondialisation, Ségolène Royal c'est la confiance retrouvée, une France au beau visage, accordée aux valeurs humanistes de notre Histoire, aussi bien qu'aux aspirations de notre temps, une France sympathique aux autres peuples, attractive et tournée vers l'avenir.
par JP Chevènement publié dans : Elections
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